Lundi 21 Août 2017

«Opération Mamba» : Alfred Mabika-Mouyama prépare sa défense

«Opération Mamba» : Alfred Mabika-Mouyama prépare sa défense
(Gabon Review 16/02/17)
Alfred Mabika-Mouyama, ancien P-DG du groupe La Poste SA.

Lancée il y a plus d’un moins, la traque des présumés responsables de détournement de l’argent public devrait atteindre l’ancien P-DG de La Poste SA. Celui-ci prépare déjà sa défense, et compte livrer sa version des faits aux médias le 16 février à Paris, en France.

Cité comme le premier responsable présumé des malversations financières au sein de La Poste SA, ayant entrainé la quasi-banqueroute de cette structure publique, Alfred Mabika-Mouyama sait qu’il a des comptes à rendre. A l’exemple de hauts cadres de l’administration publique, tels que les anciens ministres Etienne Dieudonné Ngoubou et Magloire Ngambia, aujourd’hui en détention provisoire à «Sans-Famille», l’«Opération Mamba» pourrait bien l’atteindre. Pourtant, selon La lettre du continent (n°747), l’ancien président directeur général de La Poste SA ne compte pas se laisser faire. A la faveur du petit-déjeuner de presse qu’il organise le 16 février au restaurant Bœuf sur le toit, dans le 8e arrondissement de Paris (France), l’ancien P-DG défendra sa gestion de la boîte. Il répondra aux accusations portées à son encontre par Libreville qui, en novembre 2016 n’avait pas hésité à lancer une campagne de dénigrement visant l’ancienne équipe dirigeante de la structure.

A Paris, Alfred Mabika-Mouyama tentera de battre en brèche la version distillée sur Gabon 24, depuis plus de deux mois, à travers l’«enquête» sur le «scandale de la Poste SA». A ses côtés, un spécialiste de la communication et du marketing, Marc Bousquet, fondateur et gérant de l’agence Médiatique. Les deux hommes ne devraient pas manquer de rappeler qu’au Gabon, le pouvoir en place n’a jamais vraiment souhaité entendre la version contraire à la sienne. La publication du livre de l’ancien patron de La Poste SA, prévue depuis près de cinq mois, aurait été bloquée par Libreville. Pourtant, en fuite en France, Alfred Mabika-Mouyama a depuis affirmé qu’il était «prêt à mourir pour [son] livre» qui, selon lui démontre que la faillite de la boîte provient principalement des «nombreux responsables de l’Etat associés aux décisions concernant La Poste». Dans une tribune libre publiée dans l’hebdomadaire Echos du nord, le 16 novembre 2016, l’ancien patron avait affirmé que «l’Etat devait au 31 septembre 2015 la somme de 83 milliards de francs CFA».

N’empêche, en janvier dernier, dix anciens cadres, deux partenaires agréés et trois usagers de La Poste SA ont été entendus par la police judiciaire avant d’être gardés à vue.

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