Mercredi 26 Juillet 2017

Kenya: le secteur du tourisme repart lentement

Kenya: le secteur du tourisme repart lentement
(RFI 14/04/17)
Un site touristique.

Sur la côte kényane, le secteur du tourisme peine à relever la tête, après la crise engendrée par les attaques répétées des islamistes shebabs dans la région entre 2012 et 2013. Jusqu’à l’année dernière, les pays européens et les Etats-Unis déconseillaient aux voyageurs de se rendre sur la côte. En conséquence, une trentaine d’hôtels ont mis la clef sous la porte, et près de 10 000 personnes ont perdu leurs postes. Aujourd’hui, les restrictions de voyages ont été levées, mais la reprise est très lente pour ce secteur, qui est le premier employeur dans la région côtière.

Sous l’immense paillote qui abrite la réception du Diani Reef Hotel, quatre faux Massaïs s’ennuient. Ce complexe hôtelier de 200 chambres, construit dans les années 1980 durant l’âge d’or du tourisme à Diani est aujourd’hui désespérément vide avec un taux d’occupation d’à peine 30 %. Titus Kangangi, le directeur, n’espère plus le retour des touristes européens, il mise donc sur le marché est-africain.

« Sur les 1,3 million de touristes qui ont visité le Kenya l’année dernière, seuls 25 à 30 % sont venus sur la côte. Le marché britannique a diminué de 40 à 50 %, ce qui est énorme. Donc, nous faisons notre promotion sur le marché est-africain… Si vous regardez les chiffres des arrivées l’année dernière, vous vous rendez compte que ce marché est en pleine expansion… », confie-t-il à RFI.

Baisser les prix et se diversifier

Pour attirer la clientèle, d’autres établissements ont dû baisser leurs prix, et se diversifier. C’est le cas du Kenya Ways Diani Beach Hotel, géré par Steven Kazungu. « Dans les grands hôtels, les chambres sont à 100 dollars minimum. Les nôtres sont entre 40 et 80 euros, explique-t-il. Et puis nous avons notre école de Kitesurf qui ramène des clients. 80 % des visiteurs, surtout des jeunes, viennent pour le kitesurf. »

Depuis 2007, cinq écoles de kitesurf ont ainsi ouvert à Diani, et les écoles de plongée se sont multipliées. La prochaine étape : faire revenir les charters sur la côte. Il y a 7 ans, une trentaine d’avions arrivaient à Mombasa chaque semaine, mais plus aucun aujourd’hui. Cependant, la situation devrait bientôt s’améliorer.

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