Dimanche 22 Octobre 2017

Kenya : lancement d'un groupe de travail pour faciliter la commercialisation du coton génétiquement modifié

Kenya : lancement d'un groupe de travail pour faciliter la commercialisation du coton génétiquement modifié
(Xinhua 12/10/17)

Le Kenya a annoncé mercredi la création d'un groupe de travail national pour superviser la commercialisation du coton génétiquement modifié au cours des cinq prochaines années.

Le secrétaire à l'Agriculture, au Bétail et à la Pêche, Willy Bett, a déclaré que l'équipe renforcerait la capacité des acteurs concernés impliqués dans le lancement du coton génétiquement modifié.

"Le gouvernement est déterminé à exploiter les bénéfices des biotechnologies pour aider à améliorer les moyens de subsistances ruraux, à créer des emplois et à augmenter les investissements directs étrangers dans le sous-secteur du coton", a déclaré M. Bett dans un communiqué publié à Nairobi.

Selon lui, les fermiers kényans commenceront à cultiver le coton Bt en 2019, une fois que le groupe de travail aura établi les structures nécessaires.

Le coton Bt est génétiquement renforcé avec des gènes Bt pour le protéger contre les chenilles, et surtout le ver du cotonnier, l'insecte le plus destructeur de coton. Le Bt (Bacillus thuringiensis) est une bactérie qu'on retrouve pratiquement dans tous les sols, a précisé le journal local Daily Nation.

Depuis 2002, des essais nationaux du coton Bt ont été menés au centre de recherche de l'Organisation de recherche sur l'agriculture et le bétail du Kenya (KALRO) à Mwea, où la plante réagit bien, a-t-il indiqué.

Le sous-secteur du coton kényan a de mauvais résultats à cause de la mauvaise qualité des graines et des coûts élevés de production, ce qui a entraîné la fermeture des filatures de coton et des usines de vêtements dans les régions ouest et côtières du pays, où l'on cultive le coton depuis des décennies.

La stratégie de réduction de la pauvreté kényane 2000-2003 a identifié la culture du coton comme élément essentiel de la reprise des économies des habitants des régions marginalisées.

Selon les estimations, jusqu'à un quart de la population kényane vit dans ces régions et pourrait donc bénéficier de la reprise de l'industrie du coton.

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