Lundi 26 Juin 2017

Gambie : Barrow déclenche la chasse aux sorcières

Gambie : Barrow déclenche la chasse aux sorcières
(Autre média 16/05/17)
Adama Barrow, président de la Gambie.

L’ancien président gambien, Yahya Jammeh a quitté le pouvoir après quelques semaines de bras de fer avec son successeur, Adama Barrow. Alors que l’ex dictateur vit en Guinée Equatoriale, des proches à lui sont interrogés par la police au sujet des biens de l’ex homme fort de Banjul. Au vu de ses antécédents judiciaires, il ne serait pas une surprise de voir les nouvelles autorités de Banjul entreprendre des actions contre l’ancien président.
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La trêve n’aura finalement duré que le temps pour l’ex président gambien, de fuir et de s’installer en Guinée Equatoriale. Le président Adama Barrow, n’aura donc pas le choix, au vu des nombreux antécédents judiciaires et sociaux de l’ex homme fort de Banjul. Trois proches de l’ancien président, à savoir, Araba Jammeh, Jalamang Jammeh et Sainey Jammeh ont été arrêtés et entendus par la police. Ils ont été remis en liberté sous caution, mais doivent à nouveau se présenter à la police ce lundi 15 mai pour la suite de l'enquête.

Une information judiciaire est en cours au sujet des biens acquis par l’ancien dictateur. Dans ce sens, magasins, fermes, bâtiments, tout est recensé et les policiers sont chargés de démêler ce qui appartient personnellement à Yahya Jammeh et ce qui appartient en fait à l'Etat gambien et ayant été acquis illégalement durant ses années au pouvoir.

Ces interrogatoires des proches de l’ancien président de la Gambie, sont des signes avant-coureurs d’éventuels démêlés judiciaires pour Yahya Jammeh. Ces enquêtes sont loin d’être des coups de tonnerre dans un ciel serein. Bien d’autres actions s’y ajoutent pour troubler le sommeil de l’ex dictateur.

Premièrement, il y a en effet, les victimes gambiennes de l’ancien dictateur qui nourrissent déjà l’idée de se constituer en partie civile, sur inspiration des victimes de l’ancien président tchadien, Hissène Habré .

Il y a ensuite les antécédents au plan social et au plan du respect des droits de l’homme. Lors des 22 ans de dictature sous Yahya Jammeh, les forces de sécurité et des groupes paramilitaires s’étaient illustrés avec des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des détentions illégales et disparitions forcées de personnes perçues par le gouvernement comme des menaces.

En plus des crimes contre les droits de l’homme, l’ex homme fort est aussi soupçonné de crimes économiques. Il aurait vidé les caisses de l’Etat lors de son départ en exil. Or, aucune garantie n’a été accordée à l’ancien président gambien lors de sa fuite. Il demeure alors candidat à d’éventuelles poursuites judiciaires. Avec la forte pression qui s’exerce sur les nouvelles autorités de Banjul par les familles des victimes d'une part et des organisations de défense des droits de l'homme de l'autre, une action en justice contre l’ancien président gambien, ne serait pas une surprise.Source : beninmondeinfos.com

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