Mardi 19 Septembre 2017

Baccalauréat : « En Guinée, nous sommes en train de moraliser l’épreuve »

Baccalauréat : « En Guinée, nous sommes en train de moraliser l’épreuve »
(Jeune Afrique 14/07/17)

Le baccalauréat a longtemps traîné une image sulfureuse en Guinée. Le ministre de l'Enseignement pré-universitaire assure que des mesures sont prises pour lutter contre la fraude.

Fuites des sujets, achats de notes, substitution des candidats… L’épreuve du baccalauréat en Guinée était marquée chaque année par de nombreuses irrégularités, faisant parfois passer l’obtention du précieux diplôme pour un vaste trafic organisé.

Alors que 95 000 candidats viennent tout juste d’achever les dernières épreuves de la cuvée 2017 du bac guinéen, ce mardi 11 juillet, Ibrahima Kalil Konaté, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation nommé en février, garantit à Jeune Afrique que, désormais, la fraude est marginale.

Jeune Afrique : Quelle a été l’ampleur de la fraude cette année ?

Ibrahima Kalil Konaté : Très limitée. D’ailleurs, nous avons surtout constaté des tentatives de fraude. Dans la capitale Conakry et à l’intérieur du pays, nous avons sanctionné 21 surveillants enseignants et 20 candidats au baccalauréat. Ils utilisaient leur téléphone, alors que leur usage était strictement interdit, même pour les surveillants. Pour ces derniers, la sanction est également due à des négligences et des manquements dans l’exercice de leur mission, comme des tentatives de communication avec les élèves pendant l’épreuve ou des mesures de sécurité non respectées. Les élèves ne pourront postuler à aucun diplôme pendant cinq ans et les enseignants n’exercerons plus et seront exclus du jury des examens pour la même période.

L’avant-dernier jour des épreuves, il s’est tout de même passé quelque chose d’assez insolite à Kaloum, dans le centre-ville de Conakry, où des élèves de deux centres d’examens ont brièvement séquestré leurs enseignants…

Les enseignants remplissaient leur mission de surveillance. Les élèves en question ont tenté d’introduire des documents dans la salle d’examen par le biais de complices à l’extérieur. Or, toutes les entrées étaient sous bonne garde. Ils ont été pris la main dans le sac et c’est pour cette raison qu’ils se sont révoltés, en se plaignant de la sévérité de leurs professeurs.

Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/457353/archives-thematique/guinee-avons-mora...

Commentaires facebook