Jeudi 18 Janvier 2018

Lutte contre la corruption : Accra prend le taureau par les cornes

Lutte contre la corruption : Accra prend le taureau par les cornes
(Le Point 08/01/18)
Nana Akufo Addo

Le débat sur la lutte contre la corruption est relancé au Ghana. Il bat même son plein depuis que le président ghanéen Nana Akufo Addo a promulgué début janvier un projet de loi portant création du nouveau Bureau du procureur spécial (OSP). Soit une agence spécialisée chargée d'enquêter sur les affaires de corruption impliquant des fonctionnaires, des personnes politiquement exposées et des personnes du secteur privé. L'objectif est clair : il s'agit surtout d'éviter l'instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Qui ne se souvient du dernier scandale dont se faisait écho avec délectation toute la presse nationale et surtout internationale en relatant l'histoire incroyable de la cette fausse ambassade des États-Unis ouverte à Accra et qui délivrait en toute impunité et depuis dix ans des passeports et des visas contre de fortes sommes d'argent.

Entré en fonction il y a tout juste un an, le chef de l'État ghanéen a fait de la lutte contre la corruption une de ses promesses de campagne. Où en est son pays, le Ghana, dans la lutte contre la corruption, alors que de nombreux scandales ont éclaboussé la présidence de Mahama Dramani, dont le dernier en date ? Comment les Ghanéens perçoivent-ils la corruption et jusqu'où le gouvernement peut-il aller pour lutter contre ce fléau ?

« La démocratie ne fait pas tout »
« Mon espoir et mes attentes sont que la création de ce bureau va constituer une étape importante dans notre détermination collective à éradiquer la corruption de la vie publique de notre pays. Nous savons tous que cela a été un fléau majeur dans le développement du Ghana », a déclaré mardi 2 janvier le président ghanéen lors d'une cérémonie au sein de Flagstaff House, le palais présidentiel. Alors que la corruption est un problème épineux qui imprègne chaque tissu de la société ghanéenne, en particulier le secteur public, Nana Akufo Addo va plus loin, il estime que c'est « l'un des pires fléaux qui s'opposent au développement du Ghana ».

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