Crise politique en Guinée-Bissau : inquiétude de 5 organisations internationales | Africatime
Mercredi 29 Mars 2017

Crise politique en Guinée-Bissau : inquiétude de 5 organisations internationales

Crise politique en Guinée-Bissau : inquiétude de 5 organisations internationales
(Xinhua 16/03/17)
Le président bissau guinéen José Mario Vaz

BISSAU, (Xinhua) -- Le P5, groupe de cinq organisations internationales (Nations Unies, Union africaine, Union européenne, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest et Communauté des pays de langue portugaise), s'est déclaré préoccupé par la violence verbale qui caractérise de plus en plus la crise politique actuelle en Guinée-Bissau, dans un communique conjoint publié mercredi.

La communauté internationale, indique le texte, exprime son inquiétude par rapport au climat politique en Guinée-Bissau, caractérisé par une montée des tensions politiques et sociales.

"Les manifestations de rue des 9 et 11 mars 2017, parrainées par des forces politiques rivales ainsi que certaines récentes déclarations d'éminentes personnalités politiques membres de l'Assemblée nationale ou du gouvernement en sont une inquiétante illustration", ajoute le communiqué.

Dans un tel contexte, a déclaré le P5, "il est impératif d'enrayer cette spirale de tension avant qu'elle ne dégénère en dérapages violents".

Le P5 a invité le président de la République, José Mario Vaz, en sa qualité de garant des institutions de la République et de la Constitution, à user de toute son autorité morale pour assurer le respect des institutions.

Il a également appelé le président de l'Assemblée nationale populaire (ANP), Cipriano Cassama, ainsi que les chefs des partis politiques représentés à l'ANP à faire preuve de responsabilité afin de peser de tout leur poids pour une désescalade de la tension et la restauration effective du dialogue.

Les cinq organisations internationales ont enfin rappelé que le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Conseil de paix et sécurité de l'Union africaine et l'Autorité des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, considèrent les accords de Conakry comme le cadre privilégié de règlement de la crise en Guinée-Bissau, sous la conduite du médiateur de la CEDEAO, le président Alpha Condé.

En vertu de ces accords, signés en octobre dernier par les acteurs politiques, la nomination d'un Premier ministre de consensus et la formation d'un gouvernement inclusif étaient recommandées.

Toutefois, les accords n'ont pas été respectés par le président Vaz, qui a nommé le 16 novembre Umaru Sissoco Embalo aux fonctions de Premier ministre, sans l'aval du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et le Cap-Vert). Ce parti, majoritaire à l'Assemblée, a rejeté ce choix, entraînant une persistance de la crise qui dure depuis août 2015.

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