Mardi 19 Septembre 2017

Cameroun et Gabon : une thérapie douce mais pas trop, négociée avec le FMI

Cameroun et Gabon : une thérapie douce mais pas trop, négociée avec le FMI
(Jeune Afrique 07/03/17)
La directrice générale du FMI, Christine Lagarde

Bien que leurs économies soient les plus résilientes de la zone, car les plus diversifiées, le Cameroun et le Gabon vont aussi devoir trouver un accord avec le FMI.

Malgré des taux de croissance respectifs de 4 % et 3 % en 2016, les deux pays doivent résorber leurs déficits (du budget et des comptes courants). Le Cameroun, moins endetté (31,6 % du PIB) que les autres États de la Cemac, dispose encore d’une capacité de financement sur le marché régional et international. Le pays pourrait donc se limiter à un partenariat technique avec le FMI. Mais, en tant que locomotive de la région, il doit montrer l’exemple, en maîtrisant davantage son endettement et en réduisant ses dépenses publiques.

Dans le plan anticrise pour la période 2017-2019 que le ministère de l’Économie a présenté à une mission du FMI le 20 février 2016, à Yaoundé, figurent aussi plusieurs mesures d’élargissement de l’assiette fiscale au titre de l’exercice 2017 : création d’une taxe de séjour dans les hôtels, rétablissement de la taxe spéciale sur les produits pétroliers (110 F CFA sur le litre de super et 65 F CFA pour le litre de gasoil) et élargissement du champ d’application de la taxe sur les jeux de hasar

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