Lundi 23 Octobre 2017

« Nous descendrons, s'il le faut dans la rue... »

« Nous descendrons, s'il le faut dans la rue... »
(Guinee Actu 09/08/17)
Aboubacar Sylla, le président de l'Union des forces du changement (UFC)

La promulgation du nouveau code électoral et l'affaire du 28 Septembre ont été des sujets abordés le samedi 5 Août dernier par Aboubacar Sylla, le président de l'Union des forces du changement (UFC), lors de l'assemblée générale hebdomadaire de son parti. Deux semaines après la dernière rencontre avec ses militants, le président de l'UFC dénonce la récente sortie du ministre de la Justice sur l'affaire du 28 Septembre.

C'est par la présentation des nouveaux adhérents que l'UFC a entamé sa traditionnelle assemblée. Après l'intervention des différents responsables, Aboubacar Sylla a, d'entrée, dénoncé la promulgation du nouveau code électoral par le président de la République. Selon le coordinateur du FAD, Alpha Condé a violé la loi. « Nous avons reproché à M. le président de la République, la violation de la procédure législative relative à l'adoption des textes. Quand un texte est adopté à l'assemblée nationale, si c'est une loi organique qui est transmise au président de la République, le président a l'obligation de soumettre ce texte à l'avis de constitutionnalité de la Cour constitutionnelle. Tous les délais légaux ont été faussés, depuis le délai d'examen par la Cour constitutionnelle jusqu'au délai de promulgation, tous les délais légaux ont été dépassés », regrette le président de l'UFC.

Sur la même lancée, Aboubacar Sylla ajoute que seule l'Assemblée nationale a le monopole de modifier une loi. « Le président de la République s'est précipité récemment pour promulguer ce texte. Nous avons dit que ce texte, compte tenu des amendements qui ont été faits par la Cour constitutionnelle, devait retourner en seconde lecture à l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale est la seule institution du pays qui est autorisée à changer même une virgule d'un texte. Le président de la République ne peut pas faire le toilettage d'un texte, le gouvernement encore moins, seule l'Assemblée nationale devait faire ce toilettage. Cela n'a pas été fait », déplore le président de l'UFC.

Aboubacar Sylla irrité par Cheick Sako

Par ailleurs, la récente sortie du ministre de la Justice sur l'affaire du 28 Septembre, irrite le président de l'UFC. « Cela fait 8 ans depuis que la tragédie du 28 Septembre a eu lieu jusqu'à présent, impossible de commencer le procès. Tous les jours, on nous donne de nouvelles dates et le ministre de la Justice qui se prend pour un procureur ou pour un juge est tous les jours devant les médias en train de prendre les engagements qu'il repousse chaque année d'une année sur l'autre. Là aussi, nous ne sommes pas d'accord », a-t-il indiqué.

Plus loin dans son allocution, Aboubacar Sylla menace de descendre dans la rue pour le transfèrement du dossier à la CPI. « La dernière conférence de presse du ministre, il n'est pas stable sur l'ouverture du procès à la fin de cette année. Cela veut dire que c'est une autre fuite en avant qui est en train de s'organiser. Si d'ici à la fin de cette année, ce procès ne s'ouvre pas, nous nous battrons avec la société civile avec les citoyens guinéens conscients pour que ce crime ne soit pas impuni. Nous descendrons, s'il le faut dans la rue, nous manifesterons pour que ce dossier soit transféré à la CPI », prévient leader de l'UFC.

Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu

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