Vendredi 15 Décembre 2017

Face à sa dette insoutenable, la Gambie demande une restructuration à ses créanciers

Face à sa dette insoutenable, la Gambie demande une restructuration à ses créanciers
(La Tribune 20/11/17)
Le président gambien Adama Barrow

Alors que sa dette est devenue insupportable pour sa relance économique, la Gambie a lancé un appel à ses créanciers pour une restructuration. Banjul se voit bloquer par les remboursements dans ses programmes de financement des infrastructures nécessaires. La dette culmine aujourd'hui à 120% du PIB très loin du niveau de 2013 avec 80% du PIB.

Depuis son arrivée au pouvoir à la fin 2016, le président gambien Adama Barrow qui a lancé plusieurs projets pour améliorer les conditions de vie de ses compatriotes, doit aussi faire face à une dette insoutenable et qu'il doit pourtant rembourser. Afin de mieux gérer le problème, le gouvernement gambien vient de demander à ses créancier de rendre supportable sa dette en procédant à une restructuration. « Nous lançons un appel à tous, au Club de Paris ainsi qu'aux créanciers bilatéraux et multilatéraux... La dette représente actuellement 120% de notre PIB. Elle est très élevée et c'est la raison pour laquelle nous demandons une restructuration », a déclaré le ministre gambien des finances Amadou Sanneh, en déplacement à Paris pour participer jeudi dernier à un forum organisé par le Club de Paris, qui regroupe des créanciers publics, dont des pays comme la France, les Etats-Unis, l'Allemagne ou le Japon.

Selon les données de la Banque mondiale, à un tel niveau d'endettement (1 milliards de dollars), les intérêts à rembourser détournent une part importante des ressources de l'Etat, une part évaluer à 50% des recettes budgétaires de la Gambie, empêchant les autorités de mener à bien des projets publics. Pour preuve, le plan de 2,5 millions de dollars d'investissements dans l'énergie les infrastructures et l'agriculture du président Adama Barrow qui peine de se mettre sur pied. « Notre dette est insoutenable ... Le service de la dette accapare une part énorme des ressources de l'Etat, ne laissant qu'une marge de manœuvre budgétaire minime pour le financement requis des infrastructures cruciales et du capital humain », déclarait le gouvernement gambien lors de la présentation de son plan de développement.

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