Dimanche 25 Juin 2017

Opération Mamba, crise dans l’Education : Le Fujo interpelle Ali Bongo

Opération Mamba, crise dans l’Education : Le Fujo interpelle Ali Bongo
(Gabon Review 15/03/17)

Devant la crise qui secoue actuellement le secteur de l’Education et les différentes enquêtes menées dans le cadre de l’Opération Mamba, les jeunes de l’opposition en appellent à l’implication du président de la République sur qui ils disent compter pour «faire payer les responsables».

La crise qui secoue actuellement le secteur de l’Education et la traque de hauts cadres de l’administration, soupçonnés d’avoir distrait les deniers de l’Etat, ne laissent pas indifférent le Front uni des jeunes de l’opposition (Fujo). A la faveur d’une récente sortie à Libreville, la plateforme qui dit militer pour les intérêts de la jeunesse gabonaise a interpelé le chef de l’Etat. Elle souhaite premièrement qu’il pèse de son poids pour sauver l’année scolaire fortement impactée par la grève lancée par les enseignants depuis plus de trois mois. «Nous interpellons le président de la République afin que les responsables des départements ministériels concernés par cette crise soient ramenés à l’ordre», a déclaré, vendredi 10 mars, Pacceli-Taylor Bikoro, un des porte-paroles de la plateforme. Ce dernier exhorte la première autorité du pays à «étudier avec la plus grande attention» les revendications des enseignants, élèves et étudiants.

S’agissant de l’Opération Mamba, du nom donné à la traque contre les hauts cadres de l’administration soupçonnés d’avoir distrait l’argent public, le Fujo tente d’orienter le regard des autorités judiciaires vers «tous ceux qui sont dépositaires de l’autorité de l’Etat et (qui) en ont profité pour se remplir les poches au détriment du peuple». La jeune plateforme dit d’ailleurs être «fermement persuadée que le déficit en termes d’infrastructures routières, hospitalières, universitaires, scolaires, etc. est du fait de ces kleptomanes qui ont toujours agi en toute impunité». Et les «kleptomanes», les membres du Fujo soutiennent qu’il y en a au sein de l’opposition actuelle. «Tous ces mercenaires financiers de notre pays doivent répondre de leurs actes, quel que soit le bord politique, qu’ils soient au Gabon ou en exil. L’opposition ne doit pas en être épargnée», a exhorté la plateforme, qui craint par ailleurs que cette opération ne soit, en réalité, qu’«un simple feu de paille».

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