Samedi 16 Décembre 2017

Ghana : Anna Bossman, diplomate de père en fille

Ghana : Anna Bossman, diplomate de père en fille
(Jeune Afrique 16/11/17)
La nouvelle ambassadrice du Ghana en France, Anna Bossman et le président français Emmanuel Macron

Rencontre avec la nouvelle ambassadrice du Ghana, Anna Bossman de passage à Paris.

Élégamment vêtue d’un ensemble en wax jaune et turquoise, Anna Bossman, 59 ans, arrive détendue au siège de Jeune Afrique, à Paris. Quelques jours auparavant, le 13 octobre, elle présentait ses lettres de créance au président français, Emmanuel Macron, à l’Élysée, devenant ainsi officiellement le nouvel ambassadeur du Ghana en France.

L’élection du directeur général de l’Unesco, se souvient-elle, se tenait le même jour, à moins de 5 km de là. Un scrutin tendu et serré, finalement remporté par la Française Audrey Azoulay face aux candidats qatari et égyptien. « Je souriais, et Macron souriait », résume celle qui est aussi ambassadrice du Ghana au Portugal et déléguée permanente du Ghana auprès de l’Unesco, de l’OCDE et de la Francophonie. « Il était de très bonne humeur. »
Expérience(s) parisienne(s)

Anna Bossman a été formée au Ghana, mais elle n’est pas une nouvelle venue en France. Elle connaît même depuis longtemps la villa Saïd, qui abrite les locaux de l’ambassade dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Son défunt père fut, entre 1964 et 1967, ambassadeur du Ghana en France. « Et aujourd’hui je suis assise à son bureau », dit-elle. C’est durant ces années passées en France aux côtés de son père qu’elle a appris le français – une langue à laquelle elle emprunte des termes de temps à autre.

C’est aussi à Paris, dans les années 1960, qu’elle fit pour la première fois l’expérience du racisme. Elle se promenait avec une amie française dans les allées du parc Monceau, dans le non moins chic 17e arrondissement, quand deux jeunes garçons moquèrent la couleur de sa peau.

Son amie, raconte-t-elle, a immédiatement pris sa défense. « Elle s’est levée, prête à les affronter, et c’est ce qui m’a donné la force de leur demander ce qu’ils avaient contre les Noirs. » C’est ce jour-là qu’elle se découvre un intérêt – qui ne la quittera plus – pour la protection des droits et des libertés d’autrui.

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