Au Lesotho, l’industrie textile reste sous perfusion | Africatime
Jeudi 23 Février 2017

Au Lesotho, l’industrie textile reste sous perfusion

Au Lesotho, l’industrie textile reste sous perfusion
(The Christian Science Monitor 27/10/16)

Dans le cadre de l’Agoa, une loi promulguée par Washington pour stimuler la croissance africaine, le Lesotho exporte des vêtements aux États-Unis sans payer de droits de douane. Mais dès que cet accord prendra fin, le secteur s’effondrera.

La plupart des mois, la paie de Mamoleboheng Mopooane fond comme neige au soleil. Elle doit payer les frais de scolarité de ses enfants, les courses, le loyer, les manteaux d’hiver et donner un peu d’argent aux membres de sa famille qui sont au chômage et lui demandent constamment un petit quelque chose pour les aider à s’en sortir. C’est déjà beaucoup pour elle qui ne gagne que 100 dollars par mois.

Mamoleboheng Mopooane est couturière dans une fabrique de vêtements qui produit des jeans pour une grande marque américaine. “Il n’y a pas d’avenir dans ces usines”, dit-elle. Et pourtant, elle sait que celles-ci ont complètement transformé sa vie. Elle est désormais capable d’assurer la subsistance de sa progéniture sans le soutien d’un homme. Ses deux enfants seront les premiers de la famille à terminer leurs études secondaires. Et grâce au petit salaire de leur mère, ils ont presque toujours suffisamment à manger.

Les revers de fortune de Mamoleboheng Mopooane et de quelque 32 000 autres travailleurs du Lesotho – un tout petit pays montagneux enclavé dans le territoire de l’Afrique du Sud – sont liés à un accord commercial signé il y a seize ans à quelque 13 000 kilomètres de l’immense usine où elle passe ses journées. Boom de la confection en Afrique de l’Est La loi sur la croissance et les opportunités en Afrique [African Growth and Opportunities Act, Agoa] a été promulguée en mai 2000 par le président américain Bill Clinton. Depuis, elle a permis à des dizaines de pays de l’Afrique subsaharienne d’exporter aux États-Unis un [...]

En proie à des difficultés financières, cet élégant tabloïd fondé en 1908 à Boston et lu from coast to coast, a cessé d’être imprimé quotidiennement le 27 mars 2009, pour mieux concentrer ses efforts sur son site Internet. Une version papier continue toutefois de paraître hebdomadairement.

Mary Baker Eddy a créé en 1908 – elle avait alors 87 ans – The Christian Science Monitor, en réaction à la presse à sensation. Elle ne voulait pas fonder un titre religieux mais un journal seulement financé par une Eglise : la First Church of Christ, Scientist. Il reste réputé pour sa couverture des affaires internationales et le sérieux de ses informations nationales.

Depuis son lancement en 1995, la version électronique du Christian Science Monitor est l’un des meilleurs sites de presse du web. Depuis que le journal a décidé (pratiquement) d’interrompre sa publication papier, il s’est encore étoffé. La consultation des archives est gratuite, sauf pour celles antérieures à 1980.

Ryan Lenora Brown

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