Vendredi 21 Juillet 2017

Affaire conjugale sous haute tension aux Charbonnages

Affaire conjugale sous haute tension aux Charbonnages
(Gabon Review 17/07/17)

Un véhicule, une femme nue, une foule en colère… Que s’est-il passé à l’échangeur des Charbonnages le 15 juillet ? Si les rumeurs et autres commentaires ont évoqué un crime rituel avorté, il s’agissait plutôt d’une affaire conjugale, selon la version officielle de la Préfecture de police de Libreville.

Avec un effet viral époustouflant, une vidéo pour le moins énigmatique s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux le 15 juillet. Celle-ci porte une scène se déroulant sous l’échangeur des Charbonnages, à Libreville. On y voit notamment une foule en colère autour d’un véhicule. À la lumière des commentaires entourant cette vidéo, des filles nues et attachées ont été aperçues dans ladite automobile. Il n’en fallait pas plus pour que les plus radicaux, sinon les plus farfelus, évoquent une tentative de crime rituel échoué. Info ou intox ?

Face aux rumeurs et autres interprétations de tous genres, la Préfecture de police de Libreville a a livré sa part de vérité, le 16 juillet. Selon elle, il s’agit plutôt d’une affaire conjugale. Celle-ci met en scène une femme ayant abandonné son foyer conjugal pendant plusieurs jours pour s’installer dans un studio avec son amant, membre d’une église dite de réveil.

Selon la Préfecture de police il a été signifié à la dame en question que son époux était membre d’une secte. «Informé du lieu où se trouvait son épouse, l’époux a décidé avec sa famille d’aller récupérer sa femme qu’il a trouvée dans le studio de son amant pour la ramener à leur domicile», explique un communiqué de la Préfecture de police. «Arrivé à l’échangeur des charbonnages, la dame a sauté du véhicule et s’est déshabillée pour manifester son refus de partir avec la famille. Après l’avoir remise dans le véhicule, les populations qui pensaient qu’il s’agissait de crime rituel se sont rapprochées du véhicule pour tenter d’y mettre le feu», poursuit le communique. Passant par là, une patrouille de police attirée par la foule qui causait un embouteillage monstre sur la voie express, a dispersé les badauds en tirant notamment un coup de feu en l’air.

Les intéressés ont été conduits au poste de police. Après constat des faits, desquels découle la version de la Préfecture de police, une enquête a été ouverte.

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