Mercredi 13 Décembre 2017

Élections locales en Guinée : Alpha Condé met fin à douze ans d’attente

Élections locales en Guinée : Alpha Condé met fin à douze ans d’attente
(Jeune Afrique 06/12/17)
Le président guinéen Alpha Condé

Le décret présidentiel convoquant les Guinéens aux urnes pour le 4 février 2018 a été publié lundi soir sur les antennes de la télévision nationale. Ce qui met fin à douze ans d’attente, les dernières élections locales remontant en 2005 sous la présidence de Lansana Conté.

Hormis la présidentielle de 2015 qu’Alpha Condé a tenu à organiser à la bonne date, aller aux élections a, depuis 2005, été un exercice difficile. La longue maladie de son prédécesseur Lansana Conté, mort en décembre 2008, suivie de l’incertaine transition militaire dirigée par Dadis Camara, puis du général Sékouba Konaté, avant les violentes manifestations de rue de l’opposition dénonçant l’absence de volonté politique sous le premier mandat du président Alpha Condé… Autant de facteurs qui ont relégué au second plan l’élection des élus locaux.
Instabilité institutionnelle

A cette instabilité sociopolitique s’ajoute celle, institutionnelle, de la Commission électorale nationale indépendante. Une Ceni qui, depuis 2010, a vu cinq présidents se succéder à sa tête.

Actuellement, les communes urbaines – au niveau des préfectures – et rurales – les sous-préfectures – sont dirigées par des « délégations spéciales » nommées au prorata des voix obtenues par chaque parti politique à la dernière présidentielle de 2015.

Un système qui a mis fin à l’hégémonie du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, qui avait auparavant délogé les « maires périmés » – dont le mandat de cinq ans était arrivé à expiration en 2010 – pour installer ses affidés.

Dans l’attente des résultats des élections communales et communautaires du 4 février prochain, le RPG Arc-en-ciel a donc été contraint de partager ce pouvoir décentralisé avec l’opposition, notamment l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) du chef de file Cellou Dalein Diallo, et l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, respectivement deuxième et troisième parti politique au vu des résultats des scrutins organisés depuis 2010.

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