Guinée-Bissau : suspension par le PAIGC de ses dirigeants nommés ministres dans le nouveau gouvernement | Africatime
Vendredi 24 Février 2017

Guinée-Bissau : suspension par le PAIGC de ses dirigeants nommés ministres dans le nouveau gouvernement

Guinée-Bissau : suspension par le PAIGC de ses dirigeants nommés ministres dans le nouveau gouvernement
(Xinhua 12/01/17)

BISSAU, (Xinhua) -- Le PAIGC, principale force politique de la Guinée-Bissau, a suspendu pour une période allant de quatre à huit ans onze de ses dirigeants, dont Botche Candé, ministre de l'Intérieur, a-t-on appris mardi auprès de cette formation politique.

Selon le conseil de juridiction du PAIGC (Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), ces dirigeants ont été suspendus pour avoir violé le statut et le règlement interne du parti, en devenant membres du gouvernement formé par le Premier ministre Umaro El Mockhtar Sissoco Embalo, dont il rejette la nomination.

Les dirigeants suspendus pour une période de huit ans sont entre autres l'actuel ministre de l'Intérieur, celui de la Jeunesse et du Sport, Tomas Gomes Barbosa, et la secrétaire d'Etat à la gestion hospitalière Maria Evarista de Sousa.

D'autres membres du gouvernement Sissoco ont été suspendus pour quatre ans. Il s'agit des ministres Sandji Faty (éducation nationale), Malam Bandjai (agriculture) et de sept secrétaires d'Etat.

Toujours selon le Conseil national de juridiction, tous les dirigeants suspendus ne peuvent plus exercer une fonction gouvernementale et parlementaire au sein du PAIGC avant la fin de leur sanction.

Le PAIGC a retiré sa confiance politique au président de la République, José Mario Vaz, dont il avait soutenu la candidature à la présidentielle de 2014, pour avoir nommé un Premier ministre sans son aval.

Le parti accuse le chef de l'Etat d'être "le premier responsable de toute crise politique" qui dure depuis plus d'un an et demi et d'avoir violé l'accord de sortie de crise signé en octobre dernier à Conakry.

Le PAIGC, le Parti de la convergence démocratique (PCD) et l'Union pour le changement (UM), sont les trois partis politiques qui ont refusé de se joindre au gouvernement de Umaro Cissoko Embalo.

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