Jeudi 29 Juin 2017

La Guinée-Bissau ne semble pas proche de la stabilité politique (ambassadeur du Portugal)

La Guinée-Bissau ne semble pas proche de la stabilité politique (ambassadeur du Portugal)
(Xinhua 09/01/17)

BISSAU, (Xinhua) -- L'ambassadeur du Portugal en Guinée-Bissau Antonio Leao da Rocha a déclaré samedi, lors d'une conférence, que la Guinée-Bissau "ne semble pas du tout proche de la stabilité politique et institutionnelle".

Le diplomate a fait cette déclaration au cours de la séance d'ouverture d'une conférence sur la gouvernance et le marché de la CEDEAO, organisée par l'Institut des sciences sociales et politiques et la Chambre de commerce et d'industrie Portugal-Guinée-Bissau.

L'ambassadeur a cité comme cause de cette instabilité la "longue crise qui a duré un peu plus d'un an et demi et qui a résulté du limogeage du premier gouvernement constitutionnel de cette législature".

Cette crise persiste toujours et tous les gouvernements formés depuis lors n'ont pas pu faire approuver leur programme par l'Assemblée nationale, selon les observateurs.

Cette assemblée est dominée par le PAIGC qui réclame le droit de désigner le Premier ministre et de former le gouvernement, comme le prévoit la loi. Le président bissau-guinéen a passé outre cette disposition en nommant plusieurs fois un Premier ministre qui chaque s'est heurté à l'opposition du PAIGC.

La médiation de la CEDEAO, menée sous la houlette du président Alpha Condé de la Guinée-Conakry, avait abouti à une solution de sortie crise, recommandant la désignation d'un Premier ministre de consensus et la formation d'un gouvernement inclusif. Mais, le chef de l'Etat bissau-guinéen a nommé un PM sans l'accord du PAIGC qui a rejeté cette décision contraire, selon lui, à l'esprit et à la lettre des accords de sortie de crise, signés à Conakry.

Malgré la crise politique, le diplomate portugais a relevé une "note positive" qui vient des "perspectives optimistes présentées par la Banque centrale à la Guinée-Bissau et le Fonds monétaire international, basées sur une bonne campagne de la noix de cajou en 2016, un contrôle des dépenses et le renforcement des finances publiques".

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