Vendredi 20 Octobre 2017

Le Kenya lève 1 milliard $ de plus sur le marché international

Le Kenya lève 1 milliard $ de plus sur le marché international
(Agence Ecofin 16/05/17)

Le Kenya a porté à 1,75 milliard $, l'encours global des emprunts internationaux, effectués par son gouvernement, pour le financement de ses infrastructures dans le cadre de la loi des finances 2016/2017. Son dernier emprunt syndiqué international annoncé à 800 millions $ a finalement servi un milliard $.

La demande des investisseurs a particulièrement été forte et près de 20 banques internationales ont souscrit à l'opération, apprend-on de sources proches des institutions y ayant participé. Cette mobilisation vient rejoindre les 500 millions $, précédemment collecté via la Trade and Development Bank rebaptisé PTA, et les 250 millions $ mobilisés fin 2016 via la même banque.

Les conditions de l'opération (taux d'intérêt) n'ont pas été rendues publiques. Mais on a pu noter que les rendements des obligations souveraines du Kenya, portant une maturité de 2,2 ans et 7,2 ans, ont de nouveau baissé la semaine dernière, signe de l'attraction que la première économique d'Afrique de l'est exerce sur les investisseurs.

On note plus globalement que les rendements (taux d'intérêt effectifs suite à la variation de la valeur nominale des obligations) des obligations souveraines du Kenya ont baissé depuis le début de l'année 2017. Le FMI pour sa part continue à inviter les pays économiquement fragiles, à se méfier du marché international des capitaux, leur proposant la consolidation fiscale ou les Partenariats Publics Privés.

Notons cependant que, même si l’encours des emprunts internationaux du Kenya de l’exercice fiscal 2016/2017 semble important, il présentait à la fin de la semaine précédente, un cumul de 205 milliards de shillings (1,96 milliard $). Cela représente seulement 44,5% des emprunts internationaux ciblés par loi de finances. Par ailleurs, on note aussi que si les ressources sont disponibles, le gouvernement kényan peine à les absorber dans le cadre des investissements.

Seulement 73,5% du budget d’investissement a été consommé, à quelques semaines de la fin de l’exercice. Même si cela est supérieur comparé à la moyenne des cinq dernières années, des experts et observateurs de l’économie de ce pays, pensent que le gouvernement devrait faire attention et s’assurer, dans ce cas, de privilégier des emprunts plus concessionnels.

Idriss Linge

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