Guinée-Bissau : concertation entre le gouvernement et ses partenaires sur les réformes économiques envisagées | Africatime
Mardi 25 Avril 2017

Guinée-Bissau : concertation entre le gouvernement et ses partenaires sur les réformes économiques envisagées

Guinée-Bissau : concertation entre le gouvernement et ses partenaires sur les réformes économiques envisagées
(Xinhua 06/01/17)

BISSAU, (Xinhua) -- Le ministre bissau-guinéen de l'Economie et des Finances Joao Aladje Mamadu Fadia a initié ce jeudi une réunion d'échanges sur les réformes économiques envisagées, avec les partenaires économiques et financiers du gouvernement, les opérateurs locaux et les banques, a-t-on appris de source officielle.

Devant la presse, le ministre Fadia a précisé que cette concertation a pour but d'informer les différents acteurs du secteur de certaines mesures immédiates qu'il veut mettre en œuvre pour rationaliser et assurer au moins le fonctionnement de l'économie nationale.

L'économie de la Guinée-Bissau subit les conséquences d'une crise politique qui bloque depuis plus d'un an le fonctionnement du gouvernement.

Devant les journalistes, le ministre a souligné que les institutions sont les bases fondamentales de la contribution aux recettes de l'Etat, comme pour les réserves de change à terme, l'économie de la famille bissau-guinéenne avec la commercialisation de la noix de cajou, principal revenu des paysans et de l'Etat.

La concertation avec les acteurs économiques devrait permettre, selon M. Fadia, d'examiner les moyens d'assurer une bonne campagne de commercialisation de la noix de cajou.

"Nous faisons tout cela parce que nous sommes à un stade où l'économie est confrontée à de bons et moins bons moments", a-t-il dit.

Le ministre de l'Economie a affirmé que la situation du pays, en termes d'équilibre de la balance de paiements, est bonne parce que les réserves de change peuvent garantir plus de 12 à 14 mois d'importations.

En revanche, en ce qui concerne les finances publiques, il a indiqué que la situation est très préoccupante et a expliqué les difficultés dans les secteurs de l'éducation, de la santé et les conditions de fonctionnement des hôpitaux, la fourniture d'électricité et de l'eau et le mauvais état des infrastructures.

"Nous avons besoin de mobiliser des recettes en interne et ne pas attendre que les autres pays nous donnent à manger et assurent la santé et l'éducation", a-t-il indiqué, soulignant que s'il y a une bonne utilisation des recettes collectées, elles peuvent assurer le minimum ou l'essentiel.

Le ministre a signalé qu'en 2014, le gouvernement a dû emprunter à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest 10 milliards de FCFA, mais maintenant l'Etat doit cette banque d'environ 50 milliards de FCFA, sans qu'on sache quel est le sort de ces 40 milliards de FCFA supplémentaires.

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