Lundi 19 Février 2018

Gabon : pouvoir et opposition se préparent au choc des législatives

Gabon : pouvoir et opposition se préparent au choc des législatives
(Jeune Afrique 12/02/18)

L’opposition se prépare aux législatives d’avril et entend imposer une cohabitation à Ali Bongo Ondimba. Mais alors que Jean Ping refuse toujours de prendre part à la campagne, elle avance en ordre dispersé… Il était temps de changer de sujet ! Annoncé pour le 28 avril, le premier tour des élections législatives signe la fin de l’interminable séquence commencée en août 2016 et prolongée par la contestation des résultats. Les Gabonais ne sont pas mécontents de sentir monter la fièvre électorale saisonnière, même si l’addiction de ce pays pour la dispute politique va probablement encore faire des ravages.

Pour les opposants, l’enjeu est de contrôler l’Assemblée afin de démontrer que, en dépit des résultats de la présidentielle, ils sont bel et bien majoritaires dans le pays. Mais pour le pouvoir, il est temps de faire cesser le procès en illégitimité : une majorité conforterait l’action du gouvernement, gêné dans sa quête d’investissements étrangers par cette image de pays politiquement instable.
Une quinzaine de partis politiques unis

La course aux 143 sièges de l’Assemblée nationale a déjà commencé. Dans cet univers impitoyable, les faibles devront dire adieu à leur carrière bien avant le scrutin. En coulisses, les textos fusent pour obtenir les investitures. Certains de ceux qui s’étaient exilés après les troubles postélectoraux ont pris l’avion du retour à Libreville. Mieux vaut être sur place pour défendre ses intérêts, d’autant que, lors de cette présélection, les candidats ont plus à craindre de leurs amis que des concurrents de l’autre bord.

Toujours convaincu de sa victoire à la présidentielle, Jean Ping ne veut pas entendre parler de ces législatives

Cette année, l’opposition est regroupée autour de la Coalition pour la nouvelle république (CNR), qui s’est constituée en 2016 autour de Jean Ping. La quinzaine de partis politiques qui la composent souhaite aller aux législatives sans se faire concurrence, mais le partage des circonscriptions ne sera pas une sinécure. Sur les 143 candidatures communes, près de 70 arbitrages pourraient faire couler du sang et des larmes. Il faut dire que la coalition a des problèmes de riches à cause de l’afflux des démissionnaires issus du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).

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