Dimanche 20 Août 2017

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA préoccupé par l'impasse politique en Guinée Bissau

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA préoccupé par l'impasse politique en Guinée Bissau
(APA 19/07/17)
Le siège de l'Union Africaine

APA-Bissau (Guinée Bissau) - Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS) a réitéré sa « profonde préoccupation » au sujet de l'impasse politique en Guinée-Bissau et a appelé au dialogue et à la réalisation de l'Accord de Conakry pour relever les défis auxquels est confronté le pays.

L’organisation panafricaine a fait part de sa préoccupation dans un communiqué publié après la réunion du CPS sur la Guinée-Bissau, le 11 juillet dernier, qui a été suivie par le Premier ministre bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, et le représentant de l'organisation à Bissau, Ovide Pequeno.

Dans la déclaration, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine « réaffirme sa profonde préoccupation face à l'impasse politique qui persiste en Guinée-Bissau et invite à remédier aux difficultés socio-économiques que la crise actuelle a causé à la population, comme la paralysie institutionnelle qui affecte le pays depuis deux ans ».

Le CPS a également appelé à « un dialogue et au strict respect par toutes les parties de l'Accord de Conakry du 14 octobre 2016 et sa feuille de route pour trouver des solutions aux différends et surmonter les défis avec laquelle le pays est confronté ».

L'Accord de Conakry, parrainé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), prévoit la formation d'un gouvernement de consensus avec la participation de tous les partis représentés au Parlement, la nomination d'un Premier ministre de consensus ainsi que la réintégration des membres dissidents du PAIGC (le parti qui a remporté les élections de 2014), connus sous le nom du Groupe des 15.

L'Union africaine a également salué le travail issu du Sommet de la CEDEAO tenu à Monrovia, au Libéria, le 4 juin, qui insiste sur la nécessité pour toutes les parties, à œuvrer pour l’exécution de l'Accord de Conakry.

Le Conseil de sécurité de l'Union africaine a également demandé au Président de la Guinée-Bissau d’«assumer ses responsabilités en ce qui concerne la situation et de montrer la voie à suivre pour la mise en œuvre de l'Accord. »

La déclaration a également insisté sur la « nécessité urgente » de créer des conditions pour la tenue d'élections législatives en 2018 et de la présidentielle en 2019.

Le Conseil de sécurité de l'Union africaine a également félicité la mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau, de même que la force d'intervention Ecomib, pour leurs efforts visant à stabiliser le pays. L’instance africaine a aussi exprimé son inquiétude au sujet du départ éventuel de cette force à la fin septembre.

Le CPS a aussi appelé la communauté internationale à unir ses forces pour « mobiliser des ressources financières » pour soutenir le maintien de cette force ouest africaine dans le pays.

« Le Conseil a exprimé son soutien à la détermination de la CEDEAO à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le plein respect de l'Accord de Conakry pour une paix durable et la stabilité en Guinée-Bissau ».

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