Dimanche 21 Janvier 2018

Aérien : l'espagnole Iberia écarte la Guinée équatoriale de son radar

Aérien : l'espagnole Iberia écarte la Guinée équatoriale de son radar
(La Tribune 08/01/18)

A compter du 22 janvier prochain, plus aucun vol de la compagnie aérienne espagnole Iberia vers la Guinée équatoriale ne sera effectué. Ceci, en raison d'une décision des responsables de Iberia, qui malgré la protestation de Malabo, capitale du seul pays hispanophone africain, ne veulent pas revenir en arrière.

Les relations entre la Guinée équatoriale et l'Espagne risquent de recevoir un coup en ce début d'année 2018. Malgré les protestations des autorités équatoguinéenes, la compagnie aérienne espagnole Iberia a confirmé sa décision de « suspendre définitivement » ses vols vers Malabo. Une décision qui sera effective à compter du 22 janvier 2018. L'information aurait été confirmée par une note circulaire citée par l'AFP.

« Le dernier vol d'Iberia (qui ralliera) Malabo sera le 22 janvier », a d'ailleurs confié à l'agence française une vendeuse du bureau d'Iberia à Malabo. Cette décision se justifie selon la compagnie espagnole, d'une part, par des taxes aéroportuaires trop élevées et d'autre part, par le prix élevé du carburant et du manque à gagner sur les vols vers Malabo. Iberia n'a donc pas tenu compte des protestations et des appels lancés par le gouvernement équatoguinéen.

En effet, le 19 décembre dernier, le gouvernement équatoguinéen a manifesté ouvertement son désaccord avec cette décision. Dans le but de tenter de décanter la situation, le premier ministre équato-guinéen, Francisco Pascual Obama Asue, avait rencontré, les responsables aéroportuaires, les représentants d'Iberia et de la compagnie pétrolière française Total, pour demander à chacun d'entre eux, de revoir sa copie pour que la compagnie puisse continuer à desservir son pays. Aussi, le premier ministre est allé plus loin allant jusqu'à interpeller le gouvernement espagnol. « Le gouvernement de Guinée équatoriale n'accepte pas ce retrait d'Iberia pour les seules raisons économiques présentées », a déclaré le responsable équatoguinéen sur la radio d'Etat équatoguinéene, ajoutant que « le gouvernement espagnol doit prendre ses responsabilités » et « notifier » la Guinée équatoriale.

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