Lundi 21 Août 2017

Greve à l’UOB : Le départ de Ropivia exigé

Greve à l’UOB : Le départ de Ropivia exigé
(Gabon Review 09/02/17)

En plus des revendications de primes de rendement, le personnel de l’Université Omar Bongo exige depuis le 8 février, le départ sans conditions du recteur Marc Ropivia.

Le mouvement de grève enclenché depuis le 6 février par le personnel de l’Université Omar Bongo(UOB) a pris une autre tournure. Le départ du recteur, Marc Ropivia, est désormais exigé.

Si les revendications ne portaient jusqu’ici que sur le paiement des primes de rendement, de l’arbre de Noël et de la libération de deux de leurs collègues arrêtés il ya plus de deux semaines par la police judiciaire, les agents de l’université ont fait du départ du recteur la condition principale pour lever leur mouvement de grève.

«Nous savons que l’argent est disponible mais nous ne voulons plus de cet argent. Nous exigeons désormais le départ de Ropivia et toute son équipe», a déclaré Aristide Etoua Nteme, le président du Syndicat national du personnel de l’enseignement supérieur.« Ropivia est à l’origine de grosses malversations financières depuis 4 ans qu’il est à la tête du l’Université. », s’est-il offusqué.

A en croire Aristide Etoua Nteme, ces malversations financières sont observées depuis plusieurs années. « Depuis que l’opération Airtel money existe le contrôleur financier ne sait plus ce que l’on fait des fonds de l’université. Ceux-ci sont désormais versés de la direction des affaires financières au rectorat Et nous ne pouvons plus laisser cette situation perdurer », a-t-il déclaré.

L’Etat a injecté assez d’argent depuis plusieurs années sans résultats. Ropiviaa plongé l’université dans une situation chaotique : pas de toilettes et d’eau », a-t-il martelé.

Au-delà des revendications de primes habituelles, « l’UOB ne reverse plus nos cotisations à la CNSS depuis plus de 6 mois » a ajouté Aristide Etoua Nteme.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

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