Vendredi 24 Novembre 2017

Guinée-Bissau: reprise des radios et télévision portugaises suspendues 4 mois

Guinée-Bissau: reprise des radios et télévision portugaises suspendues 4 mois
(AFP 10/11/17)

La radiotélévision portugaise RTP et la radio publique portugaise RDP ont repris leurs émissions jeudi en Guinée-Bissau, suspendues pendant quatre mois, à la suite d'une visite dans les locaux de la RTP du Premier ministre Umaro Sissoco Embalo, a constaté un correspondant de l'AFP.

"La reprise des deux médias est une bonne chose pour la coopération entre le Portugal et la Guinée-Bissau", a déclaré à la presse le chef du gouvernement.

"Nous avons toujours voulu que les médias (portugais) traitent avec objectivité les informations concernant la Guinée-Bissau, au même titre qu'ils traitent d’autres pays", a-t-il ajouté.

Une équipe technique portugaise est attendue à Bissau pour assurer la reprise correcte des programmes des deux médias dans le pays, a-t-il indiqué sans fournir de date.

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Fernando Vaz, a annoncé que celui-ci allait "désormais prendre en charge la fourniture en carburant de la station de Nhacra" qui abrite les antennes de la RTP, de RDP et de Radio France internationale (RFI), jusqu'à présent assurée par le Portugal, dans le cadre de la coopération entre Bissau et Lisbonne.

Les deux médias portugais avaient été suspendus le 30 juin sur décision du ministre de la Communication Victor Pereira, qui avait justifié cette décision par le non-respect, selon lui, d'accords bilatéraux par le Portugal.

Bissau reprochait également à RTP et RDP de pratiquer un traitement "tendancieux" des informations concernant la crise politique entre le président José Mario Vaz et le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) au pouvoir).

La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC, auquel M. Vaz appartient également.

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