Affaire Pacifico/Pertamina : Martin Boguikouma impose sa loi | Africatime
Mercredi 22 Février 2017

Affaire Pacifico/Pertamina : Martin Boguikouma impose sa loi

Affaire Pacifico/Pertamina : Martin Boguikouma impose sa loi
(Gabon Review 15/02/17)
Martin Boguikouma.

Le visa de la présidence du Gabon se fait toujours attendre pour la validation de l’acquisition de l’ensemble des actions de Pacifico dans la junior française Maurel et Prom, valorisées à 201,2 millions d’euros et représentant 24,53 % de son capital.

Validée à Paris depuis le 23 janvier dernier, la prise de contrôle de Maurel & Prom par Pertamina n’est toujours pas effective au Gabon. Selon la Lettre du Continent N°787, un bras de fer à la présidence serait la raison de ce retard, lié à une prétention haussière des taxes «sur les plus-values» et «droits de mutation», que tenterait d’obtenir le directeur de cabinet du président la République, Martin Boguikouma.

En effet, une fois devenu majoritaire au capital de Maurel & Prom, l’opérateur indonésien doit verser au trésor gabonais une taxe sur les «plus-values». Selon le Code des impôts gabonais, celle-ci équivaut à 35% de la valeur des actifs cédés, auxquels sont soustraits les coûts de développement non-récupérés. Dans le cas de Maurel & Prom, cette taxe serait de 60 millions dollars. A ce premier impôt s’ajoute un autre, dit des «droits de mutation», correspondant à 3% de la valeur des actifs gabonais de la junior française.

Pour contraindre Pertamina à consentir à cette hausse d’impôts, telle qu’évaluée du côté du palais du bord de mer, Martin Boguikouma s’appuierait sur l’enquête de la Commission d’éradication de la corruption indonésienne (KPK), dont fait l’objet le groupe parapublic depuis l’année dernière, comme moyen de pression.

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