Lundi 11 Décembre 2017

Polémique à la CNAMGS du Gabon : Bagarre entre le DG et un ancien Conseiller

Polémique à la CNAMGS du Gabon : Bagarre entre le DG et un ancien Conseiller
(Infos Gabon 13/02/17)

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) du Gabon est un établissement public soumis aux règles de gestion de droit privé avec comme tutelles les ministères du Travail et celui des Finances. Elle est dirigée par le Pr Michel Mboussou. Son ancien collaborateur l’accuse de montage financier douteux et de détournement de fonds alloués aux Gabonais économiquement faible (GEF).

Siméon Francis Ekogha, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait ces révélations sur sa page Facebook. Les informations qui seront ensuite relayées dans la presse. Mais, jusqu’à ce niveau, rien d’intéressant étant donné que le DG de la CNAMGS n’a pas réagi.

Le débat va prendre d’autres proportions et engendrer une polémique quand une dame va rentrer en scène. Vendredi, Jeanine Odette Ngouepaza épouse Taty Koumba a apporté des éclaircissements sur ce qu’elle qualifie des allégations. Accusée par l’ancien Conseiller d’avoir perçu près d’un milliard de FCFA de la CNAMGS pour le compte de sa société Assistance gestion sociale (AGS), la dame s’est défoulée sur l’ancien Conseiller. Détails :

« Il y a quelques semaines, vous avez fait paraître sur votre compte Facebook, un article intitulé : TOME 20 « Quid du milliard et deux cent millions de francs CFA touchés par Jeanine Odette Ngouepaza épouse Taty Koumba, la sœur de Michel Mboussou ? »

Cet article a été repris à travers les réseaux sociaux (WhatsApp, twitter) et pour finir EDN (Echos du Nord), un journal réputé de grande audience. Dans vos écrits, vous avancez, sous prétexte d’informer le public, des faits que vous avez pris le soin de travestir à votre manière, à l’effet de faire sensation, en les présentant comme vrais.

Mr Ekoga, J’ai hésité avant de vous répondre, non pas parce que vous me faites peur, ou que ce que vous avez dit m’inquiéterait outre mesure, mais simplement parce que, au moment où vous mettez vos élucubrations me concernant sur la place publique, je suis hors du pays depuis quelques semaines, j’ai d’autres priorités. Ensuite, je ne souhaitais pas perdre mon temps à répondre à quelqu’un dont le seul but est la vengeance. Et pour terminer, je considérais que répondre à vos inepties, c’était vous accorder trop d’importance. J’ai décidé de réagir, par respect pour les assurés de la CNAMGS, qui ont le droit de savoir quelle est l’utilisation qui est faite de leur argent, et par souci de vérité, afin de restituer la réalité aux compatriotes qui, ne vous connaissant pas, pourraient se laisser abuser par vous.

Ma réaction est justifiée par le fait que vous me citez comme complice de prétendues malversations qui seraient commises à la CNAMGS, à travers le partenariat de cette entreprise publique et ma société AGS (Assistance Gestion Sociale), relatif à l’externalisation des feuilles des feuilles de soins. N’ayant pas été citée dans les autres épisodes, je me limiterai donc à la dénonciation calomnieuse que vous avez faite à mon endroit dans les « TOMES » 20 et 23 de votre feuilleton. Dans un premier temps, je vous répondrai point par point sur les éléments que vous avez évoqué. Ensuite, vos écrits s’étant étendus sur d’autres aspects qui touchent à ma personne, le deuxième volet de mon propos portera sur ceux-ci.

Sur le contrat de partenariat du traitement des feuilles de soins :

Vous faites croire à l’opinion (repris par EDN) que ce contrat serait un contrat de gré à gré, qui n’aurait pas fait l’objet d’un appel d’offres. Ce qui signifierait que pour l’attribution de ce marché, le Directeur Général aurait violé l’article 29 des Statuts de la CNAMGS (visibles sur son site ) qui fixe les pouvoirs du Conseil d’Administration et dont l’un des alinéas (9) indique clairement qu’ « il autorise la passation des marchés de toute nature dont les engagements dépassent 100 millions de Frcs CFA et veille au respect de la législation applicable aux marchés passés par la Caisse ». A la lecture de cette disposition, Il est clair que les engagements du Directeur Général sont limités. Ce qui signifie que le marché relatif à l’externalisation des feuilles de soins ne pouvait pas être un marché de gré à gré, puisque son montant dépassait la limite des pouvoirs autorisée par les statuts. Prétendre que cette disposition n’a pas été respectée est totalement faux et j’affirme ici, qu’il s’agit là d’une dénonciation calomnieuse dont la seule motivation est la vengeance, pour avoir été éjecté de son poste de conseiller à la CNAMGS Les documents de référence de cet appel d’offres au cours duquel une autre compatriote et moi-même avons proposé une offre commune peuvent être produits à tout moment aux instances chargées de contrôler la régularité d’attribution des marchés publics. Premier mensonge.

Vous indiquez que nos bureaux se situent « au-dessus de MEDIVISION, là où officient le couple Mboussou ». Manifestement, vos informations sont erronées. AGS n’a jamais élu domicile à cet endroit. Il est curieux pour quelqu’un qui assure fournir des renseignements fiables à l’opinion, que vous confondiez avec une autre structure, qui a d’ailleurs déménagé de là depuis trois ans. Deuxième mensonge.

Selon vous, « l’activité d’externalisation était prévue pour trois mois, afin d’accélérer le travail et rattraper le temps perdu, et depuis les trois mois se sont « étrangement » transformés en éternité, cela dure maintenant depuis quatre ans » : Vous omettez volontairement d’indiquer que la mission qui selon vous « devait durer trois mois » n’a pas été effectuée par ma société. En faisant l’amalgame entre une mission ponctuelle de saisie des feuilles de soins ayant servi à rattraper un retard dans le traitement des feuilles de soins, et l’externalisation de celles-ci, vous voulez faire croire à l’opinion publique qu’à partir d’une situation exceptionnelle, j’en aurais profité pour m’installer depuis quatre ans dans le but de « siphonner » l’argent de la CNAMGS. Troisième mensonge.

Selon vous, « un site « discret » a été trouvé » pour couvrir notre activité de détournement : Vous ne dites pas à l’opinion, que ce site « discret » dont vous parlez est loué par la CNAMGS depuis 2008, donc bien avant l’arrivée de l’actuel Directeur Général. L’ancien DG de la CNAMGS, dont j’étais l’un des adjoints, l’avait loué pour les besoins de l’immatriculation des GEF (Gabonais Économiquement Faibles). Si la discrétion selon vous consiste à faire croire qu’un site où ont défilé plusieurs milliers de personnes, situé en bordure de route, a été choisi pour son emplacement en vue d’abriter une activité devant rester cachée, il aurait certainement mieux valu « trouver » un endroit inconnu du public. Faire croire à l’opinion qu’un site a été « trouvé » spécialement pour couvrir l’activité de ma société est un grossier mensonge. Quatrième mensonge.

La prise en charge du loyer, de l’électricité et autres éléments par la CNAMGS. En oubliant de dire volontairement que ces éléments étaient déjà pris en charge par la CNAMGS avant notre arrivée puisque comme je l’ai indiqué plus haut, ces locaux sont loués et occupés par la Caisse depuis avant l’arrivée de l’actuel Directeur Général, il y a une volonté manifeste de manipuler l’information. En effet, après l’immatriculation des GEF, la CNAMGS a transformé ce site en plate-forme de saisie qu’elle a équipé en ordinateurs et autres matériels de travail qui ont besoin d’électricité pour fonctionner et d’un minimum de personnel pour l’entretien et le gardiennage, les documents et autres effets contenus dans ces locaux étant sa propriété. Je précise que cette plateforme servait déjà à ses besoins, donc nous n’en avons pas été les premiers utilisateurs Ce qui signifie que la prise en charge de ces éléments concernant ces locaux n’était pas nouvelle ni spécifique au fait que ce soit ma société qui y travaille.

Si vous l’ignorez, externaliser une activité peut prendre deux formes. Soit l’entreprise a ses propres structures (ce qui était le cas de la CNAMGS) et fait appel à un partenaire extérieur pour exécuter une mission dans ses propres locaux, soit le partenaire exécute la mission en dehors des locaux du client. Il est évident que ces deux variantes n’ont pas le même coût, et qu’une entreprise qui dispose de locaux et de l’équipement a intérêt à les occuper pour faire baisser le coût de la prestation car, dans le premier cas, le prestataire tient compte de la prise en charge par le client de ces éléments pour fixer ses coûts, dans le deuxième cas, ces coûts sont intégrés dans le prix de la prestation. On n’a pas besoin de sortir de polytechnique pour le savoir. Estimer qu’un contrat est « léonin » comme vous le dites, en balançant simplement un chiffre puisé dans un bilan prévisionnel sans indiquer les éléments de référence de la facturation, relève de la recherche du sensationnel, ou à tout le moins, d’ignorance, ou de mauvaise foi. Cinquième mensonge.

Vous écrivez ceci : « Madame Jeanine Odette Ngouepaza épouse Taty Koumba … perçoit annuellement trois cents millions de francs pour cette tâche, alors que celle-ci est déjà assurée par un service dédié de la CNAMGS et des agents de la DSI en poste au KOMO sont affectés à ce travail quotidiennement ». A vous entendre, l’appel à une société extérieure est superflu puisque le travail est déjà assuré. Vous voulez faire croire à l’opinion que l’externalisation des feuilles de soins n’est basée sur aucun justificatif, aucune étude préalable, aucune nécessité de service et qu’il s’agit simplement d’un moyen pour détourner de l’argent de la CNAMGS. Apparemment vous ignorez ce que représente la notion de « productivité » pour une entreprise. Sixième mensonge.

Vous écrivez plus loin « Michel Mboutsou octroie gracieusement trois cent millions de Francs à sa sœur ». En langage simple vous m’accusez de détournement de deniers publics et le terme « gracieusement » qui signifie ici « gratuitement » laisse entendre que je perçois de l’argent de la CNAMGS sans contrepartie. Donc pour vous, tous les agents de ma société affectés à l’exécution de ce partenariat dans les locaux dont vous dénoncez pourtant la prise en charge sont des fantômes. Puisqu’il n’y a pas de travail.. Septième mensonge.

Sur le milliard deux cents millions que j’aurais perçu en quatre ans, correspondant aux trois cent millions annuels: Tout d’abord, revoyez vos calculs. Le partenariat entre la CNAMGS et ma structure date de trois ans et quatre mois et non quatre ans (voir date de signature du contrat et début d’activités). Ensuite, vous voulez faire croire à l’opinion que trois cents millions tombent chaque année dans ma poche, faisant allusion ici à un enrichissement personnel illicite. En faisant fi de toutes les charges relatives au fonctionnement d’une société pour sauter sur un montant indicatif d’un bilan prévisionnel de la CNAMGS, soit vous montrez vos limites en matière de gestion d’une entreprise, soit vous êtes de mauvaise foi, ce qui me paraît plus probable, tant votre action ne semble être guidée que par la vengeance et la haine. J’affirme ici, avec force et vigueur, que le bénéfice personnel que je tire de ce partenariat est aux antipodes des chiffres que vous avancez, et que je n’ai aucune crainte à les exposer devant les services compétents. Huitième mensonge.

Des secrets médicaux se retrouvent entre des mains de personnes non autorisées : Vous faites croire à l’opinion que l’externalisation des feuilles de soins pratiquée par la CNAMGS est un cas isolé dans la gestion d’une Caisse d’Assurance Maladie, et que celle-ci serait guidée essentiellement par un besoin de détournement d’argent dont je serais complice. Je vous informe, que dans certains pays développés, l’externalisation est même la règle, et se fait à travers des sociétés privées, des mutuelles ou des assurances privées. Il vous suffit d’aller sur le Net pour voir le nombre de sociétés spécialisées dans le traitement des feuilles de soins en France, qui travaillent avec des Caisses ou des professionnels de santé. Je vous citerai pour exemple, la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris qui protège 2,5 millions de personnes pour 2162 salariés, et qui, en 2014 a confié à un groupe spécialisé dans le traitement des feuilles de soins, la reconnaissance automatique et le vidéo codage de ses feuilles de soins papiers. Neuvième mensonge.

Pas liées à la CNAMGS par des clauses de confidentialité : tout responsable d’entreprise sait, que dans la conclusion d’un contrat, cette clause est une exigence et figure toujours en bonne place. Dixième mensonge.

Mr Ekoga, je viens de vous démontrer que tout votre « TOME 20 » n’est que mensonges. Vous jouez sur la crédulité des Gabonais à prendre en considération tout ce qui relève du sensationnel pour manipuler les faits, afin de donner du crédit à vos élucubrations. Ailleurs et même ici, quand pour des partenariats, les grandes entreprises privilégient leurs anciens employés parce qu’ils connaissent déjà la culture de l’entreprise et maîtrisent l’environnement de travail, chez vous, c’est plutôt mes liens de parenté qui sont les critères déterminants. Mr Ekoga, j’en ai terminé avec la démonstration de vos mensonges Maintenant, à nous deux !

Vous auriez pu, dans ce qui vous paraît être une dénonciation de fait délictueux, vous arrêter à la désignation commerciale de ma structure. Mais vous me citez nommément en faisant état, aussi bien de mon nom de jeune fille que celui d’épouse. Sur des faits dont vous n’apportez aucune preuve tangible, vous portez atteinte non seulement à ma personne, mais aussi à ma famille. Comme vous avez l’habitude de voir vos cibles ne pas réagir à vos salissures, vous pensez avoir le droit de jeter à la vindicte populaire sur les réseaux sociaux, des compatriotes qui ne vous ont rien fait, simplement pour assouvir votre vengeance. Parce que je n’ai rien à cacher, je n’ai pas peur de me confronter à vous. Aussi, même si cela me répugne à le faire, je vais descendre dans l’arène, pour me mettre à votre niveau.

Avant tout, je vous pose la question suivante : en quoi ma personne est-elle concernée dans votre éviction de la CNAMGS pour faire l’objet d’attaques virulentes de votre part ? Ai-je pris parti, de près ou de loin, à la décision qui a conduit à votre départ de cet organisme ? Aussi loin que mes souvenirs me reviennent, je pense vous avoir rencontré une seule fois dans ma vie, pour raison professionnelle pendant que vous étiez à la CNAMGS, pour une mission confiée à vous par le Directeur Général. C’est donc dire que je ne vous connais pas, et vous ne me connaissez pas, aussi bien dans la vie civile que dans un sens qui aurait pu susciter des interrogations concernant une animosité entre deux personnes de sexes opposés.

Vous estimez mes prestations à la CNAMGS « abracadabrantesques » (TOME 23) Soit. Mr Ekoga, avant la CNAMGS que faisiez-vous ? De mes recherches auprès de personnes qui vous ont côtoyé, les gabonais vous connaissaient plutôt comme un activiste vivant d’expédients et de la générosité des hommes politiques de passage en France. Vous passiez votre temps à vilipender Feu le Président Omar BONGO et sa famille sur les réseaux sociaux en vous faisant passer pour un opposant radical. En 2010, vous avez tout d’un coup, décidé d’arrêter votre activité d’agitateur zélé pour rentrer au pays, en contrepartie d’un poste de conseiller à la CNAMGS.

Selon le dictionnaire Larousse, « abracadabrantesque » signifie « qui suscite l’incrédulité par son caractère improbable ou incohérent ». Autrement dit, mes prestations susciteraient l’incrédulité par leur caractère improbable ou incohérent. Une question : Mr EKOGA, quelle est votre expertise dans le domaine de la sécurité sociale pour porter un jugement de valeur sur mes prestations ? Donnez-nous en la référence. Sans faire état de mon cursus universitaire au risque de paraître prétentieuse, ce qui n’est pas dans ma nature (plusieurs condisciples peuvent attester de mon parcours au GABON ou en France).je ne parlerai que de la simple expérience professionnelle qui pour moi, comme chez nos amis américains, est l’élément essentiel dans la vie professionnelle d’un travailleur. En ce qui me concerne, j’ai derrière moi 25 ans d’expérience professionnelle dans différents organismes de sécurité sociale au Gabon, en tant que cadre supérieur ayant assumé plusieurs postes de responsabilité, et 15 en cabinet dans le domaine de la protection sociale. Ce parcours est vérifiable sur place. Quel est le vôtre ? Avant d’émettre un jugement de valeur sur le travail d’autrui, il faut déjà être capable d’en comprendre le minimum. Je ne crois pas que ce soit votre cas, et sans rancune , je suis prête à vous donner la formation de base nécessaire pour vous permettre de comprendre d’abord, ensuite de parler d’un domaine pour lequel vous êtes loin d’être pour le moment, un simple technicien avant d’en devenir un expert, malgré votre passage à la CNAMGS.

Pour parler de ce passage à la CNAMGS, quelle a été votre contribution à l’essor de cet organisme, et partant, votre contribution au développement de la protection sociale dans votre pays ? Je ne suis pas sûre qu’entre vous et moi, ce soit vous qui ayez le plus donné à cette institution. Je vous informe sans prétention aucune, si vous l’ignoriez puisque vous êtes venus après mon départ, mais je suis sûre que vous le savez, que la mise en place technique du fonctionnement de la CNAMGS est en grande partie, le fruit de ma réflexion. Sans chercher à minimiser le travail d’équipe avec les autres collègues qui ont participé à ce challenge, chacun sait quelle a été sa contribution. Alors que beaucoup comme vous, sont arrivés quand l’essentiel était déjà fait, le texte principal qui organise le fonctionnement technique de la CNAMGS qui est encore aujourd’hui le document de référence avec lequel vous travailliez quand vous y étiez, est sorti de ma tête, de même qu’un bon nombre de mécanismes qui servent encore aujourd’hui. Le format des feuilles de soins que vous présentez chez le praticien et dont vous parlez sans même connaître l’esprit ou la vision du pourquoi certaines rubriques y ont été insérées et bien d’autres choses, sont à mettre à mon actif. Je ne suis pas allée à la CNAMGS pour « glander » comme vous et me contenter d’un bon salaire, sans aucun effort. Je suis fière de mon travail, car je crois avoir en toute modestie, marqué mon passage dans cet organisme et contribué au développement de la protection sociale de mon pays par ce que j’y ai laissé, même si, comme toute œuvre humaine, rien n’est parfait et ne demande qu’à être amélioré. Les témoins honnêtes de cette œuvre, encore présents à la CNAMGS, ou dans la cité, sauront faire la part des choses entre l’apport d’une expertise étrangère et la mienne, dans la construction opérationnelle de la CNAMGS. Le Gabon a payé mes études, et par mon travail, j’ai rendu cet investissement à mon pays. J’ai donc fait ma part. Et vous, quelle a été la vôtre ? Quelle empreinte avez-vous laissé à la CNAMGS ? A part jouer au justicier en voulant régler des comptes personnels, quel est votre apport pour votre pays ?

Vous êtes allés à la CNAMGS par décret du Président de la République. Vous en êtes partis par décret du même signataire. Moi-même je suis partie de la CNAMGS par décret, de la même façon que j’y suis arrivée. C’est le cours normal de la vie professionnelle. Je ne suis allée me plaindre nulle part, où rendre responsable de l’éviction de mon poste quiconque, parce qu’en toute responsabilité, j’assume mes choix. Depuis 2009, je ne cours pas après un décret. L’école de la République, qui m’a formée et a fait de moi ce que je suis devenue, me permet de continuer à gagner ma vie à travers mes prestations que vous jugez « abracadabrantesques ». Et je n’ai aucune honte à me servir de mes mains pour des prestations manuelles n’ayant rien à voir avec mon statut social antérieur parce que je ne suis pas née avec un poste, mais avec une tête et deux mains. Et je préfère faire des prestations « abracadabrantesques » que le tour des bureaux pour quémander un ticket de carburant. C’est ce que veut dire « gagner sa vie par son travail ». Dans un pays normal, avec votre niveau de quatrième, n’ayant aucune expérience à faire valoir, vous n’auriez jamais pu être Conseiller d’un Directeur Général, qui plus est Professeur agrégé de médecine. Mais le Gabon d’aujourd’hui est ce qu’il est, la pyramide des valeurs est inversée et ce sont des « tocards » comme vous qui font le plus de bruit pour se faire entendre qui veulent en imposer aux autres. C’est pourquoi ma lutte se situe dans l’opposition parce que je rêve d’un autre GABON pour mes enfants. Je ne suis pas de votre bord politique, mais j’avoue que sur ce coup, j’applaudis le Président de la République qui a signé le décret qui vous mettait à la porte de la CNAMGS car vous êtes le prototype même du gabonais toxique pour ses compatriotes et nuisible pour notre société.

Vous devriez vérifier vos informations avant de les balancer sur le Net. Concernant mon engagement politique, si je fais partie de l’équipe de Mr Casimir Oye Mba pour avoir fait sa campagne en 2009 (ce qui m’a valu mon éviction de la CNAMGS) et en 2016, je n’ai pas la prétention d’être un de ses porte-paroles, et je vous défie de produire une vidéo, ou un document officiel dans lequel j’exercerais cette qualité. Ma liberté de conscience, et de pensée font que je partage les convictions politiques de ce grand Homme, auquel vous, Mr EKOGA, n’arrivez même pas à la cheville, pour oser le citer dans votre torchon, en faisant allusion de façon insidieuse, au financement de l’opposition par Michel MBOUSSOU à travers ma personne.

Ainsi donc pour vous, un opérateur économique militant de l’opposition ne peut conclure une affaire avec une entreprise publique sans que le responsable de cette entreprise soit soupçonné de connivence avec l’ennemi et considéré comme un traître. Lamentable ! La petitesse de votre degré de réflexion n’en ressort que plus. C’est justement parce que des personnes comme vous, limitées par une conception patrimoniale de l’État, ont opté pour l’exclusion de la vie publique de compatriotes qui ne pensent pas comme vous, que le pays s’est privé de compétences dont il avait besoin et se retrouve aujourd’hui au bord du précipice. Ne vous en déplaise, dans ma famille, on sait que la politique n’est qu’une confrontation d’idées, qui n’entrave en rien la liberté de chacun, ni les liens qui nous unissent. Vous ignorez certainement cette pensée d’Antoine de Saint Exupéry qui disait que « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit ».

Dans vos « TOMES » vous insistez sur le fait d’être un « citoyen libre et de bonnes mœurs ». Qui pensez-vous tromper ? Vous employez une formule dont vous n’en connaissez ni la signification littéraire, ni la valeur morale. Si vos bonnes mœurs sont la délation, la calomnie, la haine, la vengeance et le mensonge qui vous caractérisent, alors vous êtes encore loin d’être le parfait exemple que vous prétendez être. Sur votre page Facebook, un internaute nous a appris que le véhicule dans lequel vous vous pavanez dans la ville est encore la propriété de la CNAMGS. Pour quelqu’un qui se présente comme le défenseur des biens publics, cela ne vous gêne pas de rouler avec un véhicule payé par les cotisations des assurés alors que vous n’êtes plus agent de cet organisme ? Moi, le jour même de mon départ de la CNAMGS, j’ai remis les clés de mon véhicule de fonction à mon successeur. Et je n’avais aucune dette envers mon ex employeur. Vous et moi n’avons pas les mêmes valeurs et sûrement pas la même notion de « bien public ». Donc vous êtes très mal placé pour me jeter en pâture sur les réseaux sociaux au motif que je serais complice de présumés détournement de fonds dont vous n’avez aucune preuve, simplement votre imagination.

Je vous retourne votre adage : « La vérité est fluide et têtue. On pourra la maquiller, la déformer par de multiples contorsions, la dissimuler par toutes sortes de stratagèmes, de connivences, voire de complicités….elle finira toujours par sortir… ». Maintenant les Gabonais sauront qui vous êtes. Avec vos mensonges, vous polluez les réseaux sociaux. Arrêtez donc votre « enfumage » C’est bien là vos propres termes !

Pourquoi ne cherchez-vous pas du travail ailleurs depuis que vous êtes partis de la Caisse, au lieu de vous acharner à détruire vos anciens collègues ? Quand un homme a un peu d’amour propre, de considération de soi et sûr de ses capacités, il ne se limite pas aux frustrations dues à la perte d’un poste. Bien au contraire, il se relève et se refait ailleurs en prouvant ce qu’il vaut. Malheureusement pour vous, n’ayant rien à proposer à un employeur, vous avez repris la seule chose que vous savez faire dans la vie, et qui ne nécessite aucun diplôme, aucune formation ni expérience professionnelle, c’est-à-dire : un activisme nauséabond dans le seul but de nuire aux autres par jalousie. En faisant un appel du pied au chef de l’État afin qu’il daigne jeter un regard sur vos publications calomnieuses remplies de haine et de vengeance, et vous récompense par un poste que vous ne cessez de pleurnicher, pour cette action « de salubrité » où vous vous faites passer pour le justicier de la République, sans aucune pudeur par rapport à vos antécédents.

Un malade qui s’ignore revendique sa bonne santé mentale. Dans chacun de vos « Tomes » vous vous décrivez comme « jouissant de toutes ses facultés physiques, morales, mentales et intellectuelles » comme si vous aviez peur qu’on en doute. Effectivement, sans être médecin, mais au seul vu de votre comportement qui repose sur la paranoïa, la haine et la vengeance qui transpirent de vos écrits, je doute de votre bonne santé mentale. Et je me permets de penser que votre éviction de la CNAMGS vous a apparemment fait perdre la raison. Je le comprends, vous n’avez jamais eu un tel salaire de votre vie, et avec ce temps de crise, vous risquez de ne plus jamais en avoir un. Je vous conseille donc de consulter un psychiatre pour vous soigner, et je vous recommande même celui qui hante votre esprit, mais qui, pour avoir prêté le serment d’Hippocrate, se doit malgré lui de prodiguer des soins même à ses ennemis, en faisant abnégation de tout ressentiment. Je suis persuadée que ses qualités d’humaniste auxquelles vous ne cessez de faire allusion sans rien connaître, feront qu’il vous soigne gratuitement, sans contrepartie, pour sauver un compatriote qui malgré tout, fait partie de cette Humanité riche de ses différences », Odette Jeanine Taty Koumba.

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