Samedi 23 Septembre 2017

Gabon : entre Ali Bongo Ondimba et Jean Ping, le bras de fer judiciaire continue

Gabon : entre Ali Bongo Ondimba et Jean Ping, le bras de fer judiciaire continue
(Jeune Afrique 14/07/17)

Une juge d’instruction française a retenu la qualification de « crime contre l’humanité » dans l’enquête sur les violences postélectorales à Libreville. Un rebondissement de plus dans le duel qui s’éternise entre Ali Bongo Ondimba et son opposant Jean Ping.

Près d’un an après le scrutin présidentiel gabonais, le conflit postélectoral entre Ali Bongo Ondimba (ABO) et son challenger, Jean Ping, est entré dans une séquence judiciaire inédite. Par magistrats et avocats interposés, chacun des deux rivaux tente de décrédibiliser, d’isoler ou au moins d’affaiblir l’autre.

Sur ce nouveau terrain d’affrontement, Jean Ping vient de remporter une victoire symbolique : le 26 juin, une juge d’instruction du tribunal de grande instance de Paris a en effet retenu la qualification de « crime contre l’humanité » dans le cadre d’une procédure portant sur l’intervention musclée des forces de sécurité gabonaises au quartier général de campagne de l’opposant, dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016.

Ce soir-là, à en croire la version officielle, des émeutiers protestant contre les résultats de l’élection présidentielle avaient attaqué plusieurs édifices avant de se retrancher à l’intérieur du QG de Ping.

Trois ou quatre personnes auraient été tuées lors de l’assaut, affirment les autorités. « Faux ! » estime-t-on dans l’état-major de l’opposant, où l’on affirme que l’opération aurait causé 29 morts.

Une victoire relative

La plainte à l’origine de ce rebondissement a été introduite en septembre 2016 par un jeune Franco-Gabonais, lui-même arrêté par les forces de l’ordre le 31 août. Dans un premier temps, le procureur du TGI de Paris avait écarté la qualification de « crime contre l’humanité » pour ne retenir que « l’arrestation et la détention arbitraire en bande organisée, la torture et la tentative d’assassinat ».

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