Lundi 23 Octobre 2017
(AFP 21/09/17)
Le président kényan Uhuru Kenyatta a accusé jeudi la Cour suprême d'avoir perpétré un "coup d'Etat" en ayant invalidé sa réélection lors du scrutin du 8 août, dans une nouvelle diatribe contre la plus haute juridiction du pays. "Ici au Kenya nous avons écrit l'histoire, car un coup d'Etat a été mené par quatre personnes dans un tribunal", a déclaré le président en référence au jugement rendu le 1er septembre à la majorité - quatre juges contre deux - par la Cour suprême, saisie par l'opposition. M. Kenyatta s'est exprimé jeudi depuis le palais présidentiel...
(AFP 20/09/17)
La Cour suprême du Kenya a blâmé mercredi la Commission électorale pour sa gestion de l'élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d'avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois "douteux" et de ne pas avoir permis l'accès à ses serveurs informatiques. Les juges de la Cour suprême détaillaient mercredi les raisons pour lesquelles ils avaient décidé le 1er septembre d'invalider la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta et ordonné la tenue d'une nouvelle élection. La lecture de leur jugement complet a débuté vers 10H30 (07H30 GMT) et se prolongeait à 13H30.
(RFI 20/09/17)
La tension est montée mardi 19 septembre au Kenya, avant la lecture du jugement final de la Cour suprême, qui doit avoir lieu ce mercredi à 10h. Les juges vont expliquer en détail leur décision d'annuler les élections du 8 août. Un événement qui devrait être déterminant dans l'organisation du nouveau scrutin prévu pour le 17 octobre. Alors que des centaines de partisans d'Uhuru Kenyatta ont manifesté devant les portes de la Cour suprême, son président, David Maraga, a dénoncé des attaques répétées...
(AFP 20/09/17)
"J'en ai le coeur brisé", soupire Dedan Ngatia, biologiste étudiant les lycaons sur le plateau de Laikipia, au coeur de la vallée du Rift dans le centre du Kenya. "Je les suis tous les jours depuis un an et maintenant les lycaons sont tous morts". Ces canidés, au même titre que les éléphants, les girafes, les buffles ou les lions, ont été frappés de plein fouet par des mois d'invasions illégales de réserves et ranchs privés à Laikipia par des éleveurs semi-nomades, parfois armés de fusils automatiques, et leurs dizaines de milliers de chèvres, vaches et moutons. Alimentée par des considérations politiques et la recherche de pâturages sur fond de sécheresse, cette déferlante de bétail - parfois accompagnée de raids...
(Agence Ecofin 20/09/17)
La Banque mondiale a approuvé ce vendredi un prêt évalué à 200 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) en faveur du Kenya. Ce soutien financier est essentiellement destiné à l’amélioration de l’apprentissage dans les écoles primaires et secondaires kenyanes. 1,2 million d'apprenants bénéficieront de cette aide. Le crédit de la branche de la Banque mondiale destiné au pays en développement vient en appui au projet d'amélioration de la qualité de l'enseignement secondaire (SEQIP) qui devrait durer six ans. Le SEQIP soutiendra 7 852 écoles primaires et 2 147 écoles secondaires dans 30 comtés défavorisés, sur les plans économique et éducatif. Il vise également à combler l'écart de compétences entre l’offre du marché du travail et la demande...
(AFP 19/09/17)
Le président de la Cour suprême kényane, David Maraga, a dénoncé mardi les menaces formulées par des responsables politiques et leurs partisans contre son institution, depuis l'invalidation par cette dernière de la réélection du chef de l'Etat sortant Uhuru Kenyatta. Dans le même temps, des centaines de partisans de M. Kenyatta ont manifesté devant la Cour suprême, réclamant que leur favori puisse prêter serment pour un second mandat, avant d'être dispersés par la police anti-émeute à l'aide de gaz lacrymogènes. Ailleurs dans le pays, notamment à Nakuru (centre), des manifestants ont bloqué des routes. Ces manifestations "ont clairement pour but d'intimider des juges", a déclaré à la presse M. Maraga. Ce dernier s'est exprimé à la veille de la publication...
(AFP 19/09/17)
Le système électronique devant être utilisé pour la nouvelle élection présidentielle kényane, prévue le 17 octobre après l'invalidation en justice du précédent scrutin, ne sera pas prêt pour cette date, a affirmé lundi la société française spécialisée OT Morpho. Cette ancienne filiale du groupe français Safran rachetée en mai par le groupe Oberthur Technologies a fourni à la Commission électorale (IEBC) un système de transmission des résultats (RTS) et 45.000 tablettes utilisées pour l'identification biométrique des électeurs lors du scrutin du 8 août. Ce service doit à nouveau être...
(Agence Ecofin 19/09/17)
Le Kenya et l’Ethiopie sont en voie de devenir les nouveaux poids lourds du continent africain en termes d’investissements. Avec, en perspectives, la possibilité de supplanter les géants actuels que sont le Nigeria, l'Afrique du Sud et l'Égypte. Cette éventualité constitue l’une des principales conclusions de la première édition du rapport Africa Risk-Reward Index, élaboré par le cabinet d'expert-conseil mondial sur les risques, Control Risks et NKC African Economics, filiale majoritaire d'Oxford Economics, spécialisée dans la recherche politique et macroéconomique en Afrique et basée en Afrique du Sud.
(RFI 18/09/17)
Au Kenya, l'incertitude règne autour de l'organisation des nouvelles élections prévues le 17 octobre dans l'attente du verdict final de la Cour suprême. Les juges ont jusqu'au 22 septembre pour détailler et expliquer leur décision. Le 1er septembre, ils avaient invalidé la réélection d'Uhuru Kenyatta sur la base d'illégalités et d'irrégularités, principalement dans la transmission des résultats, sans plus de précisions. Aujourd'hui, les préparatifs sont suspendus à la décision des juges, et la date du 17 octobre semble de plus en plus difficile à tenir. La Commission électorale fait face à de nombreux défis. D'abord, qui sera en charge de l'organisation...
(AFP 17/09/17)
Le Kenya sera-t-il en mesure d'organiser une nouvelle élection présidentielle dans un mois ? Les experts en doutent, alarmés par les querelles et la confusion qui ralentissent le lancement du nouveau processus électoral. Le temps presse, les Kényans doivent de nouveau se rendre aux urnes le 17 octobre après que la Cour suprême eut annulé le résultat de la présidentielle du 8 août, mais les principaux acteurs ne parviennent pas à s’accorder sur la manière de procéder. L’opposition a déjà prévenu qu’elle boycotterait le scrutin d’octobre si ses exigences
(AFP 15/09/17)
Un audit du système électronique utilisé pour compter les votes lors du scrutin présidentiel kényan invalidé a prouvé qu'aucune donnée n'a été manipulée ou piratée, a déclaré à l'AFP l'entreprise française OT Morpho, qui avait fourni à la commission électorale kényane le système de transmission des résultats. La Cour suprême du Kenya, saisie par l'opposition, avait contre toute attente ordonné le 1er septembre la tenue d'une nouvelle élection présidentielle, déclarant "invalide" le résultat du scrutin du 8 août à l'issue duquel le sortant Uhuru Kenyatta...
(Jeune Afrique 15/09/17)
À Gatundu, ville d’origine d’Uhuru Kenyatta dans le centre du Kenya, les habitants dénoncent une décision injuste et injustifiée de la Cour suprême, et promettent une victoire certaine lors des prochaines élections présidentielles, le 17 octobre. Reportage. Dominic Marangi pointe fièrement un portail imposant sur lequel on aperçoit le bouclier et les deux lances du drapeau Kényan. « Voici la maison de deux des quatre présidents que le Kenya a eu », dit cet habitant du voisinage. C’est ici, à Gatundu dans le comté de Kiambu, que Jomo Kenyatta le père de l’indépendance....
(RFI 15/09/17)
Après la décision de la Cour suprême, qui a invalidé la victoire du président sortant pour « irrégularités », et ordonné l’organisation de nouvelles élections, la colère gronde dans les rangs du Jubilee. Mais à Gatundu, ville d’origine du président dans le comté de Kiambu, au centre du Kenya, les militants repartis en campagne promettent déjà une nouvelle victoire. Ernest Karanja arrive le pas pressé, portant lunettes de soleil et costume aux reflets dorés. Il est secrétaire général du Jubilee dans la région et il est furieux de la décision de la Cour suprême : « Uhuru Kenyatta nous a été donné par Dieu pour être président du Kenya, donc personne, et je dis bien personne, ne peut lui dérober...
(Jeune Afrique 14/09/17)
La décision de la Cour suprême a provoqué une onde de choc sur le continent. Pour la première fois, une élection présidentielle a été annulée par la justice. Mais gare aux répliques : le nouveau scrutin reste bien incertain… Uhuru Kenyatta aurait dû se méfier de ce juge à la silhouette fine et à l’allure austère. Car David Maraga avait prévenu : il ne craint personne, à part Dieu. Le très pieux président de la Cour suprême kényane ne s’était pas contenté de le dire, il l’avait aussi prouvé avant même l’élection...
(RFI 14/09/17)
Au début du mois, la Cour suprême du Kenya a invalidé la réélection d'Uhuru Kenyatta, le président sortant, à cause d'irrégularités dans le scrutin, et ordonné l'organisation de nouvelles élections le 17 octobre. Une victoire pour l'opposant Raila Odinga. Mais dans les fiefs d'Uhuru Kenyatta, comme à Gatundu, sa ville d'origine, le verdict est très dur à accepter. Irene Kinyanjui, vendeuse de légumes, arbore fièrement une jupe à l'effigie d'Uhuru Kenyatta. Selon elle, la Cour suprême n'a pas respecté la volonté des Kényans. « C'est injuste.
(AFP 13/09/17)
Une Kényane âgée de 14 ans a été inculpée pour meurtres mercredi par un tribunal de Nairobi après avoir été accusée d'avoir provoqué un incendie dans un lycée pour filles de la capitale, dans lequel neuf élèves avaient péri. La jeune fille a nié être à l'origine de cet incendie survenu le 2 septembre dans un dortoir du lycée Moi, un établissement renommé qui accueille environ 1.000 adolescentes âgées pour la plupart de 14 à 18 ans, dans le quartier de Kibera à Nairobi. Selon une source proche de l'enquête, ayant requis l'anonymat, la police a découvert sur le téléphone de la suspecte des messages sur un groupe WhatsApp, dans lesquels elle faisait part de son intention de faire brûler...
(AFP 12/09/17)
Le président kényan Uhuru Kenyatta a officiellement ouvert mardi la nouvelle législature, en s'exprimant devant le Parlement issu des élections du 8 août, en l'absence de l'opposition qui a boycotté la séance après l'invalidation par la justice du scrutin présidentiel. "Peu importe que le bruit politique soit plus fort pendant les élections, je veux assurer chaque Kényan, et le monde, que chaque branche de ce gouvernement est en place et opérationnelle. Il n'y a pas de vide, pas de lacune", a déclaré M. Kenyatta. Le président kényan, chef de l'exécutif, prononce traditionnellement...
(AFP 12/09/17)
Accusés d'avoir trop rapidement donné leur bénédiction à une présidentielle entachée d'irrégularités, les observateurs électoraux internationaux déployés au Kenya sont vilipendés de toutes parts depuis l'invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta. Les intéressés se défendent toutefois d'avoir avalisé l'ensemble du processus électoral et tentent, appuyés par certains analystes, de décrypter cette controverse, admettant une communication ambigüe tout en regrettant une simplification de leur message par les médias, par un public kényan...
(RFI 12/09/17)
Depuis l'annulation de la victoire d'Uhuru Kenyatta par la Cour suprême au début du mois, le Kenya enregistre une montée inquiétante de propos haineux. Peu après le verdict, le président sortant n'avait pas hésité à traiter les juges d'escrocs, tandis que Raila Odinga, son opposant, qualifiait les agents de la commission électorale de hyènes. Au niveau local, et sur les réseaux sociaux, la tendance est la même. Lundi 11 septembre, un député et un ancien sénateur, soupçonnés d'incitation à la haine, ont été arrêtés. Johnson Muthama, ancien sénateur de l'opposition, est accusé d'avoir traité Uhuru Kenyatta d'ivrogne, tandis que Moses Kuria, député du Jubilee, le parti au pouvoir, a appelé sur sa page Facebook à une chasse à l'homme contre...
(Jeune Afrique 12/09/17)
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Raila Odinga, candidat de l'opposition à la présidentielle, réagit à la décision la Cour suprême kényane d'invalider l’élection d'Uhuru Kenyatta et émet des craintes sur l'avenir immédiat de son pays. Jeune Afrique : Que représente pour vous la décision de la Cour suprême ? Raila Odinga : Pour la première fois au Kenya, mais aussi en Afrique, une Cour suprême a jugé que les élections n’avaient pas été conduites conformément à la Constitution. Beaucoup de gens avec qui je me suis entretenu en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana ou en Côte d’Ivoire disent qu’il y aura un avant et un après la décision de la Cour suprême kényane. Une nouvelle ère s’ouvre. La...

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