Dimanche 19 Novembre 2017
(RFI 14/11/17)
A Banjul, le procès de neuf anciens agents de la NIA, les services secrets de l'ancien dictateur gambiens, devait être le procès symbolique de la transition post-Yahya Jammeh. Ils sont accusés de tortures à l'encontre d'opposants et du meurtre du leader politique Solo Sandeng. Mais depuis son début, il y a huit mois, le procès traîne en longueur. Il y a tout d’abord eu des batailles sans fin autour des questions de procédures. Puis le changement de toute l'équipe du procureur, un changement contesté par les avocats de la défense, ce qui a conduit à une interruption du procès pendant plus de trois mois. Et enfin, une audience annulée à la suite de l'hospitalisation d'un...
(Apa 11/11/17)
APA-Banjul (Gambie) - Le ministre gambien de l’Intérieur, Fatty Barrow, a été limogé et remplacé provisoirement par son collègue de la Justice, Abubacarr M. Tambedou, rapporte un communiqué de la présidence de la République. Selon le communiqué publié vendredi, en procédant au limogeage de Fatty Barrow, le chef de l’Etat gambien applique une prérogative que lui confère la Constitution de son pays. Chef du « Gambian Moral Congres » (GMC, parti gambien de l’éthique), M. Fatty est membre de la coalition de l'opposition qui a porté Barrow au pouvoir lors de l'élection présidentielle de décembre de l’année dernière. Le leader du GMC est ainsi le premier à quitter le gouvernement depuis l'arrivée de Adama Barrow au pouvoir en janvier, après...
(Le Monde 08/11/17)
Neuf agents des services de renseignement de l’ex-dictateur sont accusés de torture, d’enlèvement et de meurtre. Un procès maintes fois repoussé qui agite le pays. Ce devait être un procès emblématique de la Gambie post-Jammeh. A Banjul, la capitale, neuf agents de la défunte National Intelligence Agency (NIA), l’agence de renseignement de l’ex-dictateur, sont visés par vingt-cinq chefs d’accusation, dont le plus grave, celui de « meurtre », en avril 2016, sur la personne de Solo Sandeng, opposant politique battu...
(Le Monde 06/11/17)
Ousman Sonko, qui fut aussi chef de la garde spéciale de Yahya Jammeh et de la police est visé par une enquête. S’il y a procès, il risque la réclusion à perpétuité. C’était l’un des bras armés du régime autoritaire de Yahya Jammeh. Ousman Sonko, ministre de l’intérieur gambien de 2006 à 2016, est visé par une enquête du parquet fédéral suisse pour soupçons de « tortures et crimes contre l’humanité » depuis le 28 janvier. Mercredi 1er novembre, estimant...
(RFI 03/11/17)
Pendant 22 ans en Gambie, le vert a été la couleur de l’APRC, le parti de Yahya Jammeh. Les monuments, les bâtiments, les affiches, tout devait être peint de la couleur officielle de l’ancien dictateur. Les vêtements n’étaient évidemment pas en reste. Porter une jupe ou un tee-shirt verts dans la rue était jusqu’à il y a peu vu comme un signe de soutien au pouvoir en place. Aujourd’hui, le vert redevient peu à peu neutre, et se retrouve parfois...
(Le Monde 02/11/17)
Portées par l’exemple du procès Habré, des Gambiens s’associent pour que l’ex-dictateur, en exil à Malabo, ait un jour à répondre de ses actes. Le samedi 21 octobre, à Banjul en Gambie, les victimes du régime de Yahya Jammeh ont lancé, avec le soutien d’organisations internationales comme Human Rights Watch, TRIAL International et la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique, la « Campagne internationale pour le procès de Yahya Jammeh et de ses principaux complices ». Cette campagne est...
(Jeune Afrique 30/10/17)
Nana-Jo N'Dow, fille d'un opposant gambien disparu sous le régime de Yahya Jammeh, est une des figures de la campagne récemment lancée en Gambie pour juger l'ancien président, exilé en Guinée équatoriale depuis son départ du pouvoir, en janvier dernier. Interview. Du 19 au 21 octobre, plusieurs ONG gambiennes et internationales de défense des droits humains se sont réunies à Banjul avec un objectif : parvenir à juger Yahya Jammeh pour les nombreux crimes présumés commis par son régime, de 1994 à 2017. Nana-Jo N’Dow est la fille d’un ex-opposant à Jammeh, disparu en 2013.
(La Tribune 30/10/17)
L’emballement s’est vite accompagné de messages de condamnation ou d’approbation. Dans sa crise avec l’Etat central espagnol, la Catalogne a déclaré unilatéralement son indépendance après l’annonce de sa suspension par le gouvernement de Mariano Rajoy. Tout de suite après, beaucoup se sont précipité pour annoncer la reconnaissance de la Catalogne par la Gambie d’Adama Barrow. Il n’en est rien. En rupture du tact diplomatique, le Ministère gambien des Affaires étrangères n'a pas hésité à qualifier l'information de « mensonge ».
(AFP 27/10/17)
Neuf anciens agents des services de sécurité gambiens accusés du meurtre en 2016 d'un opposant au président de l'époque, le très autoritaire Yahya Jammeh, ont plaidé non-coupable lors de la reprise de leur procès jeudi, après plus de six mois d'interruption. Ces neuf anciens responsables de la défunte Agence nationale du renseignement (NIA, l'instrument de répression du régime Jammeh) sont notamment accusés de "meurtre et complot en vue de commettre un meurtre" de Solo Sandeng, opposant à Jammeh décédé en avril 2016 alors qu'il était détenu par la NIA.
(Jeune Afrique 24/10/17)
Des victimes de Yahya Jammeh, soutenues par des ONG gambiennes et internationales, se sont réunies du 19 au 21 octobre à Banjul pour réfléchir au meilleur moyen de traduire l'ex-président gambien en justice pour les crimes commis par son régime. Inspirées par la bataille juridique qui a permis aux victimes tchadiennes de faire juger l’ancien président Hissène Habré, condamné à la perpétuité par les Chambres africaines extraordinaires de Dakar, plusieurs victimes gambiennes entendent aujourd’hui obtenir justice pour les crimes qu’elles ont subi sous le régime de Yahya Jammeh, de 1994 à 2017. Du 19 au 21 octobre, des dizaines d’entre elles se sont réunies à Banjul avec plusieurs ONG gambiennes...
(APA 24/10/17)
APA-Dakar (Sénégal) - Les victimes du régime de l’ex-président gambien Yahya Jammeh, en collaboration avec des activistes locaux et internationaux, lancent une campagne internationale pour le traduire en justice, lui et ses complices. La campagne est dirigée par le Centre pour les victimes des violations des droits de l’homme mis en place plus tôt cette année pour les aider à se battre et à obtenir justice. Les victimes de Jammeh et les activistes se sont rencontrés à Banjul le samedi...
(AFP 23/10/17)
Des victimes du régime de l'ancien président gambien Yahya Jammeh, soutenues par des ONG locales et internationales, ont annoncé samedi le lancement d'une "campagne internationale" pour qu'il soit traduit en justice, mais prévenu que cela pourrait prendre des années. Yahya Jammeh, un ancien militaire, a dirigé d'une main de fer ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le Sénégal de 1994 à janvier 2017. Il vit aujourd'hui en exil en Guinée équatoriale. Son régime est accusé par les défenseurs des droits de l'homme d'avoir eu recours à des actes systématiques de torture contre des opposants politiques et des journalistes, à des exécutions extra-judiciaires...
(La Tribune 17/10/17)
L’armée gambienne est-elle infiltrée par des soldats acquis à Yahya Jammeh ? Sous le cocon de protection de la mission de la CEDEAO en Gambie, Adama Barrow a en tout cas entamé une purge dans les rangs de l’armée gambienne. Sept hauts gradés ont été radiés de la Grande muette. Leur tort ? Avoir livré des informations sensibles à l’ex-président, aujourd’hui en exil en Guinée équatoriale. Au-delà, ce serait un vaste complot qui met en danger Adama Barrow. Nous sommes...
(RFI 10/10/17)
Depuis son arrivée au pouvoir, le nouveau président gambien Adama Barrow a fait du secteur de la sécurité l’une de ses priorités, pour consolider la démocratie. Les soldats qui ont commis des exactions sous Jammeh ont été arrêtés, ou se sont enfuis. Mais, après 22 ans de dictature, reposant en grande partie sur une société très militarisée, il reste encore beaucoup de réformes à mettre en place pour obtenir une armée professionnelle et un pays sécurisé. Il y a dix mois, le 9 décembre dernier, en Gambie, après avoir dans un premier temps accepté sa défaite électorale, l’ancien président Yahya Jammeh...
(RFI 09/10/17)
Depuis la chute de Yahya Jammeh, des soldats anciennement sous ses ordres sont régulièrement arrêtés. Parmi eux se trouvent des membres de son ancienne milice secrète, soupçonnée de graves exactions. Mais aussi des militaires qui partageaient leurs velléités de déstabilisation du pays via un groupe WhatsApp. Depuis leur arrestation, ces soldats sont détenus sans voir de juge ni d’avocat. Le vice-caporal Sambujang Bojang est détenu depuis trois mois dans un camp militaire pour avoir aidé un autre soldat à s’échapper. Sa femme, Sunkaru Jarju, dénonce une détention...
(APA 05/10/17)
APA-Banjul (Gambie) - Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) de la Gambie, Alieu Momar Njai, a déclaré que la commission envisageait de remplacer les billes de marbre, utilisées jusqu’ici pour voter en Gambie, par des bulletins et ce dès les prochaines élections. Depuis l’époque où le pays était sous la domination coloniale britannique au début du 20ème siècle, les Gambiens ont toujours voté avec des billes de marbre comme ce fut le cas lors de la présidentielle de décembre dernier sanctionnée par la victoire de Adama Barrow sur Yaya Jammeh.
(Xinhua 02/10/17)
Un forum des Premières Dames de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), sur l'éradication de la fistule obstétricale en Afrique de l'Ouest et la protection des droits de l'enfant, se tiendra le 5 octobre prochain à Niamey, capitale nigérienne, a-t-on appris dimanche à Cotonou de source officielle. Ce forum permettra de faire un plaidoyer pour le renforcement du partage d'expériences pour l'élimination des mutilations génitales féminines en Afrique de l'Ouest, et de formuler une recommandation sur...
(RFI 30/09/17)
Près de six mois après les élections législatives en Gambie et l'écrasante victoire de l'UDP, l'ancien parti du président Adama Barrow, la mission d'observation de l'Union européenne a remis son rapport final. Les observateurs européens ont été présents sur place durant tout le processus électoral. Ils ont présenté vendredi 29 septembre leurs recommandations pour une amélioration du système électoral gambien à court terme pour les élections locales d'avril prochain, mais aussi à plus long terme, en vue de la prochaine...
(SeneNews 26/09/17)
Le Président gambien, Adama Barrow, a rencontré son homologue équato-guinéen, Teodore Obiang Nguema en marge de la dernière Assemblée générale de l’Onu à New York pour parler du cas Yaya Jammeh, notamment. Barrow a dit à son interlocuteurs sa préoccupation face aux rumeurs prêtant à son prédécesseur l’intention de déstabiliser la Gambie, renseigne l’Apa reprise par le Journal « Les Echos ». Ainsi, Barrow aurait demandé à T. Nguema de signifier à Jammeh qu’il ferait mieux de se tenir tranquille...
(AFP 22/09/17)
Le nouveau président de la Gambie, Adama Barrow, s'est engagé jeudi devant les Nations unie à abolir la peine de mort dans son pays, cinq ans après le tollé international causé par l'exécution de neuf condamnés par son très autoritaire prédécesseur Yahya Jammeh. Au pouvoir depuis huit mois, M. Barrow a signé au nom de son pays cinq traités en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, dont celui prônant l'abolition de la peine capitale, ont indiqué dans un communiqué les services de la présidence gambienne. Les autres traités concernent la protection des migrants, les disparitions forcées, la transparence des investissements et l'interdiction des armes nucléaires.

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