Lundi 25 Septembre 2017
(RFI 14/09/17)
Au début du mois, la Cour suprême du Kenya a invalidé la réélection d'Uhuru Kenyatta, le président sortant, à cause d'irrégularités dans le scrutin, et ordonné l'organisation de nouvelles élections le 17 octobre. Une victoire pour l'opposant Raila Odinga. Mais dans les fiefs d'Uhuru Kenyatta, comme à Gatundu, sa ville d'origine, le verdict est très dur à accepter. Irene Kinyanjui, vendeuse de légumes, arbore fièrement une jupe à l'effigie d'Uhuru Kenyatta. Selon elle, la Cour suprême n'a pas respecté la volonté des Kényans. « C'est injuste.
(AFP 13/09/17)
Une Kényane âgée de 14 ans a été inculpée pour meurtres mercredi par un tribunal de Nairobi après avoir été accusée d'avoir provoqué un incendie dans un lycée pour filles de la capitale, dans lequel neuf élèves avaient péri. La jeune fille a nié être à l'origine de cet incendie survenu le 2 septembre dans un dortoir du lycée Moi, un établissement renommé qui accueille environ 1.000 adolescentes âgées pour la plupart de 14 à 18 ans, dans le quartier de Kibera à Nairobi. Selon une source proche de l'enquête, ayant requis l'anonymat, la police a découvert sur le téléphone de la suspecte des messages sur un groupe WhatsApp, dans lesquels elle faisait part de son intention de faire brûler...
(AFP 12/09/17)
Le président kényan Uhuru Kenyatta a officiellement ouvert mardi la nouvelle législature, en s'exprimant devant le Parlement issu des élections du 8 août, en l'absence de l'opposition qui a boycotté la séance après l'invalidation par la justice du scrutin présidentiel. "Peu importe que le bruit politique soit plus fort pendant les élections, je veux assurer chaque Kényan, et le monde, que chaque branche de ce gouvernement est en place et opérationnelle. Il n'y a pas de vide, pas de lacune", a déclaré M. Kenyatta. Le président kényan, chef de l'exécutif, prononce traditionnellement...
(AFP 12/09/17)
Accusés d'avoir trop rapidement donné leur bénédiction à une présidentielle entachée d'irrégularités, les observateurs électoraux internationaux déployés au Kenya sont vilipendés de toutes parts depuis l'invalidation en justice de la réélection du président Uhuru Kenyatta. Les intéressés se défendent toutefois d'avoir avalisé l'ensemble du processus électoral et tentent, appuyés par certains analystes, de décrypter cette controverse, admettant une communication ambigüe tout en regrettant une simplification de leur message par les médias, par un public kényan...
(RFI 12/09/17)
Depuis l'annulation de la victoire d'Uhuru Kenyatta par la Cour suprême au début du mois, le Kenya enregistre une montée inquiétante de propos haineux. Peu après le verdict, le président sortant n'avait pas hésité à traiter les juges d'escrocs, tandis que Raila Odinga, son opposant, qualifiait les agents de la commission électorale de hyènes. Au niveau local, et sur les réseaux sociaux, la tendance est la même. Lundi 11 septembre, un député et un ancien sénateur, soupçonnés d'incitation à la haine, ont été arrêtés. Johnson Muthama, ancien sénateur de l'opposition, est accusé d'avoir traité Uhuru Kenyatta d'ivrogne, tandis que Moses Kuria, député du Jubilee, le parti au pouvoir, a appelé sur sa page Facebook à une chasse à l'homme contre...
(Jeune Afrique 12/09/17)
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Raila Odinga, candidat de l'opposition à la présidentielle, réagit à la décision la Cour suprême kényane d'invalider l’élection d'Uhuru Kenyatta et émet des craintes sur l'avenir immédiat de son pays. Jeune Afrique : Que représente pour vous la décision de la Cour suprême ? Raila Odinga : Pour la première fois au Kenya, mais aussi en Afrique, une Cour suprême a jugé que les élections n’avaient pas été conduites conformément à la Constitution. Beaucoup de gens avec qui je me suis entretenu en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana ou en Côte d’Ivoire disent qu’il y aura un avant et un après la décision de la Cour suprême kényane. Une nouvelle ère s’ouvre. La...
(AFP 11/09/17)
Au moins 12 personnes ont été tuées lundi dans l'attaque de la ville somalienne de Bulo Hawo par des islamistes shebab, à l'issue de laquelle des soldats somaliens se sont réfugiés au Kenya voisin, selon des sources sécuritaires et des témoins. "Des militants shebab ont attaqué Bulo Hawo tôt ce matin, et de violents combats ont éclaté dans la ville", a déclaré à l'AFP Ibrahim Dahir, un officier de l'armée somalienne déployé dans cette zone de l'Ouest somalien. Selon des témoins, l'attaque a suivi un mode opératoire désormais éprouvé par l'organisation qui a fait allégeance à Al-Qaïda: l'explosion d'un véhicule piégé devant la porte du principal poste militaire de la ville a été suivie par une attaque coordonnée depuis plusieurs...
(AFP 11/09/17)
Le Kényan Paul Lonyangata, vainqueur en avril du marathon de Paris, a remporté dimanche le semi-marathon de Buenos Aires, sous la pluie et en 1 h 01 min et 28 sec. Âgé de 24 ans, Lonyangata devance deux de ses compatriotes, Simon Muthoni (1 h 02 min 32 sec) et Clement Langat (1 h 04 min 16 sec). Chez les dames, c'est l'Argentine Florencia Borelli, en 1 h 11 min et 57 sec, qui l'a emporté.
(AFP 09/09/17)
A l'intérieur du centre commercial Westgate à Nairobi, on trouve un supermarché rutilant, des magasins aux devantures scintillantes et des boutiques remplies de produits d'importation luxueux. Mais en dehors, l'endroit est une forteresse. Le 21 septembre 2013, des islamistes somaliens shebab avaient pris d'assaut le Westgate. Après avoir lancé des grenades de l'extérieur, ils s'étaient engouffrés dans le centre en passant par l'entrée principale et par la rampe d'accès au parking aérien. Calmement, méthodiquement, ils avaient ouvert le feu sur tout ce qui bougeait - hommes, femmes, enfants -, tuant au moins 67 personnes. Le modus operandi avait rappelé les attaques coordonnées de Bombay en novembre 2008
(AFP 08/09/17)
La coalition d'opposition Nasa a lancé vendredi un appel à donations auprès de ses partisans, pour l'aider à financer la campagne pour le scrutin présidentiel du 17 octobre, après l'invalidation par la justice de l'élection du 8 août. "Les élections doivent avoir lieu le mois prochain et nous appelons tous nos supporteurs dans le pays à participer à ces élections en faisant une contribution financière à la campagne", a déclaré le leader de l'opposition Raila Odinga, lors d'une conférence de presse à Nairobi. C'est munis d'un carton...
(RFI 08/09/17)
Au Kenya, la commission électorale (IEBC) est en crise, alors qu'elle doit organiser une nouvelle élection présidentielle dans moins de deux mois. La décision du président de l'IEBC, Wafula Chebukati, d'écarter certains agents et de nommer une équipe temporaire pour superviser les prochaines élections a soulevé une révolte interne, et beaucoup de confusion. Tout est parti d'un mémo, qui a circulé dans la presse kényane jeudi 7 septembre. Le document, signé Wafula Chebukati, est adressé au directeur général de la commission...
(AFP 07/09/17)
Le président de la Commission électorale kényane admet l'existence de défaillances dans la conduite de l'élection présidentielle du 8 août, invalidée par la justice, dans une lettre interne envoyée à son directeur exécutif et divulguée jeudi par la presse. Le président de la Commission électorale (IEBC), Wafula Chebukati, liste dans cette lettre que s'est procurée l'AFP toute une série d'erreurs commises par son équipe dans l'organisation des élections et demande à son directeur exécutif, Ezra Chiloba, de s'en expliquer. Saisie par l'opposant Raila Odinga, la Cour suprême du Kenya avait invalidé le 1er septembre la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta en raison d'"irrégularités" relevées dans la transmission des résultats. La Cour suprême avait observé que l'IEBC avait "échoué, négligé...
(RFI 07/09/17)
Au Kenya, le président de la commission électorale, Wafula Chebukati, répond à l'opposition. Raila Odinga avait menacé de boycotter l'élection présidentielle du 17 octobre, posant ses conditions pour participer au scrutin. Parmi elles, le départ de certains agents de l'IEBC, un audit complet du système informatique, ou encore une révision du registre électoral. Dans une lettre de trois pages adressée à l'opposition mercredi 6 septembre, l'IEBC donne un premier plan d'action et répond point par point à Raila Odinga et prend un ton conciliant. Wafula Chebukati se veut rassurant : « J'atteste de mon engagement à conduire une nouvelle élection présidentielle en accord avec la Constitution », écrit-il. Il affirme prendre en considération les requêtes de l'opposition qui demande des...
(AFP 06/09/17)
David Maraga, le président de la Cour suprême kényane, qui a pris la semaine passée la décision historique d'annuler la réélection du président Uhuru Kenyatta, est guidé par une foi absolue en Dieu et en la Loi. Dans son curriculum vitae, David Maraga, 66 ans, avait expliqué lors de sa candidature au poste de "Chief Justice", c'est-à-dire premier magistrat du pays et président de la Cour suprême, vouloir servir les Kényans "dans l'obéissance de la volonté de Dieu et guidé par la Constitution". Ce chrétien fervent, marié et père de trois enfants, décrit par ses proches comme un homme de principes, intègre et humble, se présentait comme "une personne dévote, qui croit en la justice et s'efforce de la rendre...
(RFI 06/09/17)
Le Kenya se retrouve plongé dans une situation inédite. La Cour suprême a annulé la présidentielle du 8 août et donc la réélection du chef de l'Etat, Uhuru Kenyatta. Les juges ont estimé que la Constitution n'avait pas été respectée, pointant des problèmes dans la transmission des résultats. La Commission électorale, l'IEBC, a annoncé une autre élection le 17 octobre. Beaucoup d'obstacles restent cependant à franchir pour organiser ce scrutin. Pour savoir comment rectifier le tir et ne pas répéter les irrégularités constatées lors du scrutin du 8 août au Kenya, la commission électorale (IEBC) doit d'abord savoir exactement ce qui doit être amélioré. En rendant son verdict, la Cour Suprême n'a pas donné de détails. Elle a 21 jours...
(RFI 06/09/17)
Au Kenya, la commission électorale a nommé sept hauts responsables chargés d'organiser la nouvelle élection présidentielle, dont la date a été fixée au 17 octobre prochain. Ils occuperont des postes qui semblent correspondre à ceux des hauts responsables dont l'opposition exigeait le départ. Pour l’opposition kényane, des têtes devaient tomber. Elle a été entendue. La commission électorale a nommé une équipe de sept personnes pour organiser le nouveau scrutin, qui aura lieu le 17 octobre, après la décision de la Cour suprême d'annuler le scrutin du 8 août. Cette équipe sera dirigée par un coordonnateur de projet, Marjan Hussein Marjan, qui assurera les fonctions du président de la commission, Ezra Chiloba, vivement critiqué par l’opposition. Ce dernier est donc écarté,...
(RFI 06/09/17)
Retour à la case départ au Kenya. Raila Odinga et Uhuru Kenyatta sont repartis en campagne en vue des nouvelles élections ordonnées par la Cour suprême vendredi 1er septembre. Une campagne qui s’annonce mouvementée : Raila Odinga a encore une fois attaqué l’IEBC mardi et menacé de boycotter la prochaine présidentielle. Et si la décision des juges est saluée au sein de l’opposition et sur la scène internationale, la sphère économique retient encore une fois son souffle. Depuis plusieurs mois, les activités tournent...
(AFP 06/09/17)
Le double médaillé d'argent olympique du 10.000 m, Paul Tergat, est désormais le seul candidat à la présidence du Comité olympique kényan (NOCK) dont l'élection doit se tenir le 29 septembre, après la décision annoncée mercredi du président sortant, Kipchoge Keino, de ne pas se représenter. Kipchoge Keino, ancien athlète double champion olympique en 1968 et 1972, 77 ans, occupait ce poste depuis 1999. Le NOCK avait décidé en mars d'organiser de nouvelles élections pour renouveler sa direction suite aux scandales qui avaient éclaboussé l'instance lors des JO-2016 à Rio, et à des demandes pressantes du CIO: celui-ci avait en effet gelé des aides financières au Kenya afin de presser le pays d'entamer une série de réformes. Le NOCK s'était...
(Le Monde 06/09/17)
Le premier exportateur mondial d’or vert, affecté par une sécheresse exceptionnelle, souffre d’infrastructures insuffisantes et d’absence d’une image de marque de qualité.Les portes à peine franchies, l’odeur stimulante prend le visiteur au nez. « Ici, à Kangaita, on transforme jusqu’à 100 000 kg de feuilles de thé par jour ! », explique avec fierté Eric Kimathi, chargé de faire visiter ces lieux où travaillent une centaine d’ouvriers. Ici, à plus de 2 000 mètres d’altitude, sur les versants sud du mont Kenya, se trouve l’une des plus importantes fabriques de thé du pays. Autour du fier bâtiment de trois étages, les buissons verdoyants s’étendent à perte de vue. « Chaque jour, les camions déchargent les livraisons de 6 000 fermiers...
(RFI 06/09/17)
Au Kenya, Raila Odinga appelle le gouvernement français à ouvrir une enquête sur une entreprise qu’il accuse d’avoir « subverti la volonté du peuple ». Le candidat de l’opposition a accusé Safran, une entreprise française, d’avoir fourni à la commission électorale kényane des services technologiques non conformes à la loi kényane. En réalité, Safran a vendu la filiale mise en cause, Morpho, à la fin mai, c’est-à-dire plus de deux mois avant le scrutin. L’opposant Raila Odinga accuse une filiale de Safran d’avoir trempé dans ce qu’il qualifie de « crime haineux », c’est-à-dire le fiasco électoral au Kenya. Dans un communiqué, la Nasa, la Super alliance nationale, affirme que Safran a fourni à la commission électorale un système inadéquat...

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