Lundi 29 Mai 2017
(AFP 11/11/16)
Le blogueur éthiopien Befekadu Hailu, libéré en octobre 2015 après 18 mois de prison tout en restant accusé "d'incitation à la violence" pour des écrits antigouvernementaux, a été de nouveau arrêté vendredi et placé en détention, a-t-on appris auprès de son entourage. "Il est en détention. Nous ne savons pas pour quel motif il a été arrêté. Il menait une vie tranquille (depuis sa libération, ndlr)", a indiqué à l'AFP un membre de son entourage, qui a demandé à rester anonyme par crainte de contrevenir à l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis le 9 octobre. Befekadu Hailu et cinq autres membres du collectif Zone9, qui traite de sujets touchant à la répression politique, la corruption et l'injustice sociale,...
(AFP 08/11/16)
L'Éthiopie a levé mardi les restrictions sur les déplacements des diplomates étrangers en dehors de la capitale Addis Abeba, mesure imposée dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur depuis une vague de manifestations, a annoncé la radio gouvernementale Fana. Les autorités ont "levé complétement la directive qui restreint le déplacement des diplomates au-delà d'un périmètre de 40 kilomètres autour d'Addis Abeba sans notification préalable", a rapporté Fana. Cette assouplissement de l'état d'urgence en vigueur sur l'ensemble du territoire éthiopien depuis le 9 octobre, pour une durée de six mois, fait suite au retour à une situation "relativement calme et sûre dans le pays", a indiqué le ministre de la Défense, Siraj Fegessa, cité par la radio. Les directives mises...
(AFP 08/11/16)
Le journaliste sportif éthiopien Dagim Zinabu Tekle est devenu lundi le premier homme lauréat du trophée "Femme et Sport" du Comité international olympique qui entend promouvoir l'action des femmes dans le sport, a annoncé le CIO. Dagim Zinabu Tekle a créé une émission de radio visant à encourager les femmes et les jeunes filles à s'impliquer davantage dans le sport et "à poursuivre leurs objectifs et leurs rêves", explique le CIO. Créé en 2000, ce trophée qui a été remis lundi soir à Lausanne par le président du CIO Thomas Bach, récompense "des réalisations et contributions remarquables...
(AFP 07/11/16)
Le légendaire coureur éthiopien Haile Gebreselassie, aujourd'hui à la retraite, a été élu à 43 ans président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme pour un mandat de quatre ans, ont rapporté les médias locaux. "Haile, considéré comme le plus grand coureur de fond de tous les temps, a remporté 9 des 15 votes nécessaires pour devenir le nouveau président de la Fédération", a annoncé dimanche la radio gouvernementale Fana. "Je suis honoré d'avoir été élu président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme! Nous allons travailler à un grand avenir pour l'athlétisme éthiopien", a pour sa part réagi Haile Gebreselassie sur son compte Twitter. Gebreselassie avait vivement critiqué les dirigeants de la fédération éthiopienne, les accusant "d'incompétence" dans la préparation des jeux Olympiques...
(Afrique Expansion 05/11/16)
La Banque centrale éthiopienne projette de développer la finance islamique afin d’améliorer l’inclusion financière des populations du pays. Cette stratégie fait partie intégrante des efforts du gouvernement pour mobiliser les ressources intérieures afin de diversifier son économie. Cette dernière, bien qu’elle soit l’une des plus dynamiques du continent, souffre d’un manque de diversification. Elle reste, en effet, largement tributaire du secteur agricole qui compte pour 80% des exportations et emploie ¾ de la main d’œuvre. « Le gouvernement...
(RFI 02/11/16)
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, a procédé mardi 1er novembre à un vaste remaniement ministériel, marqué par un effort d'ouverture vers l'ethnie oromo pour répondre aux aspirations des tenants de l'actuelle contestation antigouvernementale, sans précédent depuis 25 ans. Moins de Tigréens et plus d’Oromos, c’est la formule de ce nouveau gouvernement éthiopien censé marquer une volonté de réforme. Deux poids lourds sortent du gouvernement : le ministre de la Communication Getachew Reda, qui paye son impopularité...
(Jeune Afrique 02/11/16)
Le 2 novembre 1930 était couronné Haïlé Sélassié Ier, dernier empereur d’Éthiopie. Retour sur le sacre d’une figure majeure de l’histoire africaine. En ce 2 novembre 1930, la capitale éthiopienne a sorti ses habits d’apparat. Banderoles, lumières et drapeaux verts, jaunes et rouges emplissent les rues d’Addis-Abeba, la « nouvelle fleur », en amharique. Une foule immense et joyeuse se masse aux abords de la cathédrale St-Georges. Tous les Éthiopiens présents attendent l’arrivée du nouvel empereur, Ras Tafari Makonnen, couronné sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (ce qui signifie « pouvoir de la Sainte Trinité »).
(Le Monde 01/11/16)
L’expansion des nouvelles technologies porte le développement de certains pays africains, souligne une étude d’Euler Hermes. L’Afrique profitera-t-elle de la remontée des cours du pétrole observée depuis quelques semaines ? Tombé à 27 dollars en janvier, le prix du baril de brent s’établissait à 50,48 dollars lundi 31 octobre. Une lueur d’espoir pour les grands producteurs d’or noir de la région, qui ont particulièrement souffert de l’effondrement des cours en début d’année. De fait, la croissance africaine ne devrait pas, en moyenne, dépasser les 1,3 % en 2016, selon une étude publiée jeudi 27 octobre par Euler Hermes, le spécialiste dans l’assurance-crédit. Une prévision proche de celle établie par le Fonds monétaire international, à 1,4 %, dans son rapport Afrique...
(AFP 31/10/16)
Quelque 2.000 personnes arrêtées ces dernières semaines en Ethiopie pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales ont été libérées après s'être vu prodiguer "éducation et conseils", a annoncé lundi la radio gouvernementale Fana. Cette annonce a été faite dimanche par le ministre de la Défense Siraj Fegessa, selon Fana. Le ministre n'a pas précisé combien de personnes restaient emprisonnées. Siraj Fegessa est aussi en charge du poste de commandement, instauré dans le cadre de l'Etat d'urgence décrété le 9 octobre, pour faire face à une nouvelle flambée de violences. Plus de 2.500 arrestations avaient eu lieu ces dernières semaines, suite à ces violences, selon un décompte des autorités.
(AFP 31/10/16)
Confronté à la contestation la plus grave depuis son accession au pouvoir en 1991, le régime éthiopien court le risque de s’enliser dans la crise si les promesses de réformes ne sont pas appliquées, estiment chercheurs et analystes. L’état d’urgence, imposé depuis le 9 octobre pour six mois sur tout le territoire, a jeté une chape de plomb. Plus de 2.500 arrestations ont eu lieu ces dernières semaines, selon un décompte des autorités. L’internet mobile et les réseaux sociaux sont bloqués pour empêcher la diffusion d’appels à manifester. "La violence a été contenue (…) Nous avons une situation plus ou moins stable", se félicite le porte-parole du gouvernement, Getachew Reda. Les régions oromo (centre et ouest) et amhara (nord), où...
(RFI 28/10/16)
L’Ethiopie a justifié l’évacuation de ses troupes de plusieurs localités en Somalie par des «contraintes financières». Une décision qui n’a rien à voir avec l’état d’urgence en vigueur dans le pays, assure Addis Abeba, alors que ces dernières semaines les forces éthiopiennes se sont retirées de plusieurs positions dans le pays. En quelques semaines, les troupes éthiopiennes ont évacué quatre de leurs positions dans le centre de la Somalie. Des positions immédiatement reprises par les islamistes shebab. De quoi inquiéter le gouvernement somalien. Mais pour Getachew Reda, le porte-parole du...
(RFI 28/10/16)
En Ethiopie, deux pilotes de l'aviation érythréenne ont fait défection avec leur appareil mercredi matin 26 octobre. Après avoir survolé la frontière, ils ont atterri sur l'aéroport de Mekele, la capitale de la région du Tigré, où ils ont immédiatement demandé l'asile. Le lieutenant Mebrahtu Tesfamariam et le sous-lieutenant Afeworki Fishaye avaient décollé à 10h mercredi matin de la base aérienne d'Asmara, la capitale de l'Erythrée. Ils volaient à bord d'un petit aéronef d'entraînement, un Zlin 143L, de fabrication tchèque. Mais une heure plus tard, ils ont pris contact avec la tour de contrôle de Mekele, en Ethiopie, de l'autre côté de la frontière, et demandé l'autorisation d'atterrir. Une autorisation qu'ils ont obtenue, alors que, selon un témoin oculaire, un...
(Financial Afrik 27/10/16)
Ethiopian Airlines, tient à informer ses passagers nigérians qu’elle maintient ses services en République Fédérale du Nigeria, malgré le récent retrait de certaines compagnies aériennes des aéroports de Lagos et d’Abuja. « En tant que pionnière des transporteurs panafricains, c’est toujours une fierté pour nous de servir notre cher continent, l’Afrique, à la fois dans les bons et mauvais moments. Notre présence au Nigeria remonte aux années 1960, à la période même où la République Fédérale du Nigeria se libérait de la colonisation étrangère », a rappelé M. Solomon Begashaw, Représentant de la compagnie au Nigeria. « Ethiopian joue sa partition dans la croissance historique du Nigeria et se considère toujours comme un partenaire. Par conséquent, la direction d’Ethiopian Airlines...
(AFP 26/10/16)
Les mouvements de troupes éthiopiennes en Somalie n'ont "rien à voir avec l'état d’urgence" décrété le 9 octobre et pour une durée de six mois en Ethiopie, a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement éthiopien. "Le défi auquel nous sommes confrontés (en Ethiopie) n'est pas si énorme qu'il nous oblige à revoir notre politique en Somalie", a affirmé le porte-parole, Getachew Reda, lors d'une conférence de presse à Addis Abeba. L'Ethiopie est actuellement en proie à un mouvement de contestation antigouvernementale, sans précédent depuis 25 ans, qui a commencé en région oromo (centre et ouest) en novembre 2015, s'est étendu depuis l'été à la région amhara (nord), et a poussé le gouvernement à instaurer l'état d'urgence. "Nous avons pris la...
(AFP 25/10/16)
Un des rares médias indépendants éthiopiens, le mensuel Addis Standard cessera de paraître fin octobre, ne parvenant plus à trouver d'imprimeur et de distributeur en raison de l'état d’urgence décrété en Ethiopie le 9 octobre, a-t-on appris mardi auprès de sa direction. "Nous ne trouvons plus d’imprimeurs. Leurs avocats leur conseillent de ne plus imprimer quoi que ce soit de politique, en raison du fait que l’état d'urgence étend les sanctions non seulement aux rédacteurs, mais aussi aux éditeurs et distributeurs" de contenus pouvant inciter à la violence, a expliqué à l'AFP Tsedale Lemma, co-fondatrice et rédactrice en chef d’Addis Standard.
(Le Monde 25/10/16)
Le chef spirituel de cette région stratégique mais délaissée soutient la révolte des Oromo et des Amhara. En exil, il tente d’œuvrer à une solution politique. Hanfare Ali Mirah est un sultan qui préfère être appelé Monsieur plutôt que Sa Majesté. A quoi bon pinailler sur un titre de noblesse lorsque son peuple souffre de la faim et de l’oppression, comme il dit. Le sultan des Afar d’Ethiopie, près de trois millions d’âmes essentiellement nomades qui vivent dans le nord-est du pays, est sorti de sa réserve. Il vient de publiquement exprimer son soutien au mouvement de révolte mené depuis près d’un an par la communauté oromo (majoritaire), rejoint en août par les Amhara. Ces ethnies traditionnellement rivales se sont...
(Amnesty International 25/10/16)
La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples doit prendre des mesures pour mettre fin rapidement aux crises des droits humains qui s'intensifient en Éthiopie, en Érythrée et en Gambie, a déclaré Amnesty International le 21 octobre 2016, lors de l'ouverture de la 59e session ordinaire de la Commission africaine. « La répression dont sont victimes les manifestants et qui a coûté la vie à des centaines de personnes en Éthiopie montre que l'incapacité à apporter une solution efficace à des violations persistantes et constantes des droits humains peut mener à une crise », a déclaré Netsanet Belay....
(AFP 24/10/16)
Une petite centaine d’Éthiopiens de l'ethnie oromo a transformé lundi après-midi son départ de la "Jungle" de Calais en marche politique pour dénoncer les persécutions dans leur pays, ont constaté des journalistes de l'AFP. Aux cris de "oromo, free Oromia" les manifestants ont quitté la Jungle à pied pour rejoindre le hangar ou les attendaient des bus qui devaient les emmener vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) en régions. Entourés d'une nuée de journalistes présents sur le campement pour le premier jour du démantèlement, ces manifestants ont parcouru les 300 mètres de route de la zone industrielle en agitant des drapeaux aux couleurs de leur ethnie, les poings croisés au dessus de la tête. "Ils sont très politisés, ils...
(Le Figaro 24/10/16)
Ce grand État de l'est de l'Afrique connaît depuis un an une contestation populaire grandissante, qui fait craindre une déstabilisation de toute la région. Les manifestations spontanées et violemment réprimées de ces derniers temps mettent en lumière l'exaspération d'une partie de la population, dans un contexte de tensions ethniques et sociales. Elles révèlent aussi l'usure d'un pouvoir autoritaire en place depuis 1991 après avoir chassé le dictateur Mengistu. • Quelles sont les origines de la crise actuelle? Elle a débuté en novembre 2015, dans la région oromo, au sud d'Addis-Abeba. Au départ, les Oromos entendaient protester contre un projet d'extension de la capitale qui, à leurs yeux, les spolie de leurs terres, déjà souvent vendues à de grandes entreprises privées...
(AFP 24/10/16)
Les militants jihadistes somaliens shebab ont annoncé dimanche avoir investi la ville d'Halgan, dans le centre de la Somalie, après le départ des troupes éthiopiennes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Les troupes éthiopiennes se sont repliées plus au nord, à Beledweyne, capitale de la province d'Hiran, à 300 km au nord de Mogadiscio et à une trentaine de kilomètres de la frontière éthiopienne, ont indiqué des responsables de la sécurité somalienne et des témoins. C'est la troisième position ainsi abandonnée en quelques semaines par les troupes éthiopiennes, sans explication officielle des autorités éthiopiennes ou de l'Amisom. Les soldats éthiopiens avaient déjà évacué Moqokori, à 150 km au sud-est de Beledweyne, puis début octobre la localité voisine...

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