Samedi 27 Mai 2017

Start-up en Afrique : en attendant les licornes

Start-up en Afrique : en attendant les licornes
(Jeune Afrique 17/02/17)

Beaucoup d’événements symboliques nous portent à croire que le temps des start-up est venu pour l’Afrique.

Mark Zuckerberg visitant l’incubateur iHub à Nairobi et investissant plus de 20 millions de dollars au capital d’Andela au Nigeria. Le milliardaire nigérian Tony Elumelu finançant 10 000 start-up à travers sa fondation. Jacques-Antoine Granjon (PDG de vente-privee.com) annonçant à Dakar qu’il souhaite investir dans le nouveau fonds tech’ africain de Partech, plus connu pour ses investissements en Europe ou aux États-Unis. L’Afrique des start-up, de l’innovation et des révolutions technologiques semble résolument en marche.

Ceci dit, si l’enthousiasme est là, si un vent d’optimisme souffle, les fonds levés en 2016 pour financer des start-up africaines montrent qu’il reste encore beaucoup à faire et que le secteur demeure encore balbutiant : 130 millions dollars ont été injectés en 2016 dans 150 start-up (selon Disrupt Africa), contre 4 milliards dollars en Inde par exemple, à populations comparables.

Afin de faire exploser le nombre de start-up en Afrique et pour produire des « licornes » (start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars), il faut travailler à plusieurs niveaux. Faire émerger des talents parmi la jeunesse africaine, en investissant dans la formation technique, mais aussi en design, en communication, en finance.

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