Le PM bissau-guinéen présente son programme au président de l'Assemblée nationale | Africatime
Jeudi 23 Mars 2017

Le PM bissau-guinéen présente son programme au président de l'Assemblée nationale

Le PM bissau-guinéen présente son programme au président de l'Assemblée nationale
(APA 07/02/17)
Le Premier ministre bissau guinéen Umaro Sissoco Embalo

APA-Bissau (Guinée Bissau) - Le Premier ministre bissau guinéen Umaro Sissoco Embalo, a présenté mardi son programme de gouvernance au président de l'Assemblée nationale populaire (ANP), Cipriano Cassamá, pour un éventuel examen, discussion et approbation.

« Je suis depuis longtemps dans le bureau du président du Palais du peuple pour une conversation cordiale entre les personnes du même parti, sur le désaccord dans la famille des libérateurs qui ne pouvait pas être résolu sans l'intervention de la communauté internationale. Cassamá m'a également informé au sujet du changement de agents de sécurité au Parlement, ce que je regrette beaucoup et je l’ai assuré que je vais en parler au ministre de l'Intérieur pour savoir ce qui a conduit à ce retrait », a-t-il dit.

De son côté, le Président de l'ANP, Cipriano Cassamá, a exigé au ministre de l'Intérieur Botche Candé, de présenter à l’opinion nationale des preuves que le remplacement de ses agents de sécurité avait été demandé par lui-même.

« Il faut éviter de jouer avec des choses sérieuses et d'inventer des faits », a-t-il fait remarquer à ce sujet.

M. Cassamá a indiqué que le gouvernement qu'il dirige a joué sa partition et que maintenant il appartenait aux organes de l'Assemblée nationale d'examiner, de discuter et d’adopter éventuellement le programme qui leur est présenté.

Le cinquième gouvernement de la neuvième législature dirigé par Umaro Sissoco Embaló, qui a prêté serment le 13 décembre 2016, est composé de 37 membres (24 ministres et 13 secrétaires d'État).

M. Cassamá a fait ces déclarations lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence internationale sur les droits de l'homme, le renforcement du cadre de la capacité de la société civile dans la consolidation de la paix et l'Etat de droit en Guinée-Bissau.

Le patron de l’ANP a fait remarquer qu’en aucun cas il ne sera hostile à tout gouvernement ou Premier ministre et ne va permettre que cela se produise.

«L'existence de la règle de droit démocratique est fondée sur trois bases principales : le législatif, l’exécutif et le judiciaire, a souligné M. Cassamá ajoutant que le pays souffre des chocs violents causés par les crises endémiques qu’il traverse ».

Pour sa part, l'ambassadeur de l'Union européenne pour la Guinée-Bissau, Victor Madeira dos Santos, a relevé que l'un des paris sur la Guinée-Bissau pour l'année en cours est la promotion de la démocratie, le respect de la loi, la liberté d'information, l'accès à la justice pour les victimes de crimes, le respect des droits des prisonniers de même que ceux des femmes et des enfants.

La Ligue bissau-guinéenne des droits de l'homme, par la voix de son président, Mario Augusto da Silva, a déclaré que la société bissau-guinéenne vit dans un climat d'incertitude, une impuissance amère et reste otage d'une classe politique « divisée, imprévisible et avide de pouvoir ».

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