Lundi 23 Octobre 2017

La performance moyenne des banques kényanes cotées s'est améliorée en 2016, affichant une progression de 4,4%, mais …..

La performance moyenne des banques kényanes cotées s'est améliorée en 2016, affichant une progression de 4,4%, mais …..
(Agence Ecofin 10/04/17)

Le revenu net par action des 11 banques cotées sur le Nairobi Securities Exchange (marché financier kényan) a connu une amélioration moyenne de 4,4% au terme de l'exercice 2016, a-t-on pu constater d'une analyse des différents résultats publiés par ces institutions au 31 décembre 2016. Cette progression s'affiche en amélioration, lorsqu'on la compare au 2,8% de l'exercice 2015 précédent.

Ce tableau général cache cependant de nombreuses disparités. La progression de l'exercice 2016 a été tirée par une amélioration de 43,9% du revenu net par action de la filiale locale de Standard Chartered Bank et 16,6% pour Diamond Trust Bank. En revanche, 6 des banques cotées dont les leaders Kenya Commercial Bank et Equity Group, ont affiché une progression négative de leurs bénéfices nets par action.

Lorsqu'on parcoure les différents rapports, on relève que l'entrée en vigueur de la loi introduisant le plafonnement des taux appliqués sur les crédits accordés aux clients des banques et un plancher minimum sur la rémunération des dépôts, n'est pas la seule en cause. Les banques ont dû faire face à un environnement en pleine mutation qui les contraint à investir davantage pour se positionner.

Certaines banques, notamment celles qui évoluent à l'échelle de la région de l'Afrique de l'est, ont subi les revers de ces environnements, qui se sont matérialisés par une hausse des provisions pour risque. C'est le cas pour la Kenya Commercial Bank qui se retrouve exposée aux défis socio-politiques du Soudan du Sud.

Dans ce contexte difficile qui persiste, des observateurs de l'économie kényane estiment, que les banques se montreront toujours conservatrices avec l'octroi des crédits.

Ce qui risque d’accentuer la pression sur leurs produits d'exploitation. Celles qui ont le plus de possibilités envisagent d'investir dans des services innovants, qui leur permettent de réduire leurs coûts d'exploitation. On assiste aussi à des opérations de fusions et d’acquisitions, en vue de consolidations.

Idriss Linge

Commentaires facebook