Mardi 24 Octobre 2017

La femme au départ du marathon de Paris un bidon d'eau sur la tête a ramené l'eau potable à son village en Gambie

ven, 24/04/2015 - 10:23 -- Patrick

INTERNATIONAL - Elle a presque volé la vedette aux autres marathoniens. Siabatou Sanneh, originaire de Gambie, a participé symboliquement au marathon de Paris qui s’est déroulé dimanche 12 avril, en tenue traditionnelle avec un bidon d’eau sur la tête. Son objectif ? Sensibiliser le monde aux problèmes d’accès à l’eau potable dans certaines régions d’Afrique.

Lancée par l’organisation Water For Africa, cette initiative devait permettre de récolter des fonds pour financer l’installation de puits d’eau potable. Pour Siabatou Sanneh, la mission est un succès. Elle est rentrée chez elle en possession du précieux matériel, d’une valeur de 4900 euros. Un cadeau inestimable pour les femmes et les enfants du village, condamnés jusqu’alors à parcourir 42 kilomètres par semaine -soit la distance du marathon de Paris- pour se fournir en eau potable.

Si dans la plupart des pays du monde, l’accès à l’eau potable semble une évidence, ce n’est pourtant pas le cas partout. Malgré de nets progrès dans les années 90, l’OMS fait état de plus d'un milliard de personnes sans accès direct à l’eau potable en 2011, dont 29% sur le continent africain, Afrique Subsaharienne, du Nord et Moyen-Orient confondus.

Pour faire face, des organisations internationales comme l’Unicef et bien d’autres se mobilisent. Mais certains particuliers ont aussi décidé d’embrasser cette cause. C’est le cas de Jean-Baptiste Descroix-Vernier, milliardaire français engagé dans la construction de puits dans différents pays d’Afrique.

Selon Water For Africa, entre 200 et 300 pompes à eau seraient nécessaires en Gambie pour approvisionner les populations et pallier aux 40 à 60% de puits ou systèmes de pompage qui tombent en ruine.