Lundi 22 Janvier 2018
(La Tribune 22/01/18)
La brouille entre Addis-Abeba et Le Caire sur la gestion des eaux du Nil ne devrait pas se régler de sitôt, en témoigne le niet opposé par le gouvernement éthiopien à la proposition de la diplomatie égyptienne de confier l’arbitrage du litige né de la construction du Haut barrage de la renaissance éthiopienne à la Banque mondiale. La crise régionale autour de la gestion des eaux du plus long fleuve du monde, le Nil, semble être dans l'impasse, après que le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn ait rejeté la proposition égyptienne d'une médiation menée par la Banque mondiale dans la dispute issue de la construction d'un barrage hydroélectrique par Addis-Abeba sur sa partie du cours...
(Xinhua 22/01/18)
La 35e session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l'Union africaine (UA) s'est ouverte lundi à Addis-Abeba avec la lutte contre la corruption en point de mire. Celle-ci est en effet le thème principal du 30e sommet de l'UA qui se tiendra en fin de semaine dans la capitale éthiopienne. Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a dénoncé à l'ouverture de cette 35e session "l'ampleur du fléau de la corruption sur le continent et (...) ses effets dévastateurs pour le développement économique, corrosifs pour la cohésion sociale et déstabilisateurs pour l'ordre politique". Le thème du 30e sommet de l'UA, prévu les 29 et 30 janvier, est "Remporter la lutte contre la corruption : une...
(Le Monde 22/01/18)
C’était l’effusion de joie, mercredi 17 janvier, à Burayu, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. Après quatre cents jours de détention, le docteur Merera Gudina, l’une des figures de l’opposition, a été accueilli par la foule venue l’acclamer. Quand il l’a vu « de ses propres yeux », le jeune Tiksa (le prénom a été changé) n’a pu contrôler ses émotions. « On ne s’attendait pas du tout à sa libération », confie son...
(Xinhua 22/01/18)
Le gouvernement éthiopien a déclaré que 148 rebelles s'étaient rendus aux forces de sécurité éthiopiennes au cours des dernières semaines. Les rebelles qui se sont rendus seraient membres de l'organisation clandestine Front de libération populaire du Gambella (GPLM), a affirmé Gat Luack, président de l'Etat éthiopien de Gambella. Il a déclaré que les rebelles opéraient jadis depuis l'Erythrée voisine, mais avaient finalement décidé de revenir en Ethiopie pour participer à la paix et au développement dans le pays. Le gouvernement...
(AFP 18/01/18)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre éthiopien Haile Mariam Dessalegn ont insisté jeudi lors d'une rencontre au Caire sur leur volonté d'éviter le "conflit" autour de l'épineux dossier du barrage éthiopien sur le Nil. L'Egypte craint que la construction du gigantesque barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu entraîne une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau. Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint...
(AFP 17/01/18)
L'un des principaux responsables de l'opposition éthiopienne, Merera Gudina, a été libéré de prison mercredi, dans le cadre d'une amnistie décidée par le gouvernement et qui concerne plus de 500 personnes, a annoncé la radio-télévision d'État Fana. M. Merera, président du Congrès fédéraliste oromo (OFC), emprisonné depuis 2016, est le premier opposant de haut rang relâché depuis que le Premier ministre, Hailemariam Desalegn, a promis le 3 janvier de libérer un certain nombre d'hommes politiques. Le gouvernement avait annoncé lundi...
(La Tribune 16/01/18)
Un allié régional de substitution ? En crise diplomatique ouverte avec Le Caire, les autorités de Khartoum lorgnent moins vers le nord où se trouve le grand voisin, l’Egypte d’Abdel Fattah Al Sissi. Le Soudanais Omar El Bechir regarde plus vers le Sud, chez le grand rival, l'Ethiopie, à la recherche de nouveaux liens diplomatiques. Opération d’intimidation de l’Egypte pour la pousser à revenir ? Omar El Béchir n'a pas eu à chercher loin. Après une crise diplomatique avec l'Egypte,...
(La Tribune 16/01/18)
Les autorités éthiopiennes et norvégiennes envisagent le renforcement de leur coopération dans les domaines des migrations et de la gestion des réfugiés. Ces questions ont été évoquées par les deux pays à l'occasion de la visite depuis mercredi dernier de la ministre norvégienne des migrations et de l'intégration, Sylvi Listhaug. Addis-Abeba et Oslo militent fortement pour renforcer leur relation. D'après un communiqué du ministère éthiopien des affaires étrangères, les deux pays ont évoqué la nécessité de renforcer leur coopération dans...
(AFP 15/01/18)
Le gouvernement éthiopien a annoncé lundi la libération dans deux jours de plus de 500 suspects dans l'attente d'un procès, dont un des principaux leaders de l'opposition, a annoncé la radio d'Etat Fana, deux semaines après la promesse des autorités de libérer des hommes politiques emprisonnés. La libération du président du Congrès fédéraliste oromo (OFC), Merera Gudina, en détention depuis 2016, figurait parmi les principales demandes de protestataires oromo, la principale ethnie du pays. M. Merera avait été arrêté en 2016 après avoir critiqué l'instauration de l'état d'urgence en Ethiopie, qui avait largement mis un terme aux plus importantes manifestations antigouvernementales depuis 1991.
(AFP 13/01/18)
Un tribunal éthiopien a condamné quatre membres de l'opposition, dont le vice-président du Congrès fédéraliste oromo (OFC) Bekele Gerba, à six mois de prison pour avoir entonné un chant protestataire lors d'une audience, a-t-on appris vendredi auprès de leur avocat. M. Bekele et ses co-accusés sont en détention depuis leur arrestation fin 2015 dans le cadre de la répression des plus importantes manifestations anti-gouvernementales en Ethiopie depuis 25 ans, qui avaient poussé le gouvernement a décréter l'état d'urgence pendant 10 mois en 2016 et 2017. Les quatre hommes ont entonné un chant protestataire lorsque le tribunal a rejeté une requête de M. Bekele de convoquer le Premier ministre Hailemariam Desalegn...
(Le Monde 04/01/18)
L’annonce soulève des interrogations sur l’identité et le nombre des détenus concernés alors que les autorités sont souvent accusées de museler les opposants. Par Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance) Simple effet d’annonce ou réel pas en avant vers la démocratie ? Les activistes éthiopiens s’interrogent après la promesse faite par le premier ministre, Hailemariam Desalegn, mercredi 3 janvier, de libérer des prisonniers, notamment des figures politiques.
(APA 04/01/18)
APA-Addis-Abeba (Ethiopie) - Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn a déclaré mercredi que son gouvernement allait libérer tous les prisonniers politiques, une mesure visant à faire face aux manifestations et aux conflits dans certaines parties du pays. "Afin de construire un consensus national et d’élargir la plate-forme démocratique, une décision a été prise d’abandonner les accusations et de pardonner aux hommes politiques emprisonnés", a déclaré Hailemariam lors d’une conférence de presse. Cette amnistie comprend tous les politiciens précédemment condamnés et...
(AFP 03/01/18)
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a promis mercredi de libérer un certain nombre d'hommes politiques emprisonnés et de fermer une prison où la torture serait régulièrement pratiquée, selon des défenseurs des droits de l'Homme. "Afin d'améliorer le consensus national et d'élargir le débat démocratique, la décision a été prise d'acquitter des hommes politiques et de les libérer de prison", a déclaré M. Hailemariam à la presse à Addis Abeba, selon des propos rapportés par la radio-télévision d’État Fana sur son site internet. Le Premier ministre a précisé que les individus déjà condamnés seraient graciés et que les accusations...
(AFP 28/12/17)
Cela fait plus de trois ans que le chanteur le plus populaire d'Éthiopie n'a plus donné de concert dans son pays. Au fil des ans, la voix de Teddy Afro est devenue aussi insupportable aux oreilles des autorités qu'elle est douce à celles de ses fans. Adulé pour ses mélodies enivrantes et ses textes en amharique - la langue nationale - relatant les épisodes les plus glorieux de l'histoire éthiopienne, il a parfois égratigné en chanson le Front démocratique révolutionnaire...
(RFI 27/12/17)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères s'est rendu mardi 26 décembre à Addis-Abeba. Sameh Shoukry a rencontré son homologue éthiopien et le Premier ministre. Au menu des discussions : les investissements égyptiens mais aussi et surtout le dossier du barrage de la « grande renaissance éthiopienne ». Le futur plus grand barrage d'Afrique est en cours de construction dans l'Ouest à la frontière avec le Soudan. Mais l'Egypte craint qu'il réduise le débit du Nil. Il est en effet construit sur le Nil bleu, principal affluent du fleuve qui traverse ensuite Soudan et Égypte.
(RFI 23/12/17)
L'Union européenne réclame une enquête indépendante après des violences dans l'est de l'Ethiopie. En fin de semaine dernière, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées dans des attaques à caractère ethnique. Cela s'est passé dans le nord-est de la région Oromia, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec la région somalie d'Ethiopie. Une zone où les affrontements entre citoyens oromos et somalis se sont multipliés et ont fait plusieurs centaines de morts depuis septembre. La tension est montée le 12 septembre dans la ville d'Aweday. Une manifestation d'habitants oromos - c'est la nationalité majoritaire...
(AFP 15/12/17)
Un tribunal néerlandais a condamné vendredi à la réclusion à perpétuité, peine rare aux Pays-Bas, un ancien collaborateur de l'ex-dictateur marxiste éthiopien Mengistu Hailé Mariam pour des crimes commis en Ethiopie pendant la "terreur rouge" des années 1970. Eshetu Alemu, un Ethiopien naturalisé Néerlandais âgé de 63 ans, "est coupable de crimes de guerre et a traité ses concitoyens d'une manière froide et calculatrice, y compris en les privant de leur droit à la vie", a déclaré la juge Mariette Renckens, affirmant que la perpétuité était la "seule mesure appropriée". Ni l'accusé, ni ses avocats n'étaient présents au moment...
(AFP 13/12/17)
L'ambassade américaine en Ethiopie a condamné mercredi de récentes violences dans ce pays de la Corne de l'Afrique, qui, selon la presse locale, ont provoqué la mort de 18 personnes. "Nous sommes troublés et attristés par les violences qui ont provoqué des morts et des blessés dans la ville de Chelenko et dans plusieurs universités ces deux derniers jours", selon un communiqué. Quinze personnes ont été tuées dimanche par les forces de sécurité au cours d'une manifestation accusant la police...
(AFP 12/12/17)
A peine avait-il lu le courriel que l'activiste éthiopien Henok Gabisa comprit que quelque chose n'allait pas. Le message contenait un logiciel espion destiné à infecter son ordinateur et paralyser son activité d'opposant au gouvernement d'Addis Abeba. La ligne d'en-tête était intitulée "Démocratie en Ethiopie: peut-elle être sauvée?" Un message apparemment sur mesure pour lui. Mais cet enseignant en droit à l'université américaine de Washington et Lee remarqua aussi que le texte était écrit en des termes vagues et contenait un lien hypertexte suspect. M. Henok venait d'être visé par le même type de logiciel espion qui a été envoyé à des centaines de dissidents éthiopiens dans le monde...
(AFP 01/12/17)
Le président français Emmanuel Macron a précisé jeudi son projet de lutte contre les réseaux criminels de passeurs de migrants en Libye, plaidant pour le déploiement de forces policières africaines, l'envoi de troupes française n'étant pas à l'ordre du jour. "Nous avons des échanges bilatéraux avec des pays africains pour contrôler les trafics, d'une manière structurée dans une +task force+", a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Accra, dernière étape de sa tournée africaine. "Il appartient aux Etats africains d'opérer sur leur sol et de mener des opérations de police...

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