Mardi 17 Octobre 2017

Dépenses publiques : 4.000 milliards Fcfa de moins en 3 ans au sein de la CEMAC

Dépenses publiques : 4.000 milliards Fcfa de moins en 3 ans au sein de la CEMAC
(La Tribune 31/08/17)
Siège de la CEMAC en Centrafrique

Les dépenses publiques au sein de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) ont chuté de 4.000 milliards de Fcfa en moins de trois ans. Un choc violent imputé à l’effondrement des prix du baril de pétrole sur le marché mondial. Mais d’autres motifs sont avancés pour expliquer cette baisse drastique du train de vie des Etats de la sous-région.

La chute est vertigineuse. En l'espace de trois ans, de 2014 à 2017, les dépenses publiques au sein des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) ont connu une baisse de 4.000 milliards de Francs CFA. C'est une annonce de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC). La Banque impute la réduction drastique des dépenses publiques dans la zone CEMAC à la baisse du prix du pétrole observée ces dernières années sur le marché mondial.
La chute de l'or noir tourmente la CEMAC

Or, l'espace communautaire CEMAC est composé du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad. Des pays producteurs de l'or noir mais aussi très dépendants du pétrole, pour la plus part. Conséquence ? L'effondrement des cours mondiaux des matières premières a plongé dans une mauvaise passe les économies rentières du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad, qui dépendent essentiellement du pétrole, à plus de 80 %. Face à cette situation, les Etats sont obligés de rationaliser leurs dépenses publiques.

Au Congo comme au Tchad en passant par le Gabon, plusieurs projets sont mis à l'arrêt, le règlement de certaines créances gelé. Les dépenses sociales et les projets d'infrastructures routières n'ont pas été épargnés, explique la Banque centrale. Certains pays comme le Tchad, face à la baisse des revenus du pétrole, se sont décidés à opérer des ponctions dans les salaires de l'administration publique, où les fonctionnaires se sont vus retirer certains privilèges.

Lire la suite sur: http://afrique.latribune.fr/economie/budget-fiscalite/2017-08-30/depense...

Commentaires facebook