Mercredi 17 Janvier 2018

Santé: plusieurs structures sanitaires équipées par l’Etat

Santé: plusieurs structures sanitaires équipées par l’Etat
(Guinée News 09/01/18)
Des équipements sanitaires

Plusieurs structures sanitaires du pays, des hôpitaux régionaux aux postes de santé, viennent de bénéficier des équipements médicaux. Le Dr Abdourahamane Diallo, ministre de la Santé et de l’hygiène, a procédé au lancement de la distribution de ces équipements le dimanche 7 janvier à Manéah (Coyah), à l’entrepôt de la pharmacie centrale de Guinée.

Ce sont des kits composés de mobiliers général, médical et des équipements techniques parmi lesquels on peut citer, entre autres, des lits d’hospitalisation, des défibrillateurs, des aspirateurs chirurgicaux à pédale, des aspirateurs électriques, des chariots brancards pour un coût global de 59 milliards GNF financés par le budget national.

«Cette distribution d’équipements médicaux vers les structures sanitaires est une grande première. A la suite de l’épidémie à virus Ebola, le président Alpha Condé a donné des instructions très claires au département de la Santé à savoir, relancer le système de santé, améliorer l’accès et la qualité des soins. Pour nous, cela passe par une infrastructure adaptée, un niveau d’équipement adéquat et un personnel qualifié. […] C’est avec le budget de développement de l’Etat guinéen que nous avons fait cette acquisition. C’est pour la première fois qu’une telle quantité en équipements est acquise en une seule fois et va être distribuée aux structures sanitaires», a expliqué le ministre Abdourahamane Diallo.

Pour le Dr Sékou Condé, Directeur des établissements sanitaires, ces équipements visent à améliorer le système sanitaire du pays. « Avec ces équipements, nous osons espérer que la qualité des soins va s’améliorer et que les conditions de travail vont aussi être les meilleures. C’est de cette façon qu’on pourra impacter facilement un certain nombre d’indicateurs, c’est-à-dire éviter les infections, les complications, réduire le taux de mortalité. »

Parlant des critères de choix des structures devant bénéficier de ces équipements, le Dr Condé précise : « pour identifier les structures bénéficiaires, nous avons utilisé une logique globale. Vous savez que dans le secteur de la santé, il y a plusieurs intervenants. Il y a les partenaires techniques et financiers, et il y a l’Etat. Chaque partenaire a dans son volet la fourniture d’un certain nombre d’équipements. Donc toutes les zones qui vont bénéficier d’équipements ont été exclues. C’est comme la zone de l’Union Européenne qui est en Guinée forestière et une partie de la Moyenne Guinée qui est occupée par la Banque mondiale. Toutes les autres zones qui n’ont pas d’appui technique, vont être les bénéficiaires. Ce sera dans la région de Boké, Kindia, Faranah, de Kankan et de Labé majoritairement. Les besoins sont énormes et la quantité qui est là ne peut pas couvrir toutes les structures. Donc, nous avons procédé à un ciblage par préfecture et on a demandé à chaque Direction préfectorale de la santé (DPS) d’identifier deux centres de santé prioritaires qui vont être bénéficiaires. Au-delà des zones d’exclusion, tous les hôpitaux préfectoraux vont avoir un kit général constitué de mobilier général, de mobilier médical, mais surtout des petits équipements pour les interventions chirurgicales. Au niveau de chaque chef lieu de région, il a été retenu de doter l’hôpital régional plus quatre centres de santé et huit postes de santé. Au niveau de chaque DPS, l’hôpital préfectoral, deux centres de santé et quatre postes de santé. »

En Guinée, il est fréquent que des équipements destinés à des services publics n’y arrivent pas. Mais le ministre de la Santé est ferme là-dessus : « Il est important pour nous de nous assurer que cet équipement qui est déployé vers les structures de santé y reste et qu’il soit maintenu et entretenu comme il le faut, qu’il soit utilisé à bon escient. Voilà pourquoi à chaque distribution je dis que les équipements qui se découvriraient des jambes, je vais les couper. Si un équipement est envoyé vers une structure sanitaire et qu’une mission de supervision qui s’y rende ne se trouve pas cet équipement c’est zéro tolérance. La rigueur de la loi s’appliquera sur le site où on ne trouverait pas cet équipement.»

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