Samedi 24 Juin 2017

A la Une: Ghana, mortelle station-service

RFI
Vendredi, 5 Juin, 2015

" Plus de cent morts ! », dénombre le quotidien Le Pays, au Burkina Faso, une « véritable hécatombe. […] Quel triste destin ! Quelle horreur ! », face à cette tragédie qui « subjugue bien des consciences ».

Depuis plusieurs jours, la station était occupée en permanence par des gens cherchant à s’abriter des pluies torrentielles. Trois jours de deuil national ont été décrétés.

Et pour en prévenir la récidive, Le Pays se réfère à la sagesse traditionnelle en citant un proverbe : « pour avoir raison sur le scorpion, il faut d’abord se donner la peine de balayer sa cour ».

« Plus jamais Ça ! », implore aussi Fasozine. Car ce dramatique incendie aurait peut-être pu être évité si certaines mesures préventives étaient prises comme le « curage des caniveaux et égouts » à l’approche de la saison des pluies, regrette le confrère ouagalais. Seulement voilà, « d’Abidjan à Ouagadougou en passant par Conakry », les quartiers populaires et les bidonvilles sont devenus de véritables « poudrières environnementales », constate-t-il.

Burundi : médiation contestée

Après un mois et demi de crise, le paysage politique est figé au Burundi. Le président Pierre Nkurunziza a signé hier le décret reportant sine die les élections communales et législatives qui devaient se tenir aujourd’hui. Et cette crise s’en double d’une autre, crise de confiance celle-là, entre l’opposition et la médiation onusienne. Saïd Djinnit, le médiateur de l’ONU, aurait transmis aux présidents réunis récemment à Dar es Salam, un rapport dont les dirigeants de l’opposition « n’avaient point connaissance », explique Guinée Conakry Info. Saïd Djinnit n’est plus, à leurs yeux, crédible, « il est même pour un troisième mandat de Nkurunziza, ce qui encouragerait ce dernier à persévérer dans l’entêtement », résume le site Internet guinéen. Qui « voit mal » comment la communauté internationale renierait son diplomate « du jour au lendemain » et qui qualifie cette crise de confiance de « faux bras de fer ».

En France, le quotidien Le Figaro note également au détour d’un article consacré à l’ajournement « sine die » de « l’élection controversée » au Burundi que les partis d’opposition ont demandé hier soir aux nations-Unies la nomination d’un nouveau médiateur, reprochant à l’actuel, Saïd Djinnit, d’avoir « soutenu » le principe d’un troisième mandat du président sortant. Le Figaro relève aussi une « nette concession » du clan présidentiel, via une déclaration d’un « conseiller » anonyme, selon qui la question du troisième mandat n’est pas un « sujet tabou », alors qu’elle était jugée « non négociable » il y a peu.

RDC : médiation réclamée

Le secrétaire d’Etat adjoint américain à la démocratie et aux droits de l’Homme, Tom Malinowski, appelle Joseph Kabila à ne pas tenter de se maintenir au pouvoir ou de reporter les élections en faisant des rencontres politiques en cours un « prétexte ».

Des déclarations, c’est à noter, pas encore commentées par la presse congolaise en ligne disponible ce matin, mais qui ont été aussitôt mises en ligne en France par le site Internet Slate Afrique, qui se garde bien toutefois de les commenter, se bornant à reproduire l’information délivrée telle quelle par l’Agence France presse.

De son côté, au Congo voisin, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville met l’accent sur le recours à un « médiateur étranger » relancé à Kinshasa par l’UDPS d’Étienne Tshisekedi. « Ce n’est qu’à ce prix que ce parti pourrait accepter de participer au dialogue ». Pour « Les Dépêches », une chose est « sûre », c’est que cette prise de position de l’UDPS « plombe davantage » les consultations présidentielles qui risquent de se négocier sans les « principales » forces politiques de l’opposition.