Lundi 19 Février 2018

Le PAIGC accuse José Mario Vaz de "séquestrer" son siège

Le PAIGC accuse José Mario Vaz de "séquestrer" son siège
(APA 01/02/18)
Le siège du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC)

APA-Bissau (Guinée Bissau) - Le président du Parti africain de l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simões Pereira, a accusé mercredi après-midi lors d'une conférence de presse, le président José Mário Vaz de « séquestrer" le siège du parti pour le forcer à négocier avec les députés dissidents de son groupe parlementaire, connus sous le nom du "Groupe des 15".

Dans son discours d’investiture du nouveau Premier ministre Artur Silva, ancien chef de la diplomatie bissau-guinéenne, qui a été nommé mardi, José Mário Vaz a dit qu’il est arrivé « l'heure de la vérité et du travail » pour construire une Guinée-Bissau meilleure.

« Comme j'ai eu l'occasion de le mentionner à d'autres occasions : je suis le premier des non-conformistes face à l'état actuel des choses négatives et je serai le dernier à abandonner ce combat », a déclaré le dirigeant bissau-guinéen.

La crise politique que le pays traverse depuis environ trois ans a fédéré les mouvements de la société civile et des jeunes lycéens qui manifestent souvent dans les rues de Bissau pour réclamer, entre autres, la démission de José Mário Vaz de la présidence, l’accusant d’être le principal responsable de la poursuite de la crise politique dans le pays.

Aujourd'hui, lors de la cérémonie de prise de fonction du nouveau chef de gouvernement, le président bissau-guinéen a présenté Artur Silva comme le Premier ministre bénéficiant de sa confiance et a demandé que les citoyens du pays fassent aussi confiance au nouveau chef du gouvernement.

Pour le chef de l’Etat, la tâche principale d'Artur Silva serait d'organiser des élections législatives libres et transparentes plus tard cette année.

José Mário Vaz a par ailleurs fait remarquer qu’il n’est pas facile de gouverner la Guinée-Bissau, faisant cependant remarquer que ce n'est pas une tâche impossible tant qu'on mettra «les bonnes personnes aux bons endroits et avec les bonnes politiques».

« Aujourd'hui plus que jamais, notre destin est entre nos mains », a déclaré José Mário Vaz.

Dans son discours, le dirigeant bissau-guinéen n'a pas fait référence à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui menaçait d'appliquer des sanctions à l’encontre des dirigeants du pays s'ils ne parvenaient pas à un accord sur le nom du Premier ministre jusqu'à aujourd'hui 31 Janvier. Une délégation de haut niveau de cette organisation est d’ailleurs arrivée ce mercredi à Bissau.

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