Lundi 18 Décembre 2017

Lesotho: démission du chef de l'armée accusé de tentative de coup d'Etat en 2014

Lesotho: démission du chef de l'armée accusé de tentative de coup d'Etat en 2014
(AFP 08/11/16)
Le lieutenant-général Tlali Kamoli

Le chef de l'armée du royaume du Lesotho, organisateur présumé d'une tentative de coup d'Etat en 2014, va démissionner, a-t-on appris mardi de source officielle, une décision qui pourrait aider le pays à sortir de la crise politique qu'il traverse depuis deux ans.

"Le lieutenant-général Tlali Kamoli va quitter son poste (le 1er décembre). Les négociations avec le gouvernement ont été fructueuses", a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

En août 2014, le limogeage du général Kamoli par le Premier ministre de l'époque, Thomas Thabane, avait suscité une vive réaction de ses troupes qui avaient occupé les postes de police de la capitale, Maseru, faisant un mort et neuf blessés.

L'officier supérieur avait été réinstallé dans ses fonctions en février 2015, après la défaite de M. Thabane aux élections générales.

En juin 2015, le général Maaparankoe Mahao, qui avait commandé l'armée entre les deux mandats du général Kamoli, avait été abattu par balles devant son domicile par des militaires.

Le Lesotho traverse une grave politique depuis le coup d'Etat avorté de 2014. Il est actuellement dirigé par Pakalitha Mosisili, Premier ministre à la tête d'un gouvernement de coalition.

L'Afrique du Sud, les Etats-Unis et la Communauté de développement des pays d'Afrique australe (SADC) lancent régulièrement des appels à une réforme politique du pays.

La SADC avait notamment recommandé le départ de M. Kamoli pour rétablir la stabilité du pays.

Selon plusieurs médias, les Etats-Unis ont fait de la démission du général une condition à la poursuite des accords économiques privilégiés (Agoa) qu'ils entretiennent avec le Lesotho.

Selon le gouvernement du Lesotho, la fin de l'Agoa pourrait avoir pour conséquence 35.000 suppressions d'emplois dans ce pays, indépendant de la Grande-Bretagne depuis 1966.

Petite monarchie constitutionnelle extrêmement pauvre, grand comme la Belgique, le Lesotho est complètement enclavé au coeur du territoire de son puissant voisin sud-africain, auquel il fournit une bonne partie de ses besoins en eau.

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