Jeudi 21 Septembre 2017

Le succès contrarié du thé kényan

Le succès contrarié du thé kényan
(Le Monde 06/09/17)
Une plantation de Thé.

Le premier exportateur mondial d’or vert, affecté par une sécheresse exceptionnelle, souffre d’infrastructures insuffisantes et d’absence d’une image de marque de qualité.Les portes à peine franchies, l’odeur stimulante prend le visiteur au nez. « Ici, à Kangaita, on transforme jusqu’à 100 000 kg de feuilles de thé par jour ! », explique avec fierté Eric Kimathi, chargé de faire visiter ces lieux où travaillent une centaine d’ouvriers. Ici, à plus de 2 000 mètres d’altitude, sur les versants sud du mont Kenya, se trouve l’une des plus importantes fabriques de thé du pays.

Autour du fier bâtiment de trois étages, les buissons verdoyants s’étendent à perte de vue. « Chaque jour, les camions déchargent les livraisons de 6 000 fermiers de la région », poursuit M. Kimathi. Chaque cargaison est dûment inspectée, pesée, contrôlée, avant d’être vidée à l’intérieur, où d’énormes machines font vibrer les sols et les murs. Ici, les feuilles sont flétries, déchiquetées et séchées, avant d’être notées et emballées. « Il faut que le thé sèche dans les fours 27 minutes précisément, à 95-98 degrés exactement. Sinon, c’est fichu ! », insiste M. Kimathi.

Tout est donc affaire de précision. Car le thé est l’« or vert » du Kenya, et ce depuis son introduction par les Britanniques au début du XXe siècle. Le pays en est le premier exportateur de la planète et son centre de vente aux enchères, à Mombasa, est la plaque tournante du commerce mondial de la plante aromatique. En 2016, le pays a exporté 480 000 tonnes de thé, loin devant ses concurrents indien, chinois ou sri lankais. La « feuille magique » représente un quart des revenus d’exportation du pays, soit plus de 1 milliard d’euros et six fois plus que le café (176 millions d’euros).

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