Lundi 23 Octobre 2017

Guinée : un mort et trois blessés lors de la manifestation de l'opposition

Guinée : un mort et trois blessés lors de la manifestation de l'opposition
(Xinhua 03/08/17)

CONAKRY, (Xinhua) -- Une manifestation politique organisée mardi à Conakry, capitale guinéenne, par les partis politiques de l'opposition, a fait un mort et trois blessés graves, a indiqué mercredi un responsable de la société civile guinéenne.

D'après Sékou Koundouno, coordinateur du "balais citoyen", une structure membre de la société civile guinéenne, l'incident c'est produits à Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, provoquant ainsi la mort du jeune manifestant et blessant trois autres.

A la tête d'une grande foule de militants et sympathisants, Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et les autres leaders politiques, ont traversé les communes de Ratoma et de Dixinn sur une distance de plus de 10 km, pour tenir un discours de dénonciation à l'encontre du régime, à l'esplanade du stade du 28 septembre.

Devant ses militants et sympathisants, le président de l'UFDG a rappelé que les manifestations de l'opposition guinéenne sont axées essentiellement sur les manquements et les tares du pouvoir dirigé par l'actuel président Alpha Condé.

Les manifestants prononçaient des slogans hostiles au pouvoir avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "halte à la corruption", "les élections communales maintenant", "vive la démocratie", etc.

"Désormais, nous avons décidé de prendre en main notre destin et nos engager à lutter contre le régime actuel pour défendre les valeurs de la république", a lancé le chef de file de l'opposition, ajoutant que le pourvoir du président Alpha Condé a montré ses limites dans la gestion efficace et efficiente des affaires de la république.

Parlant des accords politiques, Cellou Dalein Diallo a affirmé que le président guinéen n'a jamais respecté ses engagements pour l'application des accords signés avec consensus entre les acteurs politiques au cours des différents dialogues politiques inter guinéen.

A propos des prochaines élections locales et législatives prévues en 2018, le chef de file de l'opposition a annoncé qu'ils n'accepteront pas des fraudes électorales pouvant accorder une victoire non mérité au parti au pouvoir.

Les autorités de Conakry ont déployés plusieurs policiers et des gendarmes pour sécuriser et encadrer les manifestants de l'opposition.

Dans le souci de veiller à la bonne réussite de la manifestation de l'opposition, la société civile guinéenne a déployé plus de 150 observateurs dont 97 pour la structure "balais citoyen".

Dans un communiqué publié mardi soir, le gouvernement guinéen a déploré la mort d'un jeune manifestant, tout en réitérant sa "détermination à poursuivre la mise en oeuvre du protocole d'accord du 12 octobre 2016 et appelle l'ensemble des acteurs politiques à la préservation de la paix sociale".

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