Jeudi 17 Août 2017

Trafic d’humains : cinq présumés auteurs arrêtés à Conakry

Trafic d’humains : cinq présumés auteurs arrêtés à Conakry
(Guinee7 14/06/17)
Le Commissaire Boubacar Kasse, porte-parole de la police nationale

La Police guinéenne, à travers les Directions de Renseignements Intérieurs (DRI) et l’Office de Protection du Genre, des Mœurs et de l’Enfance (OPROGEM), vient de mettre aux arrêts cinq (05) présumés trafiquants d’êtres humains à l’Aéroport International de Conakry, dont 02 guinéens et 03 sierra léonais, rapporte l’AGP.

Il s’agit de Mohamed Camara (guinéen), Oumar Camara (sierra léonais), Moussa Conté (sierra léonais), Silvestre Solia (sierra léonais) et Ibrahima Diallo (guinéen).

Ces personnes, qui appartiendraient à des réseaux de trafiquants humains, opèrent entre Conakry (Guinée) et Freetown (Sierra Leone) et ont été interpellées entre le 1er et le 10 juin 2017, à l’Aéroport international Conakry-Gbessia qui constitue leur plate tournante.

«Ces individus sont pris avec 11 victimes guinéennes et sierra léonaises, filles et femmes, qu’ils tentaient d’envoyer au Koweït pour des emplois domestiques, moyennant 04 millions de francs guinéens.

Arriver à destination, ces femmes et filles sont dépossédées de leurs documents de voyage et leurs noms sont souvent changés. Elles seraient soumises à toutes sortes de traitement, notamment la prostitution avec une rémunération mensuelle de 600 dollars, dont 300 dollars pour les passeurs présumés», selon les explications du porte-parole de la Police nationale, commissaire Boubacar Kassé, directeur de la Sûreté régionale de Conakry.

«Ma fille Aïssatou Fall (25 ans) est allée il y a à peu près un mois à travers Moussa Conté. Mais, elle est actuellement inquiète parce qu’on lui a retiré tous ses papiers, et au lieu de Astou on l’appelle Astoum. J’étais venue voir Moussa pour que ma fille revienne, mais je l’ai trouvé en prison ici», nous a confié Rouguiatou Savané mère de Aïssatou Fall.

Moussa Conté, présumé trafiquant, a reconnu avoir envoyé 07 personnes, dont 03 guinéennes, au Koweït.

La Police judiciaire guinéenne, les Renseignements intérieurs, Interpol, l’OPROGEM et la Police sierra léonaise, sont en train de mener les enquêtes pour démanteler ces réseaux de trafiquants d’êtres humains opérant entre les Républiques de Guinée et Sierra Léone.

Source: AGP

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