Vendredi 26 Mai 2017

Code électoral amendé : le Front anti code ne s'avoue pas vaincu

Code électoral amendé : le Front anti code ne s'avoue pas vaincu
(Guinee Actu 17/03/17)
Dr Faya Millimouno

L'INIDH a saisi la Cour constitutionnelle le mardi 7 Mars dernier pour l'inconstitutionnalité du nouveau code électoral, après avoir été saisie à son tour, par plusieurs entités dont le Front National pour la Défense des Droits des Citoyens. Cette entité créée au lendemain de la signature des conclusions issues du dialogue politique du 12 Octobre 2016, a animé une conférence de presse le 9 Mars pour expliquer les raisons de son recours par rapport à « l'inconstitutionnalité » de cette loi.

Après l'adoption du nouveau code électoral par l'Assemblée nationale, c'est autour de la Cour constitutionnelle d'examiner et de se prononcer sur la constitutionnalité ou pas du texte, selon la loi.

« Le FNDDC a conformément à l'article 96 de la Constitution saisit l'INIDH pour qu'un recours en inconstitutionnalité soit introduit auprès de la Cour constitutionnelle, afin que la loi portant code électoral soit renvoyée à l'Assemblée nationale pour une seconde lecture en vue d'un éventuel amendement.

C'est le lieu de lancer un appel aux membres de la Cour constitutionnelle pour qu'elle examine le recours qui lui a été transmis avec sérénité, en tenant compte des arguments juridiques relevés par le front, les autres entités qui ont saisi l'INIDH.

En rejetant le texte portant code électoral, les membres de la Cour auront rendu un service mémorable aux Guinéens qui aspirent à vivre dans la paix et la sécurité en tenant compte des valeurs sociologiques qui fondent notre société. Laisser les partis politiques désigner les chefs de quartiers pourrait causer la violence, contribuer à développer la méfiance entre les citoyens », déclare Saikou Yaya Diallo, député de l'UFR, membre du Front.

Dans la même lancée, Saikou Yaya Diallo réitère l'engagement du FNDDC à maintenir le cap si la Cour constitutionnelle ne tranchait pas en sa faveur. « Si le recours introduit en son nom notamment, est rejeté, le Front national pour la défense des droits des citoyens compte mener des actions citoyennes pour marquer son indignation », promet-il.

Pour Dr Faya Millimouno, la promulgation d'un tel code électoral est une violation de la constitution.

« Nous avons dit que le débat était certes momentanément terminé à l'hémicycle, mais le débat allait se poursuivre dans un palais de justice et aujourd'hui c'est fait grâce à l'INIDH. Nous avons un recours qui est désormais sur la table de la Cour constitutionnelle. Les membres de la Cour vont se prononcer sur la constitutionnalité ou pas. Nous devons protéger la constitution qui est menacée aujourd'hui de toute part », insiste le président du BL.

La balle est donc désormais dans le camp de la Cour Constitutionnelle, qui va départager les deux camps.

Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu

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