Lesotho: l'épouse du Danois accusé d'avoir mutilé des femmes tuée par balle | Africatime
Dimanche 26 Mars 2017

Lesotho: l'épouse du Danois accusé d'avoir mutilé des femmes tuée par balle

Lesotho: l'épouse du Danois accusé d'avoir mutilé des femmes tuée par balle
(AFP 23/10/15)

L'épouse d'un Danois poursuivi en Afrique du Sud pour agression sexuelle après la découverte de 21 organes génitaux féminins dans son congélateur a été tuée par balles au Lesotho, a indiqué la police jeudi.

Anna Matseliso Molise, 28 ans, "a été blessée par balles mardi soir entre 19 et 20 heures devant sa maison" à Maseru, la capitale du Lesotho, a expliqué un porte-parole de la police du Lesotho, Clifford Molefe.

Elle raccompagnait un ami à une station de taxi, quand des assaillants non identifiés lui ont tiré dessus, a-t-il précisé.

Elle "a été transportée d'urgence au Queen Mamohato Memorial Hospital (à Maseru) où elle a été déclarée morte", a-t-il ajouté.

"Nous ne sommes pas en mesure de confirmer s'il s'agit ou non s'agit d'un crime commandité", a ajouté Clifford Molefe.

La police sud-africaine avait proposé de fournir une protection à la jeune femme, mais elle avait refusé, a précisé un porte-parole de la police sud-africaine Hangwani Mulaudzi. Aucun suspect n'a été arrêté, a-t-il ajouté, refusant de spéculer sur le ou les auteurs de ce crime.

Anna Matseliso Molise, originaire du Lesotho, était "un témoin clé" dans le procès de son mari, qui est en détention provisoire depuis fin septembre. Elle avait elle-même été "victime" d'agression sexuelle de la part de son époux, a ajouté le brigadier Mulaudzi, refusant de donner des précisions.

Ce dernier, âgé de 58 ans, doit comparaître le 4 novembre à Bloemfontein, dans le centre de l'Afrique du Sud, pour demander sa libération sous caution, selon la police sud-africaine.

Vingt-et-un morceaux d'organes génitaux féminins avaient été retrouvés dans son congélateur. Des anesthésiants et du matériel chirurgical ont également été découverts au domicile de ce propriétaire d'armureries à Bloemfontein.

Selon la législation sud-africaine, son identité ne peut pas être divulguée avant que l'accusé plaide coupable ou non coupable.

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