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Lundi 27 Mars 2017
(AFP 24/02/17)
L'ex-chef de l'Agence nationale du renseignement (NIA) en Gambie, très redoutée durant le régime autoritaire de Yahya Jammeh, et huit de ses ex-collègues, ont été inculpés jeudi à Banjul du "meurtre" en avril d'un opposant peu après son arrestation. Yankuba Badjie, ex-directeur général de la NIA et ses huit co-accusés ont été mis en examen pour "meurtre et complot en vue de commettre un meurtre", puis ont comparu devant un tribunal devant lequel ils ont plaidé non coupable, a constaté un journaliste de l'AFP. La NIA - rebaptisée depuis "Service de renseignements d'Etat" par le nouveau président Adama Barrow - était considérée comme l'instrument de répression du régime de Yahya Jammeh, qui a dirigé la Gambie d'une main de fer...
(Jeune Afrique 24/02/17)
Nous avons tous vécu avec effarement le dénouement du processus électoral en Gambie. Cette tragédie a eu lieu dans notre propre chair. Nous disons « notre », car l’événement a lieu au cœur d’un même peuple que je nommerai pour l’occasion Gambisen ou Sengambie. Ces deux peuples sont séparés par une frontière virtuelle : la langue du colon. Tous les acteurs sont d’accord pour dire que la crise en Casamance est due à la discontinuité du territoire Sénégalais. Cela devient inéluctable : à long terme, la Gambie et le Sénégal devront fusionner et redevenir un même peuple. L’obstacle à cette réunification est la différence des langues héritées de la période coloniale. Force est de constater que les pays anglophones ont...
(Autre média 24/02/17)
En Gambie, le nouveau président Adama Barrow a promis que la justice sera désormais partie intégrante de la vie des gambiens. Dans cette optique, 9 anciens agents de renseignements y compris l’ancien Chef de l’Agence nationale du renseignement sous Yahya Jammeh ont été inculpés hier du meurtre de Solo Sandeng, un opposant en Avril dernier. Yankuba Badjie, l’ex-directeur de l’agence et ses anciens collègues ont affirmé vouloir plaider non coupables. Il y a quelques jours, une autre affaire défrayait la chronique dans le pays: l’annonce du détournement de l’argent public toujours sous Yahya Jammeh.
(SeneNews 24/02/17)
Ce vendredi 24 février, la Gambie accueillera Makhtar Diop qui est le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. Une rencontre qui permettra à l’émissaire de la BM d’échanger avec Adama Barrow et M. Amadou Sanneh, gouverneur du Groupe de la Banque mondiale pour la Gambie et par ailleurs ministre des Finances et des Affaires économiques.Outre cette rencontre d’avec le président et Mr Sanneh, Makhtar Diop va également rencontrer les organisations de la société civile, y compris les organisations de jeunes et le mouvement « Gambia Has Decided », ainsi que des membres du secteur privé. Le secteur de l’éducation sera aussi l’hôte du vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique avec la visite du collège...
(Dakaractu 23/02/17)
Depuis lundi 20 février, Yancoba Badji et un autre officier du renseignement gambien sont entre les mains de la police. L'ancien chef de la NIA et le chef des opérations pourraient bien être poursuivis pour la mort de l'opposant gambien Solo Sendeng. Qui disait qu'Adama Barrow n'est pas à la hauteur des lourdes taches qui lui incombent ? Le nouvel homme fort semble conscient des attentes de son peuple et s’attelle à réparer toutes les injustices que celui-ci a eues à subir durant le règne de son prédécesseur. En atteste l'arrestation ce lundi de Yancoba Badji. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce dernier était le directeur de la tristement célèbre NIA. Police politique à la solde de Yahya...
(RFI 23/02/17)
Le président gambien Adama Barrow a gracié 174 détenus incarcérés sous le régime de son prédécesseur Yahya Jammeh. L'annonce avait été faite samedi 18 février à l'occasion de son discours à l'occasion de la Fête de l'indépendance aux allures de cérémonies d'investiture. Depuis mardi 21 février, ces 174 détenus, jugés ou en attente de jugement dans des affaires de droit ont été libérés, comme le confirme Amnesty International. Tous attendaient d'être jugés pour des délits de droit commun. Ils ont à présent rejoint leurs familles. Pour Stephen Cockburn, le directeur adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest, cette grâce est une façon de reconnaître les conditions de vie particulièrement difficiles dans...
(Le Soleil 23/02/17)
L’heure de la démocratie ayant sonné en Gambie, la peur a considérablement perdu du terrain. Le vent qui souffle ne laisse plus place à l’arrogance et à la menace. Mais les habitants du pays d’Adama Barrow n’ont pas encore oublié leur quotidien pendant le règne de Yahya Jammeh. Les actes posés actuellement se réfèrent souvent à ce passé. En Gambie, le soleil de la démocratie a fini par s’installer dans la vie quotidienne des populations. Après avoir vécu, pendant plus de 22 ans, sous le joug d’un régime autoritaire, les populations hument bien l’air de la liberté avec l’installation du nouveau président. Le visiteur qui a l’habitude de séjourner en Gambie, se rend compte de ce changement, dès qu’il entre...
(APS 23/02/17)
Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, se rendra en Gambie vendredi, annonce communiqué transmis à l’APS. "Lors de cette visite d’une journée, M. Diop rencontrera le président Adama Barrow et des membres du nouveau gouvernement, notamment M. Amadou Sanneh, ministre des Finances et des Affaires économiques et gouverneur du Groupe de la Banque mondiale pour la Gambie", indique le texte. Il ajoute que "Makhtar Diop va également rencontrer les organisations de la société civile, y compris les organisations de jeunes et le mouvement +Gambia Has Decided+, ainsi que des membres du secteur privé". Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique visitera également le collège de Kotou, bénéficiaire du programme d’appui de...
(La Tribune de Genève 23/02/17)
RundschauLe nouveau gouvernement de Gambie veut faire juger son ancien ministre de l'Intérieur Ousman Sonko par un tribunal gambien. La Suisse doit remettre Ousman Sonko aux autorités gambiennes afin qu'il puisse être poursuivi pour les actes qui lui sont reprochés, a déclaré le ministre gambien des affaires étrangères, Ousainou Darboe, mercredi à l'émission Rundschau de la télévision publique alémanique SRF, dont l'ats a pu consulter les sources. M.Sonko est notamment soupçonné de crimes contre l'humanité. «Les témoins sont ici, les victimes sont ici. Tous seraient satisfaits que justice leur soit faite», a ajouté le ministre. Ousman Sonko peut compter sur un procès loyal et objectif, a renchéri son collègue de l'intérieur, le ministre Mai Fatty. «Avec son aide, nous pourrions...
(Leral 23/02/17)
Avant son départ du pouvoir, des proches de Yaya Jammeh ont organisé le pillage en règle de la Banque de centrale de la Gambie, selon des documents fournis par le nouveau ministre des Finances du pays. Pas moins de 48 milliards de dalasis ont été soustraits des coffres-forts de la banque centrale par des membres du premier cercle de Yaya Jammeh. La révélation a été faite au cours d'un point de presse par le ministre gambien des Finances, Amadou Sanneh. Pour étayer son accusation, le nouvel argentier du gouvernement du Président Adama Barrow a sorti une pile de documents particulièrement accablants pour les mis en cause. Ainsi, révèle-t-il, après que ses services ont procédé à des investigations au niveau de...
(Autre média 23/02/17)
Le nouveau président de la Gambie, Adama Barrow, a nommé hier cinq nouveaux ministres. Il s’agit de Demba Ali Jawo, ancien journaliste, ministre de l’Information et de la Communication, Bai Lamin Jobe, ministre des Travaux et des Transports, Claudio Cole ministre de l’Éducation de base et secondaire, Badara Joof, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche, de la science et de la technologie, et Saffie Lowe Ceesay, ministre de la Santé et de la Protection sociale. Aja Fatoumatta Jallow-Tambajang cumule le poste de vice-présidente avec le portefeuille de ministre responsable des affaires féminines. Toutefois, on attend toujours la nomination des ministres du Pétrole et de l’Énergie.
(Autre média 23/02/17)
Yaya Jammeh, le président vaincu est prêt à utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour s’accrocher au pouvoir. Si l’on s’en tient à Buzzfeed news créé par Huffington Post, Jammeh a décidé de recruter chez les ex-mercenaires libériens et sierra léonais pour gonfler les rangs de son armée évalués officiellement à 1000 soldats. A 15 jours de la fin de son mandat, il se prépare à une éventuelle intervention militaire qui prend l’apparence de l’évidence: il est allé solliciter les services d’ex mercenaires sierra leonnais et libériens ou même ivoiriens. « Jammeh est prêt à combattre jusqu’au bout et à dépenser de l’argent pour rester au pouvoir « , a déclaré un ancien soldat libérien, recruté par ses services.
(AFP 22/02/17)
Le président gambien Adama Barrow a gracié 174 personnes incarcérées sous le régime de son prédécesseur Yahya Jammeh, a annoncé mardi une source pénitentiaire gambienne à l'AFP à Banjul. En vertu de ses pouvoirs, le président Barrow "a accordé la grâce à 174 prisonniers", tous des détenus de droit commun, a déclaré cette même source. Le pardon leur a été accordé le 18 février. "Toutes les personnes graciées ont été libérées et ont rejoint leurs familles". Des Sénégalais font partie des personnes élargies, a indiqué une autre source pénitentiaire, sans préciser de nombre et sans...
(AFP 22/02/17)
L'ancien chef de l'Agence nationale du renseignement (NIA) en Gambie, très redoutée durant le régime de Yahya Jammeh, a été arrêté par la police, a annoncé mardi une source policière à l'AFP à Banjul. La NIA a été rebaptisée "Service de renseignements d'Etat" par le président Adama Barrow, qui a aussi limogé début février, peu après sa prise de fonctions, son chef Yankuba Badjie, et l'a remplacé par son ancien directeur financier, Musa Dibba. Selon la source policière jointe mardi à Banjul, Yankuba Badjie a été arrêté lundi et placé "en détention provisoire". Mardi, il était "interrogé sur des affaires survenues durant la période pendant...
(Le Monde 22/02/17)
Yankuba Badgie est le premier haut responsable de l’administration de l’ancien régime de l’autocrate gambien, parti en exil après sa défaite électorale. Les autorités gambiennes ont arrêté, lundi 20 février, l’ancien chef de l’Agence nationale de renseignement, Yankuba Badgie, dont les services sont accusés par les ONG des droits humains d’avoir torturé et tué des opposants à l’ex-président Yahya Jammeh, parti en exil en janvier. En plus de Yankuba Badgie, l’ancien directeur des opérations de renseignement, Cheikh Omar Jeng, a lui aussi été arrêté lundi, a déclaré mardi le porte-parole de la police, Foday Conta. Réformes Yahya Jammeh avait mis sur pied l’Agence de renseignement en 1994, année où il s’était emparé du pouvoir, et elle était vite devenue l’organisme...
(Jeune Afrique 21/02/17)
Depuis le départ de Yahya Jammeh, la France relance ses activités diplomatiques en Gambie, où elle n’a pas d’ambassade. Après avoir suivi de près la crise postélectorale par l’intermédiaire de Christine Robichon, envoyée spéciale de décembre à janvier, Paris a décidé de nommer un nouveau « conseiller spécial » à Banjul. Selon nos informations, le Quai d’Orsay a choisi Erwan de Gouvello, qui a déjà été en poste au Nigeria et au Tchad. D’après une source diplomatique française, ce dernier entrera en fonction d’ici à la fin février et restera « plusieurs mois ». Il sera placé sous la responsabilité de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal et accrédité en Gambie, qui remettra ses lettres de créances au président...
(SeneNews 21/02/17)
Le Sénégal va bien applaudir des deux mains la mesure prise par la Gambie de suspendre temporairement le transport de l’importation et de l’exportation de bois. Une mesure qui coupe l’herbe sous les pieds des trafiquants qui écumaient les forêts de la Casamance avant de disparaître dans le pays voisin sous le régime de Yaya Jammeh. Le ministère des forets, de l’environnement, des changements climatiques et des ressources naturelles du gouvernement d’Adama Barrow vient de suspendre toute activité liée au commerce du bois en Gambie. La déforestation induite par le trafic de bois qui avait cours entre le Sénégal et la Gambie va subir un coup d’arrêt. En effet, selon «les Echos», une note de l’autorité gambienne en charge des...
(Dakaractu 21/02/17)
Le Président Abdou Diouf ne rate aucune occasion pour manifester son affection pour Macky Sall. Recevant une délégation du CIRID venue lui présenter le logo du Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique, l'ancien chef de l’Etat sénégalais a fortement apprécié "le travail accompli par le Président Sall dans la résolution de la crise post-électorale en Gambie ". Pour l'ancien Secrétaire général de la Francophonie, " Macky Sall a fait preuve de lucidité, de courage et de responsabilité avec bien sûr le soutien de tous ses pairs de la CEDEAO - pour faire triompher la démocratie en Gambie. Le Président Diouf s'est aussi satisfait du maintien de la Gambie dans la Cour Pénale internationale. En acceptant de figurer dans...
(Les Echos 21/02/17)
D’après le quotidien gambien Daily Observer (pro-gouvernement), le Sénégal a offert à la Gambie des voitures de luxe et des motos. Celles-ci ont été commandées auprès de concessionnaires basés à Dakar. Une partie des véhicules a été convoyée par un navire sénégalais en marge des préparatifs de la fête de l’Indépendance de la Gambie, célébrée samedi et pour laquelle le Sénégal était l’invité d’honneur. Le reste devrait suivre prochainement. Ces attentions de Macky Sall en direction de son homologue gambien, Adama Barrow, sont la suite logique de l’implication du Sénégal dans la crise post-électorale qui a secoué la Gambie. Dakar ayant été à la pointe du combat pour le départ de Jammeh. Les soldats sénégalais figurent parmi les forces de...
(Leral 21/02/17)
Les limites de la Gambie : Fanti, marabout mandingue raconta à l’abbé Boilat en 1844, l’histoire de la guerre des Mandingues contre les Anglais en 1833. Ce récit en arabe transcrit en français par l’abbé Boilat est un précieux trésor, car il nous renseigne sur un pan méconnu de notre histoire. En effet, c’est à cette occasion que les Mandingues arrêtèrent la progression des Anglais à l’intérieur des terres et c’est ce qui fait qu'aujourd’hui, les frontières de la Gambie sont cantonnées dans leurs limites actuelles. Si tel n’avait pas été le cas, le Sénégal serait aujourd’hui coupé en deux et la Casamance ne ferait pas partie du Sénégal. Dans l’un des villages qui résistèrent, des canons anglais constituèrent des...

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