Dimanche 25 Juin 2017

Guinée Bissau : la CEDEAO menace de sanctionner ceux qui empêcheront l'application de l'accord de Conakry

Guinée Bissau : la CEDEAO menace de sanctionner ceux qui empêcheront l'application de l'accord de Conakry
(Xinhua 26/04/17)

BISSAU, (Xinhua) -- La CEDEAO a menacé de sanctions les individus ou des groupes d'individus qui tentent d'arrêter la mise en œuvre de l'Accord de Conakry, signé en octobre 2016, pour une sortie la crise politique en Guinée-Bissau, a-t-on appris mardi de source officielle.

Cette menace est contenue dans une déclaration publiée, mardi, à l'issue de la visite de 24 heures à Bissau, d'une mission ministérielle de CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), dirigée par le ministre des Affaires étrangères du Libéria, Marjon Kamara.

L'organisation régionale qui a négocié l'accord entre les forces politiques bissau-guinéennes impliquées dans la crise politique dans le pays depuis près de deux ans, a estimé, selon la déclaration que l'Accord de Conakry n'a pas été mis en œuvre par les signataires, ni par les parties en conflit.

En plus d'un gouvernement de consensus, l'accord de Conakry prévoit la nomination d'un Premier ministre accepté par toutes les parties et ayant la confiance du chef de l'Etat.

Faisant fi de cet accord, le chef de l'Etat bissau-guinéen a nommé en décembre, Umaro Sissoco Embaló, Premier ministre, sans l'aval de quatre des cinq partis représentés au Parlement. Ces derniers ont refusé dès lors de reconnaître le gouvernement et demandent sa démission.

Dans sa déclaration, la CEDEAO a appelé à tous les acteurs politiques à prendre toutes les mesures nécessaires et immédiates pour assurer le bon fonctionnement des institutions de l'Etat.

Les sanctions seront prises dans les 30 jours à compter de la date de publication de cette déclaration, en cas de non-respect de la décision ou de l'absence d'une action concertée pour mettre en œuvre l'accord de Conakry, indique le texte.

Rappelant la décision du dernier sommet de la CEDEAO de retirer son contingent militaire du 28 avril au 30 juin 2017, l'organisation a invité la communauté internationale à lui apporter tout le soutien nécessaire pour le transfert complet et en douceur du contingent.

Dans sa déclaration, la CEDEAO a réitéré ses compliments aux forces armées bissau-guinéennes pour leur non-ingérence dans la crise politique actuelle, mais les appelle à préserver cette position de neutralité.

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