Okoumé de l’administration: la finale | Africatime
Mardi 30 Septembre 2014

Okoumé de l’administration: la finale

Okoumé de l’administration: la finale
(Gabon Review 27/06/13)

Ndombi Boudiongou Bouassa, fonctionnaire du ministère de la Famille et des Affaires sociales, a été déclarée, le 26 juin 2013, première vainqueur des Okoumés de l’Administration gabonaise devant le Premier ministre Raymond Ndong Sima, dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de l’administration et du service public.

Lancées en début du mois de juin dernier par le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, les trophées de l’administration gabonaise ont atteint leur apogée ce mercredi 26 juin 2013 avec les remises des récompenses aux fonctionnaires de l’administration publique s’étant fait remarqués par l’effort, l’abnégation et la performance, dans le sens d’une amélioration permanente du service public, mais aussi de la culture de l’émulation, du mérite et du résultat.

Pour boucler ce concours, en présence de nombreuses personnalités du pays, des représentants des missions diplomatiques et des cadres de cette administration gabonaise, Yolande Ossoga, directrice générale adjointe de la direction générale de l’Administration publique et de la Fonction publique, a rappelé que la dénomination de ce concours, l’Okoumé, est d’abord un arbre «qui pousse principalement au Gabon et sur toute l’étendue du territoire comme est représentée l’administration gabonaise». Et d’ajouter que «les racines, le tronc, les branches, les feuilles, les écorces, les fruits et la résine de l’Okoumé sont exploités tout comme l’administration recèle en son sein les agents publics de toutes catégories, tous corps confondus qui sont utiles, chacun à son niveau pour porter cette administration et la rendre plus performante afin qu’elle participe à la construction du Gabon émergent».

Madame Ossoga a en outre expliqué que l’Okoumé représente l’Administration gabonaise dans son ensemble, mais aussi chaque agent public. «Chaque agent public possède en soi des compétences, des valeurs qui sont utiles à la construction de l’administration. C’est pourquoi nous voulons mettre en lumière à travers ces prix, les Okoumés, ces vertus cardinales qui sont en chaque agent public et qui n’étaient pas valorisées jusqu’à présent», a-t-elle déclaré tout en rappelant que sur 70.000 fonctionnaires pour 16 départements ministériels, seuls 130 dossiers ont été jugés aptes à concourir. Les auditions ont d’abord permis d’en retenir 34 dont les dossiers ont été examinés par le jury pour l’obtention des 16 finalistes.

L’ancien ministre de la Fonction publique, Denise Mekam’ne, présidente du jury est à son tour montée à la tribune pour décliner les mécanismes ou critères ayant permis de départager les candidats. Pour évaluer ces dossiers, a-t-elle relevé, le jury, composé de personnalités venant d’horizons divers, s’est basé sur les auditions et l’interrogation des donnés contenus dans les projets soumis. Toute chose, a-t-elle conclu, qui a conduit à distinguer 5 autres lauréats avec des prix d’encouragement.

Rose Christiane Ossouka, ministre du Budget et de la Fonction publique, a situé cette cérémonie dans le cadre de la journée africaine de l’administration publique et du service public. Pour elle, ce concours recherche la performance de l’administration gabonaise axée sur des qualités managériales indéniables pour la rendre moins bureaucratique et plus professionnelle. Au-delà, cette compétition est un geste pour la valorisation des emplois, des compétences et de performances de ces «héros ordinaires», «des femmes et des hommes qui se dévouent jour après jour pour donner à cette administration son efficacité», un meilleur fonctionnement, son éclosion et son efficience.

Pou sa part, le Premier ministre Raymond Ndong Sima s’est appesanti sur les normes et la vision du président de la République. «Les experts en stratégie militaire savent qu’une armée indisciplinée ne peut gagner une guerre. Cette vérité est transposable dans l’administration. En effet, une administration caporalisée par des francs-tireurs, des électrons libres, des personnes qui n’en connaissent pas finalement la valeur ni les principes ne pourra jamais jouer le rôle de levier qui lui est assigné par la République et l’institution qu’elle incarne. C’est-à-dire le chef de l’Etat», a-t-il dit avant de rappeler que la «modernisation de l’administration gabonaise n’est pas une option facultative, c’est une ardente obligation. C’est pourquoi le 2 mai 2012, le président de la République, chef de l’Etat, s’est fait le devoir de recevoir les hauts cadres de l’administration à qui il a livré sa vision. Le constat qu’il fait à cette occasion n’était pas toujours des plus reluisants. Il a engagé le gouvernement à opérez les réfections nécessaires. C’est ce à quoi nous nous attelons».

Le chef du gouvernement gabonais a tour a tour indiqué la voie qu’empreinte la nouvelle administration gabonaise tout en félicitant les personnes qui ont eu le mérite d’être retenues et en invitant les autres à faire plus d’efforts.

Au final 16 agents de l’Etat ont été primés. Le Grand Okoumé est revenu à Ndombi Boudiongou Bouassa du ministère de la Famille et des Affaires sociale. Elle est responsable du service médical du Centre d’Agondjé. Elle déploie, selon le comité d’organisation, un dévouement admirable, sans borne pour les enfants, jeunes et personnes gravement malades dont elle a la charge. Elle est allée jusqu’à accueillir chez elle un nourrisson prématuré de six mois qu’elle a sauvé seule. «Elle est une maman pour les enfants qu’elle soigne et ne prend jamais congés», indique-t-on.

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