Jeudi 21 Septembre 2017

Kenya: ouverture de la nouvelle législature, l'opposition boycotte

Kenya: ouverture de la nouvelle législature, l'opposition boycotte
(AFP 12/09/17)
Le président kényan Uhuru Kenyatta.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a officiellement ouvert mardi la nouvelle législature, en s'exprimant devant le Parlement issu des élections du 8 août, en l'absence de l'opposition qui a boycotté la séance après l'invalidation par la justice du scrutin présidentiel.

"Peu importe que le bruit politique soit plus fort pendant les élections, je veux assurer chaque Kényan, et le monde, que chaque branche de ce gouvernement est en place et opérationnelle. Il n'y a pas de vide, pas de lacune", a déclaré M. Kenyatta.

Le président kényan, chef de l'exécutif, prononce traditionnellement à cette occasion, devant les deux chambres du Parlement, son discours de politique générale qui lui permet de fixer le programme législatif de son gouvernement.

Mais M. Kenyatta en est resté cette fois-ci à des considérations très générales, en raison de l'annulation du scrutin présidentiel du 8 août par la Cour suprême, à l'issu duquel il avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à l'opposant Raila Odinga.

La Cour avait estimé que des "illégalités et irrégularités (avaient) affecté l'intégrité" du scrutin et ordonné qu'une nouvelle élection présidentielle ait lieu. Sa date a été fixée au 17 octobre par la Commission électorale (IEBC).

La Constitution impose normalement au président de convoquer le nouveau Parlement dans les 30 jours suivant une élection législative. Mais l'opposition estime que M. Kenyatta n'avait pas la légitimité pour le faire et a donc décidé de boycotter cette cérémonie.

Les sept juges de la Cour suprême, qui traditionnellement y assistent, n'étaient pas présents.

"Même si je suis en désaccord profond avec cette décision (d'annuler le résultat des élections, NDLR), je l'ai acceptée", a répété M. Kenyatta, qui avait tenu les mêmes propos, juste après l'annonce de la Cour.

Faire respecter "la suprématie de la Constitution et de ses institutions (...) ne signifie pas que l'on fait toujours ce qu'on veut", a-t-il ajouté, sous les applaudissements polis des parlementaires présents.

Près des deux tiers des 349 parlementaires kényans portent l'étiquette de Jubilee, le parti de M. Kenyatta, ou de partis affiliés.

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